EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Anna Selbdritt Vers 1200
Anna Selbdritt Vers 1200 - Sculpture Style Moyen Âge Anna Selbdritt Vers 1200 - Kolhammer & Mahringer Fine Arts
Réf : 128463
48 000 €
Époque :
XIe au XVe siècle
Dimensions :
l. 64 cm
Sculpture Sculpture en Bois - Anna Selbdritt Vers 1200 XIe au XVe siècle - Anna Selbdritt Vers 1200
Kolhammer & Mahringer Fine Arts
Kolhammer & Mahringer Fine Arts

Spécialisé dans les sculptures et les peintures de maîtres anciens


+43 676 4128888
+43 664 1057967
Anna Selbdritt Vers 1200

ANNA SELBDRITT
Chemin de pèlerinage / Sud de la France ?
Vers 1200
Sculpté dans du bois de noyer
Vestiges d'un polychromie
Hauteur : 64 cm

Il s’agit peut-être de la plus ancienne représentation connue de Sainte Anne à la triplette

Réseau de la Route des pèlerins (probablement dans le sud-ouest de la France)

Vers 1200

Bois de noyer sculpté, présentant des traces de polychromie

Hauteur : 63,5 cm

La représentation de sainte Anne avec sa fille Marie et l’Enfant Jésus, appelée « Anne en trio », illustre la filiation humaine directe du Christ, qui s’étend sur trois générations. Sainte Anne n’y est pas simplement représentée comme la grand-mère de Jésus, mais comme le point de départ de sa généalogie terrestre et, par là même, comme la source de son humanité. Cette représentation a pris de plus en plus d’importance au cours du XIIIe siècle. La composition imbriquée relie les trois personnages en une unité généalogique ...

Lire la suite

... cohérente : Anne porte Marie, Marie porte le Christ.

Ce type d’image s’inspire indéniablement de l’ancienne représentation romane de la Sedes Sapientiae, le « trône de la Sagesse ». Dans celle-ci, Marie apparaît comme le trône du Logos divin incarné. Dans la représentation d’Anne en trio, ce principe est complété par une génération supplémentaire : Anne forme en quelque sorte le trône de Marie, tandis que Marie, à son tour, porte le Christ. La diminution hiérarchique des personnages rend la succession des générations immédiatement visible et confère en même temps à la représentation un ordre strictement théologique.

Description

Assise sur un trône aux formes massives, doté d’accoudoirs à la structure architecturale marquée, sainte Anne adopte une posture strictement frontale et droite. Sainte Anne domine la composition par sa taille monumentale. Devant son buste allongé, Marie et l’Enfant Jésus, représentés à une échelle nettement réduite, sont disposés l’un au-dessus de l’autre. Marie, représentée sous les traits d’une petite fille, est assise au centre, sur les genoux de Sainte Anne, entre ses jambes et ses pieds écartés. Sur les genoux de Marie apparaît à son tour l’Enfant Jésus. La composition suit un axe central presque parfait, dont seul l’Enfant Jésus, légèrement décalé sur le côté, s’écarte. C’est précisément ce léger décalage qui anime ce groupe par ailleurs strictement symétrique et fermé.

Anna entoure Maria et le Christ de son bras gauche dans un geste protecteur. Le bout de ses doigts effleure le corps de l’enfant, créant ainsi un lien direct entre la génération la plus âgée et la plus jeune. La main droite, aujourd’hui disparue, devait à l’origine refléter ou compléter cette attitude enveloppante. Marie et l’Enfant sont ainsi tenus et entourés par elle. La frontalité stricte, la composition symétrique et les rapports de taille hiérarchiques correspondent à un langage formel marqué par la conception picturale romane.

