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Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe
Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe - Mobilier Style Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe - Antiquités Philippe Glédel Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe - Antiquités - Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe
Réf : 74642
VENDU
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
Nîmes
Materiaux :
Noyer massif
Dimensions :
H. 115 cm
Mobilier Armoire - Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe XVIIIe siècle - Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe  - Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe Antiquités - Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe
Antiquités Philippe Glédel
Antiquités Philippe Glédel

Mobilier 18e, Meubles régionaux, Meubles de port


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Verriau nîmois - Provence fin XVIIIe-début XIXe

Rare verriau ou "verriero" nîmois en noyer massif.

Le verrier ou verriau (mais encore verriero en provençal) est un petit meuble de cuisine suspendu dans la pure tradition provençale, région où le vaisselier n'existait pour ainsi dire pas et où il se voyait remplacé par une multitude charmante de petits meubles à fonctions diverses : la panetière, fixée au dessus du pétrin (pour ranger le pain), l'escudelié (pour le rangement de la faïence), l'estagnié, (pour celui des étains), la saliero (ou boîte à sel), la farniero (pour enfariner les poissons), le couteliero (ou porte-couteau), et donc enfin le verriero (pour le rangement des verres et carafes).


Ce modèle est exceptionnel par la richesse de son ornementation sculptée. Coiffé d'une corniche (indépendante et s'emboîtant à la traverse haute par deux tenons), ouvrant par deux portes (ce qui est plus rare encore) mais aussi deux tiroirs en partie basse, il prend véritablement des airs d'armoire miniature.

On observe naturellement au premier regard l'étonnant fronton orné d'un "bouquet" central figurant la fable de Jean de La Fontaine "Le Renard et la Cigogne" (quoi de mieux approprié pour un verriau), puis la partie basse et notamment sa traverse somptueusement sculptée et ajourée à motifs de soupière, tiges florales et volutes. Les montants aux angles arrondis ponctués de pieds "en escargots" (pour les quatre) ainsi que le dormant sont également sculptés de culots de feuillages et roseaux sauvages, et enfin les tiroirs de fleurons et culots végétaux.

Il ferme par une serrure sur le battant droit et deux cliquets sur le battant gauche. Les portes sont cloisonnées par des traverses intermédiaires foncées de vitres anciennes en verre soufflé étiré (l'une remplacée).
Ses vitres anciennes, ses gros gonds en fer, forgés à la main, ses fonçures de tiroir montés à queues d'aronde et feuillures, sa corniche posée à tenons sur mortaises sont des éléments qui déterminent une datation possible de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle.

Au dos du meuble, on remarque les traces laissées par d'anciens crochets destinés à le suspendre au mur. Le verriau étant en effet avant tout un meuble d'applique. Les fonçures (dos, plafond, planchers et fond de tiroirs) sont en sapin. L'intérieur, laqué "sang de bœuf", est agrémenté de deux étagères posées sur crémaillères pour recevoir les verres et les carafes.

Notre verriau est d'une qualité telle qu'il n'en est pas d'équivalent dans les musées provençaux (voir par exemple en documentation ceux exposés au musée du Vieux Nîmes ).

Très bel état et superbe patine d'origine.

Nîmes - Provence - Fin du XVIIIe siècle - début du XIXe siècle.


Dimensions : Hauteur 115 cm x Largeur 62 cm x Profondeur 26 cm.
(débordement de corniche : largeur 72 cm x Profondeur 28 cm.)

Conditions générales de livraison :

Pour tout objet ou meuble à partir de 5.000 euros, nous livrons nous même gratuitement partout en France (et parfois même au delà), il y a possibilité d'obtenir cette même prestation pour des pièces de moindre valeur suivant la destination et le délai.

Antiquités Philippe Glédel

Armoire