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Erminia parmi les bergers, Atelier de Stefano Magnasco (1635 – 1673)
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Réf : 128489
8 900 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 137 cm X H. 113 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Erminia parmi les bergers, Atelier de Stefano Magnasco (1635 – 1673) XVIIe siècle - Erminia parmi les bergers, Atelier de Stefano Magnasco (1635 – 1673) Louis XIII - Erminia parmi les bergers, Atelier de Stefano Magnasco (1635 – 1673) Antiquités - Erminia parmi les bergers, Atelier de Stefano Magnasco (1635 – 1673)
Antichità Castelbarco
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Erminia parmi les bergers, Atelier de Stefano Magnasco (1635 – 1673)

Stefano Magnasco (Gênes, 1635 – 1673) Atelier

Erminia parmi les bergers

Huile sur toile 97 x 122 cm. Dans son cadre 113 x 137 cm.

Le tableau présenté illustre l’épisode d’Erminia parmi les bergers, l’un des thèmes les plus célèbres de l’art baroque, tiré du chant VII du poème Jérusalem libérée de Torquato Tasso (VII, 1-22).

Dans le passage mentionné, la princesse d’Antioche Erminia, secrètement amoureuse du héros chrétien Tancrède, assiste à la blessure de son bien-aimé lors d’un duel et, poussée par l’amour, revêt les armes de la guerrière Clorinda, son amie intime, afin de le rejoindre de nuit et de le soigner.

Mais au camp chrétien, un rayon de lune l’éclaire et, prise pour la redoutable Clorinda par les sentinelles, elle est contrainte à une fuite précipitée : elle arrive ainsi dans un village, sur les rives du Jourdain, habité par des bergers qui vivent loin de la guerre dans une atmosphère idyllique et ...

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... sereine, alors que tout autour fait rage le conflit entre chrétiens et musulmans, où elle demande à être hébergée quelque temps dans le vain espoir d’oublier son amour malheureux.

On la voit ici représentée en compagnie d’un vieux berger, attentif à la musique de ses trois fils, qui lui confie avoir longtemps vécu à la somptueuse cour de Memphis dans sa jeunesse, mais l’avoir abandonnée pour échapper aux intrigues et à la corruption, se réfugiant dans cette vie pauvre mais pleinement sereine.

Ce passage est l’un des plus célèbres du poème, car il introduit le thème de l’idylle pastorale : le vieil homme lui explique comment la vie simple, au contact de la nature et dépourvue d’ambitions, le protège des horreurs et des passions destructrices de la guerre qui fait rage non loin de là.

La composition repose sur une antithèse visuelle et émotionnelle marquée, fidèle à la structure du poème de Tasso : Erminia porte une armure et un casque somptueux ; pourtant, son visage n’exprime aucune agressivité, mais une grâce royale qui transparaît malgré son déguisement.

Notre tableau interprète en effet le moment où la jeune femme, fascinée par ce mode de vie, décide de s’attarder pour choisir la voie de la paix, en gravant sur l’écorce des arbres le nom de son bien-aimé Tancrède et l’histoire de son amour malheureux.

L’œuvre, d’une belle qualité picturale, présente un coup de pinceau vibrant et lumineux, s’intégrant aisément dans le contexte génois du milieu du XVIIe siècle : il s’agit précisément d’une toile attribuable au peintre baroque Stefano Magnasco (Gênes, 1635 – 1674), ou à un artiste de son atelier, figure majeure de l’école baroque génoise et père du célèbre Alessandro Magnasco (dit « il Lissandrino »).

Manifestement influencées par des maîtres tels que Valerio Castello, dont il fut l’élève, et Domenico Piola, les peintures de Magnasco se distinguent par leur fort contraste clair-obscur, l’expressivité théâtrale des personnages et la richesse chromatique des drapés : l’utilisation de fonds de couleur rouge vif, par exemple, que l’on retrouve ici dans le manteau qui enveloppe la figure d’Erminia, était un trait distinctif utilisé par le peintre pour conférer un caractère dramatique à ses scènes épiques.

Plus précisément, ce tableau illustre parfaitement les caractéristiques stylistiques de sa peinture qui, bien qu’il ait été formé dans l’atelier de Castello, est fortement marquée par les maîtres flamands qui avaient œuvré à Gênes ; ses coups de pinceau fluides et lumineux allient en effet la tradition génoise aux compositions théâtrales et aux choix chromatiques introduits par Rubens et Van Dyck à Gênes.

Conditions générales de livraison :

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Nous nous occupons personnellement de l'emballage, auquel nous consacrons beaucoup de soin : chaque œuvre est soigneusement emballée, d'abord avec du matériel artistique, puis avec une caisse en bois faite sur mesure.

Si vous souhaitez voir cette œuvre ou d'autres en personne, nous serons heureux de vous accueillir dans notre galerie de Riva del Garda, Viale Giuseppe Canella 18, toujours ouverte sur rendez-vous.

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Tableaux XVIIe siècle Louis XIII

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