Par Galerie Maxime Fustier
Objets d'Art et mobilier de la fin XVIIIe début XIXe siècle
La scène, vraisemblablement parisienne, figure le transfert d'une cargaison de plâtre d'une charrette vers une péniche à quai. Tandis que les ouvriers s'affairent, on voit au premier plan à gauche, l'officialisation de la transaction par la remise au cocher du bordereau de réception.
Pour la manœuvre, les chevaux sont dételés et une béquille mobile en bois permet le basculement de la charrette vers l'arrière.
Sur le flan de la charrette on distingue « Société des plâtrières générales du bassin de Paris ».
Sur le quai en face, d'autres activités de commerce et de transport sont visibles ( empilage de barriques ).
Dès 1830, Sous l'impulsion du banquier d'affaire Jacques Laffitte, l'industrie plâtrière parisienne prend son envol . En effet, la région parisienne compte à elle seule plus de 70% des ressources en gyspe à l'échelon national. Jacques Laffitte décède en 1844 mais la société qu'il a créée prospère, et rachète des petites entreprises ...
... périphériques devenant ainsi un quasi monopole du plâtre parisien depuis son extraction en carrières de gypse, sa transformation en usine, jusqu'à sa commercialisation. D'abord séparées en deux sociétés sur l'est et sur l'ouest, une fusion vers les années 1880 verra une unique société gérer tout le plâtre parisien.
Dans le quartier des banques du 9e arrondissement de Paris, une rue porte le nom de Jacques Laffitte.
Par ce témoignage de l'activité ouvrière à Paris à la fin du XIXe, ce tableau d'Emile Blanchon rappelle certaines œuvres de Louis Robert Carrier Belleuse - contemporain de Blanchon - dont « Les porteurs de farine », visible dans les collections du Petit Palais.
Tableau sur sa toile et dans son chassis. Cadre en bois et stuc doré à nettoyer.
A la vue : 72 cm x 45 cm.
Au cadre : 98 cm x 72 cm.