D’après les vestiges de la tenue encore visibles aujourd’hui, Anne portait à l’origine un foulard blanc, une robe verte et un manteau rouge. Le blanc du foulard pourrait symboliser la pureté, la vertu et la dignité spirituelle. Le vert évoque la vie et l’espoir et semble particulièrement approprié dans le cas d’Anne, car elle est considérée comme l’origine de la généalogie humaine du Christ. Le manteau rouge peut représenter l’amour, mais aussi la future Passion du Christ. Marie se distingue par sa robe bleue et sa couronne d’inspiration française : le bleu était de plus en plus associé au ciel, à la sagesse divine et à la dignité particulière de la Mère de Dieu, tandis que la couronne la désigne comme Reine du Ciel. L’Enfant Jésus était enveloppé d’une robe verte, qui fait écho à la robe d’Anne. Cette gradation chromatique renforce ainsi l’ordre salvifique du groupe : Anne apparaît comme l’origine généalogique, Marie comme la Mère de Dieu royale et le Christ comme le Sauveur incarné.

Au niveau des jambes des trois personnages, le vêtement tombe en plis anguleux et brisés, délimités par de hautes arêtes. Malgré leur organisation géométrique, ces plis possèdent une texture souple, presque pâteuse. Les pans de la robe ne recouvrent pas les corps d’une fine couche, mais apparaissent comme une masse lourde et autonome. Sous la robe d’Anne, les chaussures effilées ressortent symétriquement de part et d’autre. La séparation verticale entre les jambes renforce la perspective frontale monumentale et l’unité formelle de la sculpture. L’Enfant Jésus est assis bien droit sur les genoux de Marie. Sa main droite est levée en signe de bénédiction, tandis que son bras gauche est plié devant son corps et tenait sans doute un attribut tel qu’un globe impérial ou un fruit. Cette posture caractérise le Christ en tant que Sauveur bénissant.

Physiognomies

Le visage allongé d’Anna est encadré par un foulard blanc moulant qui enveloppe entièrement sa tête, recouvre son cou sous le menton et repose sur ses épaules en plis plats et largement symétriques. Ce voile la désigne comme une femme mariée et d’un certain âge, et la distingue nettement de la jeune Marie. Son visage se caractérise par de grands yeux en amande. Son nez droit et bien dessiné se prolonge par un philtrum nettement saillant, sous lequel se trouve une bouche étroite. Ses yeux, fermement tournés vers le spectateur, et ses traits pratiquement immobiles confèrent à Anna une apparence digne, presque détachée.

Marie a un visage plus fin et plus jeune. Ses yeux en amande sont plus petits que ceux d’Anne ; son nez court, légèrement retroussé, et sa petite bouche adoucissent la rigueur de son profil de face. Elle porte une couronne sur la tête, sous laquelle elle ne porte toutefois pas de voile. Au lieu de cela, de longues mèches de cheveux lisses tombent sur les côtés. Ce contraste avec Anne, entièrement voilée, met en évidence à la fois la jeunesse de Marie et son statut de vierge.

Le visage de l’enfant est encadré par une raie au milieu et des mèches de cheveux lisses descendant jusqu’aux oreilles. Ses grands yeux, son nez saillant et sa bouche aux contours nets lui confèrent des traits moins enfantins que majestueux. Sa physionomie s’inscrit ainsi dans la tradition romane représentant l’enfant comme la sagesse divine.

Classification stylistique et typologique

Dès le VIIIe siècle, des peintures murales de l’église Santa Maria Antiqua à Rome représentent sainte Anne avec sa fille Marie ; il ne s’agit toutefois pas encore du type iconographique ultérieur, composé de trois générations superposées. Ce dernier n’a pu être identifié avec certitude en tant que composition sculpturale autonome qu’au XIIIe siècle. Parmi les premières sculptures reconnues à ce jour figurent la monumentale « Anna selbdritt » en stuc de l’église Saint-Nicolas de Stralsund, datée d’environ 1260-1270, ainsi que le groupe réalisé vers 1290, provenant de la région Rhin-Meuse et conservé au Liebieghaus de Francfort, et le groupe datant d’environ 1230, originaire de la vallée de la Pusteria et exposé au Musée de la

Kolhammer & Mahringer Fine Arts

<   XVIe siècle
Hildegard von Bingen Vers 1520
Hildegard von Bingen Vers 1520

16 800 €

Sculpture en Bois Moyen Âge

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Anna Selbdritt Vers 1200 » présenté par Kolhammer & Mahringer Fine Arts, antiquaire à Wien dans la catégorie Sculpture en Bois Moyen Âge, Sculpture.