Par Galerie de Frise
Claude François Henry PETIT de VILLENEUVE
(Paris 1764 – Paris 1820)
Portrait de prêtre durant son sermon
Huile sur toile
H. 83 cm ; L. 68 cm
Signée en bas au centre, datée 1808
Exposition : Possiblement Salon de 1808, n°468 « Plusieurs portraits. Même numéro »
Claude François Henri Petit de Villeneuve était issu d’une famille liée aux métiers d’art : il était le petit-fils d’un orfèvre parisien et descendait également de plusieurs horlogers renommés, parmi lesquels son arrière-grand-père, Jean-Baptiste Dutertre de Véteuil (1705-1773). Son nom de famille présente par ailleurs une particularité : « de Villeneuve » ne résultait pas de l’achat ou de la possession d’une terre, mais de l’ajout du patronyme maternel. Au fil de sa carrière, Claude François employa son nom complet de manière variable, et il semblerait que cette appellation n’ait été adoptée qu’après la mort de son père. Ses frères, quant à eux, optèrent pour ...
... d’autres noms de famille. Ainsi, lors des Salons de la Correspondance de 1781-1782, Pahin de la Blancherie mentionna Simon et Jean-Baptiste Petit, alors même que Simon ne figure pas dans les registres familiaux.
À Paris, Claude François épousa Rosalie, également appelée Rozalie, Paupe. Les sources historiques indiquent qu’elle était la fille de Jacques-Nicolas Paupe, marchand établi à Paris, et de Rose Molière. Jacques-Nicolas Paupe était à la fois amateur d’art et proche du dessinateur Aignan-Thomas Desfriches (1715-1800). Sa collection comprenait notamment des œuvres de Greuze, Fragonard, Danloux et Taunay. Il joua également un rôle important comme protecteur de Joseph Vernet (1714-1789), auquel il commanda environ vingt tableaux sur une période de dix ans. La famille Paupe possédait par ailleurs des relations à Troyes. Bien que la date de décès de Rosalie ne soit pas connue, il est établi que Claude François contracta un second mariage en 1796 avec Louise-Thérèse Andry. La famille de celle-ci avait elle aussi des liens avec Troyes, élément susceptible de témoigner d’affinités avec les milieux jansénistes.
Les actes de naissance et de décès de l’artiste furent reconstitués en 1872, à l’initiative de son petit-fils, qui exerçait le métier d’architecte. Parmi les pièces alors retrouvées se trouvait notamment son certificat d’élève de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Dès 1781, Claude François participa au Salon de la Correspondance. Il poursuivit ensuite ses participations à différents Salons parisiens, notamment en 1808, 1810, 1814 et 1817. Son activité artistique couvrait plusieurs pratiques, puisqu’il travaillait aussi bien la peinture à l’huile que la miniature ou le pastel. Après la Restauration, il reçut la Médaille de la Fidélité.
En 1820, après la fermeture de son atelier, une vente de ses œuvres fut organisée au 11, rue des Blancs-Manteaux.
Le portrait fort vivant met en scène l’un des seuls moment de la messe où le prêtre s’exprime en français, montant en chaire et sermonnant ses ouailles. Il est ici penché sur le velours de la balustrade, les mains en mouvement illustrant ses paroles.
Conditions générales de livraison :
Retrait en galerie.
Livraisons régulières à Paris.
Livraisons possible par nos soins aux frais de l'acheteur (frais à déterminer en fonction de l'encombrement et du lieu).
Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Claude-François Petit de Villeneuve (1764 -1820) Portrait de prêtre durant son sermon » présenté par Galerie de Frise, antiquaire à Beleymas dans la catégorie Tableaux XIXe siècle Empire, Tableaux et dessins.