Par Segoura Fine Art
Tableaux, Mobilier et Objets dart des 17e, 18e et début 19e siècle
Huile sur toile signée en bas à gauche, contresignée et
titrée au dos.
79 x 117 cm sans cadre
Peintre · Illustrateur · Critique d'art · Historien · Romancier
Auguste Bachelin naît le 30 septembre 1830 à Neuchâtel, dans une famille modeste, son père est menuisier. Rien ne prédestine a priori ce fils d'artisan à une carrière artistique, si ce n'est le milieu culturellement actif de la principauté de Neuchâtel, alors sous tutelle prussienne, où la vie intellectuelle et associative est florissante.
Il entreprend ses premières études artistiques auprès du peintre Louis Wallingre à Saint-Blaise, où il rencontre Albert Anker (1831–1910), avec lequel il se lie d'une amitié durable. Cette rencontre est fondatrice : les deux hommes partagent une sensibilité commune pour la peinture de genre et le réalisme helvétique.
En 1850, Bachelin quitte Neuchâtel pour Paris, où il entre dans l'atelier du peintre orientaliste Charles Gleyre (1806–1874), compatriote ...
... suisse et figure centrale de la pédagogie artistique parisienne. Deux ans plus tard, il intègre l'atelier de Thomas Couture (1815–1879), peintre d'histoire français, dont l'influence sera décisive.
« Il passe, dit-il, « de l'école du dessin à celle de la couleur ». »
Cette transition marque un tournant stylistique profond : Bachelin abandonne la rigueur linéaire héritée de Gleyre au profit d'une touche plus libre, lumineuse, sensible aux effets chromatiques. Il s'exerce à la peinture de genre, aux paysages et au portrait.
Marié en 1874 à Marie-Joséphine Combe, Bachelin quitte définitivement Paris et s'installe à Marin. Cette date marque un tournant dans sa vie : il délaisse progressivement la peinture au profit d'activités intellectuelles, civiques et littéraires multiples.
Il devient membre fondateur de la Société d'histoire et d'archéologie du canton de Neuchâtel (1864) et publie plus de deux cents articles dans la revue du Musée neuchâtelois en vingt-cinq ans. Il est à l'origine, avec Alfred Godet, de la fondation du Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel en 1885.
Dans ses critiques d'art, il défend la spontanéité de la couleur, la suprématie de la peinture d'histoire, et milite pour l'émergence d'une peinture nationale suisse. Il rédige également plusieurs romans historiques et études savantes qui lui valent une notoriété locale considérable.
Auguste Bachelin meurt le 3 août 1890 à Berne.
musées : Musée des Beaux-Arts, La Chaux-de-Fonds
Landesmuseum Zürich
Salon de la Société des Amis des Arts de Neuchâtel
Dès 1851 et jusqu'à la fin de sa vie, Bachelin adresse régulièrement des œuvres à ce salon neuchâtelois, vitrine principale des artistes romands. La Société, fondée en 1842 par Maximilien de Meuron, organisait ses expositions aux Galeries Léopold Robert (aujourd'hui Galeries de l'Histoire), construites en 1864.
Salon officiel de Paris (Palais de l'Industrie)
Bachelin participe au Salon parisien de manière quasi continue de 1857 à 1874, soit pendant dix-sept années. C'est la manifestation artistique la plus importante du XIXe siècle français, organisée par l'Académie des Beaux-Arts. Sa présence régulière témoigne d'une reconnaissance au sein du milieu artistique parisien.