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Portrait de la Duchesse de Luynes par Pierre Gobert vers 1710
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Réf : 99601
25 000 €   -   RÉSERVÉ
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
France, Paris
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 113 cm X H. 140 cm
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Franck Baptiste Paris
Franck Baptiste Paris

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


+33 (0)6 45 88 53 58
Portrait de la Duchesse de Luynes par Pierre Gobert vers 1710

Beau portrait représentant Madeleine Marie Honorine de Glymes, princesse de Berghes et Duchesse de Luynes (1680-1744).
Elle est représentée à mi-corps sous les traits de Flore, couronnée par Cupidon.
Elle arbore une éclatante robe bleue qui contraste avec la couleur nacrée de sa chair et le rosé de ses joues.
Sa coiffure « à la Fontange » est délicatement poudrée et laisse entrevoir sa nuque.
Cette sensualité est renforcée par des lèvres pulpeuses rehaussées de rouge tandis que ses paupières sont fardées pour souligner ses beaux yeux bleus qui fixent le spectateur.
 
Avec son air enjôleur, Cupidon lui présente une guirlande de fleurs multicolores.
 
Huile sur toile, très bel état de conservation, petites restaurations d’usage.
 
Cadre en bois et stuc doré du 19ème siècle.
 
Travail parisien vers 1700-1710, attribuable à Pierre Gobert et Pierre-Nicolas Huillot pour les fleurs.
 
Dimensions :
 
Cadre : Hauteur : 140 cm ; Largeur : ...

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... 113 cm.

Toile : Hauteur : 118 cm ; Largeur : 91 cm.
 
Pour des portraits de Duchesses par Pierre Gobert proches :

Pour un portrait de même composition daté de 1709, Mme De Sery, en flore couronné par Cupidon, vente Daguerre Paris, 30 Novembre 2021 lot 28 (16 900 euros) .
 
Château de Versailles : Portrait de la Duchesse de Modène en Hébé ou de la Duchesse de Conti en Flore.
 
Provenance :
-      Par descendance, conservé dans la famille.
 
 
Notre avis :
L’importante toile que nous présentons n’est pas, comme trop souvent, une énième version d’atelier, mais bien une toile de maître restée dans la descendance du modèle.
Elle est attribuable à Pierre Gobert lui-même, avec l’aide du peintre de fleurs Pierre Nicolas Huillot (1674-1751) qui l’assistait pour les représentations florales lors des commandes les plus importantes.
Au vu des carnations du visage, de la vivacité du regard et du soin minutieux apporté à la coiffure, nous pouvons ajouter qu’il s’agit d’un des plus beaux portraits connus de Pierre Gobert.
En spécialiste du portrait féminin, celui-ci va portraiturer l’élite de la noblesse parisienne.
Selon un schéma bien établi, il va représenter les duchesses et autres comtesses, en Hébé, en Flore, en source…. 
Sur notre portrait il fait valoir ses talents de coloristes avec un bleu lapis lazuli particulièrement éclatant et des couleurs pastels délicates.
Les fleurs constituent à elles seules un tableau à part entière, tant par la variété que par la précision du pinceau.
Mais surtout, Pierre Gobert va susciter l’envie en sublimant la beauté charnelle de celle qui était, d’après Saint-Simon, « belle et très bien faite », et qui était pour d’autres tout simplement la plus belle femme de son époque.
Il va exceller dans ce difficile exercice qui rend un tableau vivant et le détache complètement des œuvres plates de l’atelier.
Il est fort probable que cette demande provienne du modèle lui-même, qui était la maîtresse du grand électeur Max Emmanuel de Bavière et qui fit les intrigues de la cour.
Notre œuvre symbolise parfaitement la période « scandaleuse » de ces riches courtisanes de la fin du règne de Louis XIV.
 
 
Marie Honorine de Glymes
Surnommée Melle de Montigny, elle était chanoinesse de Mons avant de devenir la maîtresse de Max Emmanuel de Bavière qui la propose en mariage au Duc Luis Joseph d’Albert de Luynes en 1709, pour cacher sa liaison.
En contrepartie, l’électeur offre 100 000 livres, des terres et la charge de grand écuyer de la cour à son ami, tandis que sa maîtresse reçoit une rente annuelle de 40 000 livres.
Si le mariage sera « détestable » selon Saint-Simon, Marie Honorine va suivre son mari tour à tour à Munich, en Espagne, à Liège, puis à Paris pour des postes d’ambassadeurs.
Pour le récompenser de sa fidélité, Karl Albrecht lui accordera en 1729 le titre de prince de Berghes et de Grimberghen.
Ils logeront dans le château de cette principauté avant de partir pour Paris, où son nouveau poste d’ambassadeur extraordinaire auprès du roi Louis XV va l’occuper à la cour de Versailles jusqu’à sa mort en 1758.
Saint-Simon dira de lui : « il s’est distingué par les plus éclatantes actions à la guerre et il fût favorisé par les plus belles dames… ».
 
 
 
Pierre Gobert (1662-1744)
Fils de Jean Gobert, sculpteur du Roi, petit-fils de Jean Gobert l’aîné, menuisier sculpteur, frère de Jean Gobert dit « peintre ordinaire du Roi », Pierre Gobert serait né à Paris ou à Fontainebleau en 1662. Formé peut-être au contact de Claude Lefèvre, il aurait travaillé dès 1679 pour la cour de Bavière, en réalisant le portrait de Marie-Anne, future dauphine de France. Renouvelant sa confiance à l’artiste, celle-ci commande à Versailles le portrait de son fils, le duc de Bourgogne, en 1682. Reçu à l’académie de peinture le 24 septembre 1701, avec les portraits de Corneille van Clève et de Bon Boullogne, Pierre Gobert expose quinze portraits au Salon de 1704, et démontre son accès privilégié à la cour : parmi ces portraits figurent celui de la duchesse du Maine et du petit duc de Bretagne, futur Louis XV. Grâce à cette réputation, et sans doute grâce à l’entremise d’Elisabeth-Charlotte, Gobert fut approché par la cour de Lorraine en 1707, afin de réaliser le portrait des ducs de Lorraine, d’Elisabeth – Charlotte d’Orléans et des quatre princesses. Il est probable que Gobert développa un atelier à cette période, puisqu’il semble avoir opéré des allers et retours entre Paris et la Lorraine, et même fait envoyer des portraits depuis Paris. Gobert obtint ainsi le titre de peintre ordinaire du duc de Lorraine, et continua de livrer des portraits à la cour, notamment en 1719 et en 1721. Il participa ainsi au rayonnement artistique de la cour de Lunéville, qui cherchait à s’inscrire dans le sillage de Versailles.
De retour à Paris, fort de cette prestigieuse introduction dont il se prévaudra en arborant le titre de « peintre ordinaire du duc de Lorraine », Gobert travailla ensuite pour les Condé et les Conti, et pour le prince-électeur Max Emmanuel de Bavière. En 1737, le peintre brillait une ultime fois en présentant au Salon l'un de ses portraits les plus ambitieux, celui de la famille du duc de Valentinois (Monaco, palais princier). Par le choix de ses attitudes un peu figées, par la disposition affectée et gracieuse des doigts de ses modèles féminins, par l'emploi de travestissements historiés, par le type dépersonnalisé et flatteur de ses visages résolument placides, Gobert était parvenu à créer grâce à son travail acharné et reconnu, un style qui tranchait avec les œuvres de Largillierre et de Rigaud, ses contemporains.

Franck Baptiste Paris

Tableaux XVIIe siècle Louis XIV

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