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Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696)
Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696) - Tableaux et dessins Style Louis XIV Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696) - Galerie PhC Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696) - Louis XIV Antiquités - Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696)
Réf : 127414
13 800 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 64 cm X l. 59 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696) XVIIe siècle - Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696) Louis XIV - Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696) Antiquités - Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696)
Galerie PhC
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Tableaux anciens des XVIIè, XVIIIè et XIXè siècles.


+33 (0)6 62 09 89 00
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Singerie, le chat chez le barbier, attribué à Ferdinand van Kessel (1648 – 1696)

Ferdinand van Kessel (Anvers, 1648 – vers 1696) attribué. Singerie, le Chat chez le Barbier.

Huile sur toile marouflée sur panneau de 32 cm par 28 cm.
Superbe cadre du 17è siècle, placage de loupe de 64 cm par 59 cm.

Cette charmante scène de singerie représente un atelier de barbier où trois singes anthropomorphes s'affairent autour d'un chat faisant office de client. Drapé d'un linge blanc et assis devant un miroir à main, le félin se prête avec un calme résigné aux soins prodigués par ses singuliers serviteurs. L'un des singes, coiffé d'un bonnet rouge à plume et vêtu d'un élégant pourpoint bleu, procède à la coupe tandis qu'un compagnon manie les ciseaux. Un troisième personnage se tient en retrait, portant le linge destiné à la toilette.
La scène se déroule dans un intérieur sobrement meublé dont les accessoires – étagère garnie de flacons, ustensiles suspendus, fenêtre à petits carreaux de plomb – sont rendus avec une minutie ...

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... caractéristique de la tradition flamande. La composition allie fantaisie, observation animalière et satire des comportements humains, selon le goût des « singeries » qui connurent un grand succès dans les Pays-Bas méridionaux au XVII? siècle.
Par son esprit narratif, son exécution délicate et son iconographie, cette œuvre s'inscrit dans le cercle des productions attribuées à Ferdinand van Kessel, héritier de la tradition des Brueghel et des Van Kessel.

Œuvre en rapport : Une composition très proche, plus petite, représentant également le même chat et le même barbier mais dans une composition différente, attribuée à Ferdinand van Kessel, a été présentée en vente publique chez Tajan, Paris, le 25 mars 1999 et vendu 25000€

Ferdinand van Kessel (Anvers, 1648 – vers 1696)

Ferdinand van Kessel est un peintre flamand de la seconde moitié du XVII? siècle, issu de l'une des plus prestigieuses dynasties artistiques d'Anvers. Né en 1648, il est le fils de Jan van Kessel l'Ancien (1626-1679), célèbre peintre de natures mortes, de scènes animalières et de compositions allégoriques, et le petit-fils de Jan Brueghel l'Ancien (1568-1625), héritant ainsi de la tradition picturale développée par la famille Brueghel.
Formé dans l'atelier paternel, Ferdinand assimile très tôt le goût flamand pour les compositions minutieuses, riches en détails et exécutées avec une grande finesse technique. Reçu maître à la guilde de Saint-Luc d'Anvers en 1675, il développe une production variée comprenant des scènes de genre, des allégories, des représentations animalières et surtout des « singeries », ces compositions humoristiques mettant en scène des singes imitant les comportements humains.
Ses œuvres se distinguent par leur caractère narratif, leur format souvent réduit destiné aux cabinets de collectionneurs, ainsi que par une exécution précise héritée de la tradition des Brueghel. Les animaux y occupent une place essentielle et sont représentés avec une observation attentive de la nature, tout en participant à des mises en scène morales ou satiriques inspirées de la société de son temps.
Ferdinand van Kessel travaille principalement à Anvers avant de séjourner à Breda, où sa présence est attestée dans les dernières années de sa carrière. Son œuvre témoigne de la vitalité de la peinture flamande de cabinet à la fin du XVII? siècle et de la pérennité de l'héritage artistique des Brueghel. Aujourd'hui, ses peintures sont conservées dans plusieurs collections publiques et privées européennes et apparaissent régulièrement sur le marché de l'art, où ses compositions animalières et ses singeries sont particulièrement recherchées.
Par son talent de miniaturiste et son sens de l'observation, Ferdinand van Kessel occupe une place singulière parmi les peintres flamands de son époque, assurant la transmission d'une tradition familiale qui compte parmi les plus importantes de l'histoire de l'art des Pays-Bas méridionaux.

Les « singeries » dans la peinture flamande du XVII? siècle
Le terme « singerie » désigne un genre pictural particulièrement original qui connut un grand succès dans les Pays-Bas méridionaux et en France entre le XVII? et le XVIII? siècle. Il se caractérise par la représentation de singes revêtus d'habits humains et adoptant les comportements de la société de leur temps. Ces animaux deviennent ainsi les acteurs de scènes de la vie quotidienne : ils tiennent boutique, rendent la justice, fréquentent les tavernes, exercent des métiers ou participent à des cérémonies religieuses et militaires.
L'origine de la singerie remonte à la tradition médiévale des marges enluminées et des représentations satiriques d'animaux anthropomorphes. Toutefois, c'est au XVII? siècle que ce thème connaît son véritable essor grâce aux artistes flamands, notamment dans le cercle des Brueghel et de leurs successeurs. Les peintres y trouvent un moyen particulièrement efficace de caricaturer les travers humains tout en offrant au spectateur des compositions amusantes et riches en détails.
Dans ces œuvres, le singe n'est pas choisi au hasard. Depuis l'Antiquité, il symbolise l'imitation et la folie des hommes. Son aptitude à reproduire les gestes humains en fait un instrument privilégié de satire morale. À travers ces scènes humoristiques, les artistes dénoncent la vanité, la cupidité, l'orgueil ou la sottise de leurs contemporains. Derrière l'apparente fantaisie se cache souvent une réflexion sur les comportements humains et les conventions sociales.
Les singeries étaient particulièrement appréciées des collectionneurs du XVII? siècle, qui recherchaient ces petits tableaux de cabinet destinés à être observés de près. Leur succès reposait autant sur leur caractère divertissant que sur la finesse d'exécution dont faisaient preuve leurs auteurs. Les costumes, les accessoires, les expressions des animaux et les décors sont généralement traités avec un soin minutieux, révélant tout le savoir-faire de la peinture flamande.
Parmi les thèmes les plus populaires figurent les scènes de taverne, les corps de garde, les tribunaux, les écoles et les ateliers d'artisans. Le sujet du barbier, où des singes prodiguent leurs soins à un chat ou à l'un de leurs congénères, appartient à ce répertoire traditionnel. Ces compositions jouent sur l'inversion des rôles et sur le décalage comique créé par l'humanisation des animaux.
Des artistes tels que David Teniers le Jeune, Jan Brueghel le Jeune, Jan van Kessel l'Ancien et Ferdinand van Kessel contribuèrent à la diffusion de ce genre, qui demeura populaire jusqu'au XVIII? siècle avant de connaître un renouveau décoratif sous le règne de Louis XV.
Aujourd'hui, les singeries constituent un témoignage précieux de l'esprit satirique de la peinture flamande. Elles séduisent toujours par leur humour, leur inventivité et leur extraordinaire richesse narrative, tout en offrant un regard ironique sur la société et les comportements humains.

Conditions générales de livraison :

Tous nos tableaux bénéficient d'un emballage soigné et sécurisé. Pas de restrictions géographiques.

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Tableaux XVIIe siècle Louis XIV

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