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Fragment de relief en marbre représentant un génie ailé, II-IIIe siècle
Fragment de relief en marbre représentant un génie ailé, II-IIIe siècle - Archéologie Style Fragment de relief en marbre représentant un génie ailé, II-IIIe siècle - Galerie Alexandre Piatti Fragment de relief en marbre représentant un génie ailé, II-IIIe siècle -
Réf : 129251
16 000 €
Époque :
Avant JC au Xe siècle
Provenance :
Empire romain
Materiaux :
Marbre
Dimensions :
l. 40 cm X H. 67 cm
Archéologie  - Fragment de relief en marbre représentant un génie ailé, II-IIIe siècle Avant JC au Xe siècle - Fragment de relief en marbre représentant un génie ailé, II-IIIe siècle  - Fragment de relief en marbre représentant un génie ailé, II-IIIe siècle
Galerie Alexandre Piatti
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Objets d'art, sculptures et mobilier Haute Epoque


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Fragment de relief en marbre représentant un génie ailé, II-IIIe siècle

L’oeuvre se compose d’un fragment de relief en marbre blanc, sculpté en haut relief, représentant une figure juvénile à l’apparence légèrement androgyne. Le personnage est représenté pieds nus, le corps enveloppé dans une draperie qui se rassemble autour du torse et des jambes. La composition est animée par un genou fortement relevé, donnant à la figure une attitude dynamique et sinueuse. Le torse est légèrement tourné tandis que la tête s’oriente vers l’intérieur de la composition. La main droite rassemble une partie du drapé et une aile se détache nettement derrière l’épaule, caractérisant la figure comme un personnage ailé.

Sur le côté gauche, vers lequel le regard de la figure est dirigé, une forme circulaire aujourd’hui lacunaire correspond vraisemblablement à un attribut disparu. Sa disposition permet de restituer un médaillon autrefois tenu de part et d’autre par deux figures ailées disposées symétriquement. Cette organisation, ...

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... centrée sur un élément circulaire encadré par deux génies, s’inscrit pleinement dans le répertoire décoratif de la sculpture funéraire romaine. La figure conservée appartenait ainsi à une composition plus vaste dont le clipeus, médaillon funéraire représentant souvent le défunt, constituait vraisemblablement le centre.

Le personnage prend appui sur une masse inférieure stylisée, traitée selon les conventions de la sculpture romaine comme un rocher, un élément de terrain ou une forme végétale conventionnelle. Loin de constituer un simple élément de remplissage, ce support participe à la construction spatiale de la composition et renforce son caractère symbolique. Le revers, relativement plat et sommairement travaillé, confirme que le relief était destiné à être vu frontalement et appartenait à un ensemble sculpté plus important.

L’ensemble des caractéristiques de l’oeuvre — figure ailée, jeunesse du personnage, draperie souplement animée, nudité partielle, mouvement du corps et fort degré de saillie — l’inscrit dans le domaine de la sculpture funéraire romaine. Le fragment appartenait vraisemblablement à un sarcophage ou à un élément d’extrémité, et participait ainsi à un ensemble décoratif à caractère symbolique. La composition autour d’un médaillon constitue notamment un type bien attesté dans le répertoire funéraire romain.

Dans l’art romain, ces figures juvéniles ailées appartiennent au vocabulaire symbolique de la sculpture funéraire et peuvent accompagner ou encadrer des éléments centraux tels que des clipeus. Leur fonction ne se limite pas à celle des Érotes ou des Cupidons : les ailes peuvent également caractériser des génies funéraires, des personnifications ou des figures associées au passage vers l’au-delà. Ici, l’identification comme génie ailé est privilégiée en raison de la combinaison entre la morphologie juvénile et androgyne, l’absence d’attribut spécifique et surtout la probable organisation symétrique de la figure autour d’un médaillon disparu, cette configuration étant caractéristique des figures de génies employées comme éléments d’accompagnement dans les décors funéraires romains. Une personnification des Saisons aurait pu être envisagée dans le même répertoire décoratif, mais l’absence de tout attribut végétal ou saisonnier — fleurs, épis, fruits ou grappes — ne permet pas de retenir cette identification, tandis que celle d’Éros ou de Cupidon est écartée par l’absence d’arc, de flèches ou de carquois.

La datation de l’oeuvre peut être située dans l’époque romaine impériale, plus précisément entre la fin du IIe et le IIIe siècle apr. J.- C. Cette attribution chronologique repose sur le traitement du drapé, la conception dynamique du corps, la forte saillie du relief et la présence d’une figure ailée intégrée à un ensemble décoratif de caractère funéraire. Le rapprochement avec les décors de sarcophages romains des IIe et IIIe siècles est particulièrement pertinent. La sculpture témoigne d’un goût pour les figures fortement animées, aux corps souplement infléchis, dont le mouvement est accentué par le traitement des draperies. Une production dans le monde romain occidental est envisageable, notamment dans les régions de la Narbonnaise ou de la Tarraconaise, où la sculpture funéraire connaît un important développement et où circulent des modèles issus des grands centres de production romains.

De plus, un parallèle particulièrement significatif est conservé au Musée du Louvre. Il s’agit d’un fragment de sarcophage identifié comme un acrotère, daté du IIIe siècle apr. J.-C. Cette oeuvre constitue un rapprochement structurel et typologique important avec notre fragment, notamment par son format monumental, son utilisation d’une figure ailée, son relief fortement saillant et son intégration à un décor de sarcophage. Il ne s’agit pas d’un double iconographique, mais d’un parallèle qui confirme la place de ce type de figure dans le vocabulaire de la sculpture funéraire romaine.

Le fragment peut ainsi être présenté comme un remarquable élément de décor funéraire romain représentant un génie ailé, datable de la fin du IIe ou du IIIe siècle apr. J.-C. La restitution d’une composition organisée autour d’un clipeus, encadré par deux génies ailés, donne à l’oeuvre une lecture particulièrement cohérente et permet de restituer mentalement l’ampleur et la richesse de la composition originale.

Conditions générales de livraison :

Pour chaque souhait d'acquisition, des frais de conditionnement et d'envoi sont à rajouter au montant de l'objet d'art.

L'envoi peut être réalisé en France, en Europe et à l'international.

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