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L'entrée du Christ dans Jérusalem un dessin préparatoire du Cigoli (ca. 1605)
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Réf : 125212
7 500 €
Époque :
XVIIe siècle
Signature :
Lodovico Cardi, dit Il Cigoli
Provenance :
Italie
Materiaux :
Pierre noire, plume et encre brune et lavis d’encre turquoise sur papier
Dimensions :
l. 27.7 cm X H. 40.5 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - L'entrée du Christ dans Jérusalem un dessin préparatoire du Cigoli (ca. 1605) XVIIe siècle - L'entrée du Christ dans Jérusalem un dessin préparatoire du Cigoli (ca. 1605)  - L'entrée du Christ dans Jérusalem un dessin préparatoire du Cigoli (ca. 1605) Antiquités - L'entrée du Christ dans Jérusalem un dessin préparatoire du Cigoli (ca. 1605)
Stéphane Renard Fine Art
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Tableaux et dessins du XVIIe au XX siècle


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L'entrée du Christ dans Jérusalem un dessin préparatoire du Cigoli (ca. 1605)

Cette grande feuille délicatement rehaussée au lavis d’encre bleue a été réalisée par Lodovico Cardi, dit le Cigoli, le peintre le plus en vue à Florence à la fin du XVIe siècle. Elle représente un épisode de fête qui ouvre la Passion du Christ : son entrée glorieuse dans Jérusalem, monté sur un ânon.

Il existe une autre version de notre dessin, légèrement plus aboutie et mise au carreau, dans les collections du Städel Museum de Francfort (8ème photo de la galerie), ce qui nous amène à penser que le dessin que nous présentons est sans doute la toute première version de la grande composition d’autel commandée avant 1604 pour une chapelle de l’église Santa Croce de Florence (9ème photo de la galerie). Demeuré inachevé à la mort du peintre, ce tableau est le dernier sujet religieux sur lequel a travaillé Cigoli, ce qui lui donne une dimension poignante toute particulière…

1. Cigoli un peintre, dessinateur, architecte et sculpteur florentin ...

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... à la transition entre maniérisme et baroque

Né en Toscane près de San Miniato en 1559, Cigoli rejoint à l’âge de 13 ans à Florence l’atelier d'Alessandro Allori, lui-même élève et héritier du peintre Agnolo Bronzino. Il est ensuite appelé vers 1584 à collaborer avec l'architecte Bernardo Buontalenti (1536-1608) et il se lie avec l’astronome Galileo Galilei grâce aux conseils duquel il écrit un Traité de la Perspective. C’est également la période pendant laquelle sa peinture est très influencée par Santi di Tito. Introduit par Buontalenti auprès de la cour des Médicis, il reçoit ses premières commandes picturales du grand-duc François 1er en 1588, ce qui l’amène à prendre la nationalité florentine le 15 juin 1588.

La décennie 1591-1601 correspond à la maturité artistique de l’artiste, qui s’affirme comme un des principaux peintres florentins du moment. Il dispose de son propre atelier, dans lequel seront formés des peintres comme Andrea Commodi, Giovanni Bilivert et Cristofano Allori. Il devient également le principal scénographe des grands événements médicéens, tels que le mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis. Son travail est tellement apprécié par la reine de France qu’elle lui confie en 1610 après l’assassinat de son mari la conception de la statue monumentale érigée en l’honneur d’Henri IV sur le Pont-Neuf à Paris.

Cigoli s’installe à Rome à partir de 1604 mais continue à retourner régulièrement à Florence pour honorer de nombreuses commandes. Il devient en 1613 chevalier de Malte et décède en cette même année à Rome.
Cigoli était le peintre le plus en vue à Florence à la fin du XVIe siècle et le premier représentant majeur du style « baroque précoce ». Il révolutionna la pratique de la peinture et du dessin à Florence, à l'instar des Carracci à Bologne à peu près à la même époque. Son œuvre s'éloigne fortement du « maniérisme » de la génération précédente, tendant vers un naturalisme qui devient le moyen d'expression privilégié de la nouvelle ferveur religieuse associée à la Contre-Réforme. Bien que sa peinture soit ancrée dans la tradition florentine, il chercha également l'inspiration au-delà de la ville et fut très influencé par Federico Barocci (vers 1535-1612) et les Vénitiens. Tout comme sa peinture, son style de dessin a eu une grande influence, marquant profondément toute la génération suivante d'artistes florentins. Son attachement au dessin explique qu’un grand nombre de ses dessins aient été conservés, principalement à la Galerie des Offices à Florence.

