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Pendule de cheminée Louis XVI de Jean-Antoine Lépine
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Réf : 129086
18 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Lépine
Provenance :
France
Dimensions :
l. 34 cm X H. 34 cm X P. 16 cm
Horlogerie Pendule - Pendule de cheminée Louis XVI de Jean-Antoine Lépine XVIIIe siècle - Pendule de cheminée Louis XVI de Jean-Antoine Lépine  - Pendule de cheminée Louis XVI de Jean-Antoine Lépine
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Pendule de cheminée Louis XVI de Jean-Antoine Lépine

Exceptionnelle pendule de cheminée d'époque Louis XVI en marbre blanc et bronze ciselé et doré, à mouvement de huit jours, le cadran émaillé blanc signé « Lepine Hger Du Roi », le mouvement également signé et numéroté « 4115 Lepine Hre du Roi à Paris ». Le cadran porte des chiffres arabes pour les heures et les minutes, sur des cercles intérieur et extérieur. Il est muni d'une belle paire d'aiguilles ajourées en laiton doré pour les heures et les minutes. Les côtés de la fleur de lys d'origine de l'aiguille des heures ont été coupés. Le mouvement comporte un échappement à ancre et une suspension à fil de soie. Il sonne les heures et les demies sur un timbre, avec roue de compte extérieure.
La magnifique caisse est sommée d'un jeune Amour tenant un arc près d'un carquois de flèches. Il s'élève de nuées bouillonnantes au-dessus d'un couple de colombes et se penche par-dessus le dôme de la pendule vers une belle bacchante endormie. Celle-ci tient une ...

