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Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI
Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI - Horlogerie Style Louis XVI Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI - Galerie Philippe Guegan Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI - Louis XVI Antiquités - Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI
Réf : 127727
12 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Jacques Thomas Bréant et Joseph Coteau
Provenance :
Paris, France
Materiaux :
Bronze doré, marbre noir, marbre blanc, email et verre
Dimensions :
l. 44 cm X H. 62.5 cm X P. 19 cm
Horlogerie Pendule - Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI XVIIIe siècle - Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI Louis XVI - Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI Antiquités - Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI
Galerie Philippe Guegan
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Antiquités & Beaux-Arts


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Grande pendule portique aux obelisques par Breant et Coteau. Epoque Louis XVI

Le cadran signé « Breant au Palais Royal » et « Coteau » indique les quantièmes du mois, les heures et les minutes
Marbre noir, marbre blanc de Carrare, bronze ciselé et doré
Mouvement sonnant les heures et les demis, suspension a fil

Jacques Thomas Bréant (1753-1807) horloger reçu maître en 1783
Joseph Coteau (1740-1801) émailleur Genevoix, actif à Paris à partir de 1773

Paris vers 1785

Bibliographie : Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française, fig.G page 205, Ed. de l’amateur 1997. Modèle identique avec un mouvement de Thomas


Cette pendule portique, conçue en forme d’arc de triomphe, est constituée de deux obélisques en marbre noir auxquels le mouvement est suspendu par quatre chaînes. Le cadran en émail indique les quantièmes du mois de 1 à 31, inscrits en rouge sur la bordure intérieure, les heures en chiffres arabes ainsi que les minutes par divisions de quinze sur la bordure extérieure.

Le balancier est orné d’un ...

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... soleil rhodien figurant le masque d’Apollon entouré de rayons et accompagné de la devise latine « OMNIBUS IDEM » (« le même pour tous »). Le mouvement sonne les heures et les demi-heures sur un timbre argenté.

La double signature « Coteau » et « Bréant au Palais-Royal » associe l’émailleur Joseph Coteau (1740-1801), célèbre pour la qualité de ses cadrans et plaques en émail sous le règne de Louis XVI, et l’horloger Jacques Thomas Bréant (1753-1807), ouvrier libre, puis maitre horloger en 1783, dont les ateliers se situaient rue Saint Martin et le magasin dans les galeries du Palais-Royal.

Le vocabulaire décoratif mêle les références de l’architecture triomphale antique à celles de la victoire militaire. Quatre bornes reliées par des chaînes ceinturent chacun des obélisques et renforcent la monumentalité de la composition. L’amortissement de la pendule est surmonté d’une statue de Mars, dieu de la guerre coiffé d’un casque. Les chaînes soutenant le mouvement sont terminées par des boulets ramés — ou boulets chaînés — utilisés par la marine pour démâter les navires ennemis. Les obélisques sont couronnés par de deux grenades enflammées et sont ornés de trophées d’armes fleurdelisés et de dépouilles de lion. Ces dernières renvoient à la fois au lion de Némée de la mythologie grecque, vaincu par Héraclès lors de son premier travail, et sont une allusion symbolique au lion britannique vaincu.

Ce type de pendule portique à obélisques ornés de trophées militaires connaît un important succès en France dans les années 1780, dans le contexte des victoires navales françaises remportées contre l’Angleterre durant la guerre d’indépendance américaine, qui permettent la victoire de Insurgents et la signature en 1783 de la Paix de Versailles par la Grande Bretagne, avec la France, l’Espagne et les Provinces Unies et de la Paix de Paris, signé le même jour entre la Grande Bretagne et treize colonies américaines. La bataille de la Chesapeake, remportée en septembre 1781 par l’amiral de Grasse, contribue notamment à diffuser ce répertoire décoratif célébrant cette victoire maritime française.

Thomas Jefferson (1743-1826), ambassadeur des États-Unis en France entre 1785 et 1789, possédait une pendule d’un modèle proche, qui lui fut dérobée dans son cabinet de travail parisien. A son retour en Virginie, il en commanda une version simplifiée, exécutée d’après son propre dessin : réalisée en marbre noir et dépourvue de monture en bronze doré, elle fut exécutée par Chaintrot et livrée à Monticello en 1791, où elle est toujours conservée.

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Galerie Philippe Guegan

Pendule Louis XVI

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