2. Description du dessin et œuvres en rapport

Cigoli représente ici l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem, un épisode qui suit la résurrection de Lazare à Béthanie et qui ouvre le récit de la Passion.

Selon la tradition de la Contre-Réforme, le dessin de Cigoli est très proche du récit évangélique : le Christ, monté sur âne, est acclamé par une foule nombreuse ; « la plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d'autres coupèrent des branches d'arbres, et en jonchèrent la route. »

Dans ce dessin à la forme oblongue, Cigoli se révèle fidèle à la tradition maniériste d’allongement des personnages, comme le démontre le bras démesurément long du personnage représenté agenouillé, le torse partiellement nu au premier rang sur la gauche. Mais le choix d’une perspective désaxée « à la Bibiena » , qui nous entraîne à nous engager avec le Christ sous l’arche monumentale pour le suivre dans Jérusalem, à l’instar du personnage représenté de dos sur la droite, annonce déjà une dynamique toute baroque.

Un magnifique dessin, aux dimensions similaires, conservé au Städel Museum de Francfort reprend très fidèlement cette même composition. Rehaussé d’un bleu plus sombre que l’encre turquoise utilisée pour notre dessin, ce dessin du Städel Museum est également plus abouti. La mise au carreau nous indique que c’est lui qui a servi à l’élaboration du tableau d’autel destiné à l’église de Santa Croce.

La toile définitive, qui se trouve toujours dans l’église Santa Croce à Florence, présente un certain nombre de variantes par rapport aux deux études préparatoires. Elle a vraisemblablement été commandée vers 1604, avant l’installation de Cigoli à Rome, par les frères Serristori, une famille patricienne de Florence, qui étaient les bienfaiteurs de l’autel auquel elle était destinée. Laissée inachevée à Florence à son départ pour Rome, elle est envoyée à Rome en 1610 pour être achevée par l’artiste, qui y travaillait encore peu de temps avant son décès. Ce serait lui qui aurait d’ailleurs donné ses instructions à Giovanni Bilivert pour son achèvement.

Cigoli aurait eu le temps de réaliser la tête et les vêtements du Christ, ainsi que les deux personnages placés à l’extrême droite (le vieillard imberbe et l’enfant porteur d’une brassée de branches sur la droite). L’introduction de cet enfant constitue d’ailleurs l’une des principales différences entre la toile et les deux dessins préparatoires : ce groupe de deux personnages (celui qui semblait courir derrière le Christ et l’enfant à sa droite) est désormais représenté de manière inversée, ce qui permet de donner plus de place à l’enfant chargé de branches, mais supprime le côté dynamique qu’avait sa course.

Le reste de la composition se trouve également simplifiée. Si l’on retrouve bien les deux personnages agenouillés sur la gauche (dont celui au premier rang avec le bras exagérément long), la femme debout sur la gauche a perdu l’enfant qui était dans ses bras et un certain nombre de personnages (dont la femme qui était juste derrière) ont disparu. Comme souvent pour les œuvres de la Renaissance finissante, il nous semble que l’œuvre définitive paraît bien statique et un peu compassée par rapport à la liberté d’exécution des deux dessins préparatoires.

3. Encadrement
Nous avons choisi pour encadrer ce dessin un cadre italien au profil fortement architecturé qui met en avant notre dessin, et dont la peinture en faux marbre, dans un camaïeu de bleu, en fait ressortir le lavis déli

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Stéphane Renard Fine Art

Dessin, Aquarelle & Pastel