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Stein, Georges (v.1870-1917) - Genève, la place du Molard et son marché aux fleurs
Réf : 67841
4 900 €
Époque :
XXe siècle
Signature :
Stein, Georges (v.1870-1917)
Provenance :
France
Materiaux :
Pastel sur papier
Dimensions :
L. 40 cm X H. 31 cm
Galerie Arnaud Tellier
Galerie Arnaud Tellier

Peintures, dessins, miniatures et sculptures des XVIIIe, XIXe et XXe siècles


+ 41 79 747 20 20
Stein, Georges (v.1870-1917) - Genève, la place du Molard et son marché aux fleurs

Stein, Georges
Paris, vers 1870 – Genève, novembre ou décembre 1917

Genève, la place du Molard et son marché aux fleurs, vers 1915
Pastel sur papier
Signé et localisé en bas à droite « GEORGES STEIN GENEVE »
H. 31 cm / L. 40 cm

L’œuvre, montée sous verre « musée », est présentée dans un cadre moderne de style Louis XIV, en bois stuqué, doré à l’or fin et patiné, de la maison R.G., Les Cadres Gault, Paris et Genève

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Comme son nom l’indique, cette place est autrefois un port où accostent les bateaux venant du lac, devant alors passer sous une arche à côté de la tour. Cette arcade surmontée de maisons est démolie en 1871.

Une première halle pour recevoir les marchandises est construite en 1309, une seconde en 1415. C’est sur cet emplacement qu’on édifie au XVIIIe siècle la grande halle qui existe encore aujourd’hui (immeuble du Grand Passage / Globus).

A côté de l’arcade, se trouve l’auberge de la Rose-d’Or où Michel Servet (1511-1553), théologien et médecin français d’origine espagnole, loge et est arrêté en 1553 ; c’est l’un des hommes les plus savants de son temps qui après avoir attaqué Jean Calvin (1509-1564) est condamné pour hérésie, puis brûlé vif (27 octobre 1553).

A l’angle de la rue du Marché est l’imprimerie Cramer & Barillet où parait, en 1748, la première édition de l’« Esprit des Lois » de Charles de Montesquieu (1689-1755), penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières, et la grande édition des oeuvres de Voltaire (François-Marie Arouet, dit ; 1694-1778), écrivain et philosophe français.

Vis-à-vis, à l’angle de la Croix-d’Or, s’élève la maison de Brandis où habitent les réformateurs Guillaume Farel (1489-1565), Antoine Froment (1509-1581) et Pierre Viret (1509/10-1571), pionniers du mouvement de la réforme protestante.

La fontaine octogonale à obélisque date de 1711.

La place du Molard est réaménagée en 2004 par la Ville de Genève.

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Stein, Georges
Paris, vers 1870 – Genève, novembre ou décembre 1917

Peintre, aquarelliste et dessinateur ; école française. Scène de genre, paysages animés et paysages urbains.

Elève de Jules-Joseph Lefebvre (1836-1911) à l’Ecole des beaux-arts de Paris, Georges Stein s’affranchit rapidement des formules qui y sont enseignées. Il est avant tout un peintre de la vie citadine qui a parfaitement su retranscrire l’ambiance, l’élégance et la gaieté de la Belle époque dans ses tableaux.

Son intérêt se porte tout au long de sa carrière vers l’animation urbaine de Paris, dont il représente les endroits emblématiques : la Madeleine, la place de la Concorde, les Champs-Elysées, l’Ile de la Cité, le jardin du Luxembourg, le Palais-Royal, la tour Saint-Jacques, l’opéra, les grands boulevards, les Folies Bergères, le Moulin Rouge, etc. Chroniqueur et illustrateur, il sait décrire avec précision les mille aspects de la vie parisienne de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, véritables témoignages des mœurs et des loisirs du public parisien d’alors. Pour lui, le mouvement de Paris est incessant et charmeur.

Il a également dépeint la société des années 1900 à travers différentes vues d’autres villes réalisées lors de ses voyages, tant en France qu’à l’étranger :
- sur la facade atlantique, à Bordeaux, Pontaillac et Royan ;
- à Lyon et à Vichy (notamment le décor du Casino L’Elysée-Palace de la ville thermale commandé par Léon Roubot, vers 1910), etc. ;
- sur la Côte d’Azur, de Marseille à Menton, en passant par La Ciotat, Toulon, Nice, Beaulieu-sur-Mer et Monte Carlo ;
- en Algérie, à Alger et ses environs ;
- en Angleterre, à Londres ;
- En Italie, à Florence ;
- en Russie, à Saint-Pétersbourg ;
- en Suisse, à Berne, Genève, Lausanne, Ouchy et Montreux.

Croqué avec un talent d’une grande spontanéité et d’une facture rapide, son œuvre se situe dans la vaine de celles de Luigi Loir (1845–1916), Giuseppe De Nittis (1846-1884), Victor-Gabriel Gilbert (1847–1933), Jean Béraud (1849-1935), Eugène Galien-Laloue (1854–1941), Edouard-Léon Cortes (1882–1969) ou Jules-René Hervé (1887–1981).

Dans ses œuvres, il accentue l’effet de mouvement par la position des femmes et des hommes qui se croisent ; souvent l’une d’elles nous regarde, nous toise ! Ses scènes enlevées donnent aux spectateurs l’impression d’avoir participé à l’animation et à l’agitation des rues.

Georges Stein vit en Suisse à la fin de sa vie (dès 1915 ou peu avant). Il y décède en novembre ou décembre 1917 et est inhummé à Genève, au cimetière Saint-Georges. C’est le pasteur Ferrier qui prononce son éloge funèbre, en présence du galeriste genevois Max Moos (1880-1976) qui l’expose, des peintres Edouard Fer (1887-1959) et Armand Cacheux (1868-1965) et de quelques autres personnnes.

De sa vie privée et de son caractère, on ne sait rien, si ce n’est les quelques commentaires rédigés par Henry Gauthier-Villars (1859-1931), dit Willy – journaliste, boulevardier, écrivain polisson, critique musical et romancier, séducteur compulsif un temps le mari de Colette (1873-1954) – dans la notice nécrologique qu’il rédide peu après le décès de l’artiste (Revue Franco-Suisse, Genève, décembre 1917) :

« Stein fuyait la « société » avec autant de zèle qu’en déploie un portraitiste mondain à se faire des relations. C’était un modeste, que la Vie n’avait pas gâté et qui en prenait son parti avec une résignation malicieuse. D’autres auraient clamé rancoeurs. Lui se contentait de sourire.
C’était aussi un grand travailleur. Le public, quand il admire la grâce et la vive allure de tel portrait, ne se doute guère du labeur acharné auquel a dû se livrer l’artiste pour acquérir ce tour de main qui émerveille. »

Georges Stein a exposé à Paris à la Société des Artistes Français.

Le Musée Carnavalet à Paris conserve quelques-unes de ses œuvres (une huile, « Paris, Cavaliers et attelages, avenue du Bois » (aujourd’hui, avenue Foch) ; deux dessins, « Paris, rue et église Saint-Médard au coin de la rue Mouffetard », « Paris, porte de l’ancienne Sorbonne » ; trois cartes postales et une affiche).

La collection Philippe Stern à Genève (Patek Philippe S.A.) conserve trois œuvres de l’artiste (une paire d’huile « Genève, la jetée des Eaux-Vives » et « Genève, le quai des Eaux-Vives », et, une aquarelle « Genève, le Jardin Anglais », Nos 35-36 et 63 du catalogue de 2006).

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Galerie Arnaud Tellier

Dessin, Aquarelle & Pastel Art nouveau

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