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Une pendule astronomique calendrier squelette d'époque Empire
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Réf : 128826
88 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Le Roy a Paris
Provenance :
France
Dimensions :
l. 24.5 cm X H. 56 cm X P. 11.5 cm
Horlogerie Pendule - Une pendule astronomique calendrier squelette d'époque Empire XIXe siècle - Une pendule astronomique calendrier squelette d'époque Empire  - Une pendule astronomique calendrier squelette d'époque Empire
Richard Redding Antiques
Richard Redding Antiques

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Une pendule astronomique calendrier squelette d'époque Empire

Belle pendule squelette française du début du XIXe siècle, signée Le Roy à Paris, du type dit « grande complication » : mouvement à deux trains (marche et sonnerie), entièrement à jour et ajouré à la française, indiquant les heures, les minutes, la phase et l'âge de la lune, le jour de la semaine (avec sa divinité tutélaire associée), le quantième du mois et le mois de l'année avec le signe zodiacal correspondant, reposant sur un socle en marbre veiné noir et blanc à pieds toupies en bronze doré.
Cette pendule correspond précisément, par sa forme, la disposition de son cadran et ses complications, à l'exemplaire publié par Derek Roberts sous le numéro fig. 35. Roberts décrit cette pendule comme une pendule squelette française du début du XIXe siècle, signée Le Roy à Paris, dotée d'un mouvement à deux trains associant une sonnerie à la volée sur timbre à roue de compte et un échappement à roue de rencontre (pin-wheel) avec pendule à grille ...

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... compensatrice, ses cadrans en émail indiquant les phases de la lune, le jour de la semaine associé à sa divinité, le quantième et le mois accompagné du signe zodiacal correspondant. Il indique une hauteur de 21¾ pouces (55 cm).
La disposition du cadran s'organise sur trois niveaux :
Cadran horaire principal : un cercle chapitre en émail blanc à chiffres romains pour les heures, entouré d'une piste minutière en chiffres arabes (5–60), aiguilles ajourées en acier bleui en forme de pique, l'arche signée en script Le Roy d'un côté et, de l'autre côté de l'arche, à Paris. Le centre est entièrement squelettisé, ouvrant la vue sur le rouage de marche, la minuterie et une potence en acier, de sorte que le mouvement est visible à travers le cadran lui-même.
Cadran de phase/âge de lune, monté au-dessus sur une console dorée articulée : un disque en émail bleu profond semé d'étoiles dorées, la lune tournante passant au-dessus d'une « colline » peinte en horizon, avec un arc gradué numéroté de 5 à 25 indiquant l'âge de la lune en jours.
Trois cadrans auxiliaires de calendrier disposés sous le cadran principal, chacun en émail blanc à aiguilles en acier bleui pivotées sur des pierres en verre bleu taillées en cabochon : l'un pour le jour de la semaine, chaque jour associé à sa divinité classique tutélaire (selon la tradition planétaire/astrologique, par exemple Lundi/Lune, Mardi/Mars, Mercredi/Mercure) ; l'un pour le quantième du mois (1–31) ; et un plus petit pour le mois de l'année, chacun associé à son signe zodiacal correspondant.
Le mouvement est entièrement squelettisé, à deux trains (marche et sonnerie), sur platines en laiton doré découpées et ajourées, visibles de toutes parts. Selon la description de Roberts pour ce modèle, le train de sonnerie sonne les heures sur un timbre par un système à roue de compte (à minuterie bloquée), le train de marche est régulé par un échappement à roue de rencontre, et l'ensemble est contrôlé par un pendule à grille (compensateur), visible à l'arrière du mouvement sous la forme de l'élément massif en acier poli surmonté d'une grande roue à rayons. Le mécanisme est conçu de manière à constituer lui-même le principal élément décoratif de la pendule, dans la tradition des grandes pendules squelettes parisiennes.
Le cadre se compose de deux colonnes latérales en laiton découpé (à la manière de pilastres jumelés) portant l'ensemble des cadrans étagés, reposant sur un socle rectangulaire en marbre noir à veines blanches contrastées, lui-même relevé sur quatre pieds toupies/boules en bronze. Cette présentation est typique des pendules squelettes françaises de haute facture de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, où le socle en marbre était volontairement laissé sobre afin de ne pas concurrencer visuellement le mouvement ajouré.

La signature : « Le Roy à Paris »
Cette signature appartient à la célèbre dynastie horlogère parisienne fondée par Basile Le Roy (né en 1730), apprenti dès 1747 auprès du maître horloger Joseph Quétin. Bien qu'il ne fût issu d'aucune lignée d'horlogers, Basile portait déjà le nom illustre des horlogers de génie Julien Le Roy (1686-1759) et de son fils Pierre (1717-1785). C'est son fils, (Basile-)Charles Le Roy, qui fonda véritablement la fortune de la maison : en 1785, Charles Le Roy fut reçu maître horloger à l'âge de vingt ans, et ouvrit, avec l'aide de son père, une boutique et un atelier sous les arcades du Palais-Royal, adresse que la maison conservera pendant plus d'un siècle. La maison détint les titres d'horloger de l'Empereur Napoléon, de Madame Mère, du duc de Bourbon et de la princesse Pauline, puis fut nommée fournisseur du Roi et du duc d'Orléans en 1836.
La maison se transmit sur plusieurs générations. Charles-Louis Le Roy s'associa en 1828 pour former « Le Roy & Fils » ; l'affaire passa ensuite à Casimir Halley Desfontaines, puis, en 1889, à Louis Leroy, sous lequel elle devint « L. Leroy & Cie », forme sous laquelle la maison est encore connue aujourd'hui. Un inventaire du palais royal recensait au moins vingt-sept pendules portant la signature Le Roy, témoignage du rang occupé par la maison parmi les horlogers parisiens de l'époque.
La forme simple et sobre de la signature relevée sur cette pendule, « Le Roy » / « à Paris », sans adresse de rue ni mention « et Fils », correspond globalement à la production de la maison dans les années 1790-1820, avant que les signatures commerciales plus élaborées de la seconde moitié du XIXe siècle (par exemple « L. Leroy & Cie à Paris », souvent accompagnée d'une adresse boulevard de la Madeleine) ne soient adoptées.

Richard Redding Antiques

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