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Vase chinois meiping en émaux cloisonnés, 19e siècle
Vase chinois meiping en émaux cloisonnés, 19e siècle - Arts d Vase chinois meiping en émaux cloisonnés, 19e siècle - Alexandre Hougron Vase chinois meiping en émaux cloisonnés, 19e siècle - Antiquités - Vase chinois meiping en émaux cloisonnés, 19e siècle
Réf : 85546
4 500 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Marque apocryphe de Jingtai (1449-1457)
Provenance :
Chine
Materiaux :
Bronze et émaux cloisonnés
Dimensions :
H. 32 cm
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Alexandre Hougron
Alexandre Hougron

Art d'Asie


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Vase chinois meiping en émaux cloisonnés, 19e siècle

Vase meiping chinois en émaux cloisonnés sur cuivre doré, la base gravée d'une marque apocryphe à 4 caractères du règne de Jingtai (1449-1457), 19e siècle.

Le règne Ming de l'empereur Jingtai au 15ème siècle est renommé pour avoir produit les plus beaux cloisonnés chinois, aussi cette marque était-elle apposée sur des cloisonnés de la dynastie Qing jugés de belle qualité : elle avait alors une valeur essentiellement appréciative, comme dans le présent exemple.

Celui-ci a l'originalité de combiner l'élégante forme des Meiping, - vases conçus (d'après des prototypes de récipients à alcool Song) pour ne recevoir qu'une unique branche de prunus - , avec un motif célèbre emprunté au répertoire taoïste de la fin des Ming, celui des lapins qui sont une référence au lièvre légendaire exilé sur la Lune pour piler dans un mortier géant l'élixir d'immortalité.

Il ne fait pas de doute que ce vase est la réplique exécutée au 19ème siècle, sur ...

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... une commande sans doute mandarinale, d'un modèle réalisé sous le règne de Wanli (1572-1620) car ce sont bien les couleurs très soutenues utilisées sur les cloisonnés de cette période qui sont ici reproduits. Cette pratique, connue dans la peinture chinoise où elle ne choque plus, était aussi courante dans les autres arts et elle ne participait pas tant du principe de la copie que de celui du duplicata admiratif, de là du reste, la marque Jingtai qui a été gravée sur sa base dans un double carré (marqueur de qualité impériale).

Un tel cloisonné Ming, de surcroît avec la très prisée forme Meiping, serait aujourd'hui d'une valeur inestimable, aussi, devait-il déjà figurer, vu sa rareté, dans les collections de la Cité Interdite méticuleusement gardées par les empereurs Qing Mandchous, et dont l'essentiel fut pillé ou perdu précisément au 19ème siècle à partir du Sac du Palais d'été : ne nous reste donc que ce beau cloisonné, certes plus tardif, mais qui nous donne une idée approchante des couleurs chatoyantes de son prestigieux modèle.

Alexandre Hougron

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