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... grappe de raisin et s'accoude sur un lit de pampres chargés de fruits qui entourent le cadran. La pendule repose sur une base rectangulaire mouvementée en marbre, à extrémités arrondies, sur laquelle est posé un flambeau enflammé en bronze doré. La base est ornée en partie basse d'une frise en bronze doré. Au centre, elle figure de jeunes putti jouant dans le goût de Clodion, flanqués de rosaces de pampres. Aux extrémités se trouvent des motifs de feuillages et de rubans entrelacés. L'ensemble repose sur des pieds tournés.
Paris, vers 1775-1780
Hauteur 34 cm, largeur 34 cm, profondeur 16 cm.
Outre la pendule conservée au Residenzmuseum, une autre, logée dans une caisse identique, se trouve au château de Fontainebleau. D'autres pendules présentent également une caisse identique. L'une est dotée d'un mouvement de l'éminent horloger Ferdinand Berthoud (vente Sotheby's Monaco, 26-27 février 1992, lot 354). Une autre porte sur le cadran la signature « Charles Bertrand Paris Hger de L'Academie des Sciences ». Elle provient de la collection Vitale de pendules européennes de très grande importance, vendue chez Christie's New York le 30 octobre 1996, lot 77.
Le mouvement est l'œuvre de Jean-Antoine Lépine (1720-1814), l'un des plus grands horlogers français. Il fut nommé horloger des rois Louis XV et Louis XVI, auxquels il fournit un grand nombre de pendules. Lépine comptait aussi parmi ses clients d'éminentes personnalités de son temps, notamment les comtesses d'Artois et de Provence et de nombreux membres de l'aristocratie française. Il servit également les familles royales d'Espagne, de Grande-Bretagne et de Suède. Ses œuvres figurent aujourd'hui dans les plus prestigieuses collections du monde. On les trouve notamment aux Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles, au Mathematisch-Physikalischer Salon de Dresde et au Victoria and Albert Museum de Londres. Elles sont aussi présentes au Musée d'horlogerie de La Chaux-de-Fonds et au musée de Bâle. À Paris, on les trouve au musée du Louvre, au musée Cognacq-Jay et au palais de l'Élysée. Elles figurent enfin au château de Versailles et dans les collections royales d'Espagne, de Suède et d'Angleterre.
Né à Challex, Lépine débute sa carrière d'horloger dans la ville voisine de Genève. Vers 1744, il se rend à Paris. Il y travaille comme compagnon et ouvrier libre chez André Caron (1697-1775), horloger du Roi. En 1756, il épouse la fille de Caron et devient aussitôt l'associé de son beau-père. En 1762, lorsqu'il reprend l'affaire de Caron, il est reçu maître par arrêt, qui le dispense de l'apprentissage qu'il n'avait pas accompli. À peu près à la même époque, il obtient la charge convoitée d'horloger du Roi et du Garde-Meuble de la Couronne. Jusqu'en 1772, Lépine exerce rue Saint-Denis. Les cinq années suivantes, il est installé rue des Fossés-Saint-Germain-l'Auxerrois. En 1784, il cède l'affaire à son gendre Pierre-Claude Raguet, dit Lépine (1753-1810), qui l'avait rejoint en 1783.
Lépine est à l'origine de nombreuses innovations techniques et esthétiques en horlogerie. La plus célèbre est le « calibre Lépine », qui permit de réaliser la première montre véritablement plate. Soucieux d'allier l'excellence scientifique à la beauté, il ne faisait appel qu'aux meilleurs bronziers, tels Jean-Baptiste et Robert Osmond, Étienne Martincourt et Jean-Rémy Carangeot. Il travaillait aussi avec les ébénistes Balthazar Lieutaud et Nicolas Petit, et recourait aux doreurs Noël, Martin et Henry. Son souci du détail s'étendait au cadran. Comme ici, ses premiers cadrans ne portaient que des chiffres arabes pour les heures et les minutes, ce qui était l'une de ses spécialités. Il conserva cet usage jusque vers 1789, puis revint à la combinaison plus habituelle de chiffres romains et arabes. Autre détail intéressant : les côtés de la fleur de lys d'origine de l'aiguille des heures ont été coupés. Cette intervention remonterait à la Révolution française, période durant laquelle la fleur de lys, emblème de la famille royale, fut supprimée.
JEAN-ANTOINE LÉPINE (1720-1814), HORLOGER FRANÇAIS
Jean-Antoine Lépine alliait une qualité technique parfaite à une grande recherche esthétique. Il fut nommé horloger de Louis XV et de Louis XVI, pour lequel il réalisa vingt pendules. Sa maison fabriqua également des pendules pour Napoléon, dont l'une est conservée au palais de Compiègne. Une autre, destinée à l'impératrice Joséphine, se trouve au Mobilier national à Paris. Lépine eut aussi pour clients les familles royales d'Espagne et d'Angleterre. Trois pendules de cheminée et une pendule astronomique de Lépine sont ainsi conservées à Buckingham Palace, à Londres. Des garde-temps de Lépine figurent en outre dans de nombreuses institutions. À Londres, on les trouve au Victoria and Albert Museum et au Guildhall. D'autres sont conservés au Fitzwilliam Museum de Cambridge, au Carnegie Museum, au Nationalmuseum de Stockholm et au musée de Bâle. On en trouve aussi au Mathematisch-Physikalischer Salon de Dresde et à l'École d'horlogerie de Genève.
Jean-Antoine naquit à Gex, en France. Il était le fils de Jean Lépine, un mécanicien qui fabriquait des boîtes à musique pour Louis XVI. Il fit son apprentissage auprès de Decrose, au Grand-Saconnex, en Suisse. Dès 1744, Lépine était établi à Paris, où il travaillait pour André-Charles Caron (1697-1775). En 1756, il épousa la fille de Caron et devint aussitôt son associé. La maison Caron et Lépine, rue Saint-Denis, perdura jusqu'en 1769, date à laquelle Lépine succéda à son aîné. Dans les années 1770, il fut également agent des ateliers de Voltaire à Ferney, près de Genève. En 1772, Lépine transféra son commerce parisien place Dauphine. En 1778, il exerçait quai de l'Horloge, puis rue des Fossés de 1781 à 1787. Il fut rejoint par son gendre, Claude-Pierre Raguet (1753-1810), qui reprit l'affaire en 1783. En 1810, la maison fut vendue à J.-B. Chapuy, qui employa notamment Jacques Lépine, neveu de Jean-Antoine.

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