Par Galerie Tarantino
Hydrie attique à figures rouges
Cercle du peintre d’Aischines
Niké face à un jeune homme tenant une lyre
Art grec, Attique, vers 450 av. J.-C.
Argile orangée vernissée noire et rehauts de peinture rouge
H. 22 cm
Cassures et restaurations anciennes à la gomme laque
Provenance : Probablement collection de M.B de Naples, 1868, n. 26
Puis Eugène Louis Lecomte (1828-1906) (Son étiquette monogrammée « LC » sous le pied su vase), agent de change et collectionneur français de la fin du XIXe siècle, dont la collection fut dispersée à Drouot, du 11 au 13 juin 1906. Il est le grand-père maternel de Jean Cocteau. Il fut membre de la Société des Amis du Louvre, et proche de His de la Salle, dont il signe la nécrologie en 1903.
Bibliographie : Catalogue des Antiquités grecques et romaines…provenant de la collection de feu M. Eugène Lecomte, Drouot, du 11 au 13 juin 1906, p. 6, n. 173 (vendue 280 frs)
Probablement : Catalogue d’Antiquitiés et ...
... médailles provenant de M. B... de Naples, Drouot, 26 et 27 février 1868, p. 6, n. 26 « Hydrie. Diane ailée ; devant elle Apollon tient une lyre, H. 21 cm. (M. B. serait-il Raffaele Barone marchand d’antiquités à Naples ?)
La scène représentée sur cette petite hydrie met en scène une femme ailée (NIKE) face à un jeune éphèbe tenant une lyre (APOLLON?). Le traitement des drapés est très proche de celui rencontré sur certains vases du Peintre d’Aischines pourtant spécialisé dans une vaste production de petits lécythes à figures rouges ou à fond blanc. Ainsi, notre hydrie constituerait une sorte d’unicum au sein du corpus de cet artiste actif à Athènes vers le milieu du siècle de Périclès. On connait d’ailleurs un chous et au moins une coupe de cet artiste. La provenance, ancienne est confirmée par la présence du vase dans le catalogue de la collection d’Eugène Lecomte, collectionneur dont l’étiquette monogrammée se trouve encore sous le pied, et probablement précédemment dans celle de M. B… de Naples en 1868 où on le retrouve décrit avec une petite erreur d’1 cm mais il s’agit très probablement du même objet. Le vase, brisé, avait été soigneusement restauré à la gomme laque afin qu’il retrouve son aspect d’origine.