Par Jan Muller
DEMANDE D'INFORMATIONS
Pauwel Coecke van Aelst
Anvers, 1530 – 1568/9
La Vierge à l'Enfant
Huile sur panneau
Authentifié par le Dr Till-Holger Borchert (Musée Suermondt-Ludwig), expertise BRAFA 2025 et confirmation écrite.
Un rapport technique du prof. dr. Maximiliaan Martens (GICAS) est également disponible.
Dimensions : 112 x 70 cm, 137 x 95 cm (avec cadre)
L'ŒUVRE
Cette représentation élégante et tendre de la Vierge à l'Enfant fait partie d'une célèbre série de compositions dérivées d'un prototype aujourd'hui perdu de Jan Gossaert. Comme l’a noté l’historienne de l’art Maryan Ainsworth, il existe pas moins de 73 variantes connues de ce thème, souvent adaptées par des artistes tels que Pauwel Coecke van Aelst à des fins de dévotion à travers les Pays-Bas et l’Espagne.
Dans cette version, les traits de la Vierge – son teint délicatement rougi, ses cheveux châtain doré et sa coiffe perlée scintillante – témoignent du talent de Coecke van Aelst pour humaniser ...
... le sacré. Son regard affectueux et sa posture douce enveloppent la composition d’une chaleur maternelle. L’Enfant Jésus, nu et espiègle, tire sur son voile dans un moment de joie innocente – un motif inventif apparu pour la première fois dans cette tradition et salué par Ainsworth comme « tout à fait novateur » dans l’art flamand du début du XVIe siècle.
Le paysage en arrière-plan, rendu avec un grand soin, apporte une profondeur narrative et une richesse symbolique, faisant écho à l’intérêt de Gossaert pour l’architecture classique et les vues panoramiques. La clarté visuelle, la douce luminosité et le rendu tactile des tissus et de la chair révèlent une main sensible et une pratique intime de l’atelier, caractéristiques des meilleures œuvres de Coecke van Aelst.
L'ARTISTE
Pauwel Coecke van Aelst, fils du célèbre Pieter Coecke van Aelst (peintre de cour de l'empereur Charles Quint), était lui-même un peintre de grand talent. Selon Karel van Mander, Pauwel était particulièrement connu pour ses copies des compositions de Jan Gossaert et pour ses représentations raffinées de la Vierge à l'Enfant.
Bien qu’il ne fût pas inscrit à la guilde d’Anvers, l’inventaire de la succession de Coecke mentionnait six chevalets dans son atelier mansardé, ce qui laisse supposer qu’il dirigeait un petit atelier efficace, spécialisé dans la production d’images religieuses très demandées. Ses œuvres étaient très prisées des collectionneurs, notamment en Espagne, où ce type d’iconographie jouissait d’un attrait durable.
Une expertise récente du Dr Till-Holger Borchert, confirmée par écrit en 2025, attribue sans équivoque le tableau à Pauwel Coecke van Aelst.
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