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Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle
Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle - Tableaux et dessins Style Louis XIV Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle - Galerie Nicolas Lenté Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle - Louis XIV Antiquités - Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle
Réf : 127174
17 500 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Hyacinthe Rigaud (1659-1743) et atelier
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 89 cm X H. 105 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIIe siècle - Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle XVIIIe siècle - Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle Louis XIV - Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle Antiquités - Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle
Galerie Nicolas Lenté
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Mobilier, et Objets d'Art de la Haute Epoque au XVIIIe


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Portrait d’un officier, Hyacinthe Rigaud et atelier, école française du XVIIIe siècle

Portrait d’un officier supérieur
Hyacinthe Rigaud (1659-1743) et atelier
École française du XVIIIe siècle, vers 1715
Huile sur toile
Dimensions : h. 80 cm, l. 64 cm
Important cadre en bois doré et richement sculpté d’époque Louis XIV
Dimensions encadré : h. 105 cm, l. 89 cm

Nous remercions Mr Stéphane Perreau, spécialiste de Hyacinthe Rigaud et auteur du catalogue raisonné de l’artiste, d’avoir confirmé l’attribution de notre œuvre à Hyacinthe Rigaud et son atelier.

Cette élégante effigie militaire que nous présentons illustre avec éclat toute la virtuosité de Hyacinthe Rigaud dans la conception du portrait d’apparat à l’aube de la Régence. À travers cette composition d’une grande noblesse, le maître affirme son talent singulier pour unir majesté aristocratique et idéal martial, conférant au modèle une présence à la fois belliqueuse, raffinée et intensément vivante.

Présenté en buste, légèrement tourné de trois quarts, ...

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... le modèle impose par le port altier de la tête et le regard assuré dirigé vers le spectateur. L’attitude, à la fois noble et vivante, confère à l’ensemble une présence immédiate, tempérée par une expression presque espiègle qui anime délicatement les traits du visage.
La qualité des carnations constitue l’un des plus grands attraits du portrait. Le visage est traité avec un extrême soin dans les passages d’ombre et de lumière : les joues rosées, le modelé du front et la douceur du menton témoignent d’un art subtil du fondu, caractéristique de la technique de Rigaud. Les demi-teintes se succèdent avec souplesse, donnant à la chair une vibration lumineuse et une présence presque vivante. Cette maîtrise du clair-obscur confère au modèle une fraîcheur juvénile remarquable.
Le dessin se distingue par sa grande sûreté, particulièrement sensible dans l’ordonnance du buste et le traitement virtuose des détails décoratifs.
La longue perruque léonine, emblématique des premières décennies du XVIIIème siècle, encadre majestueusement le visage. Ses boucles abondantes sont dessinées avec précision tout en conservant une légèreté aérienne ; chaque mèche semble animée d’un mouvement souple et naturel. Le délicat ruban rose noué à l’arrière apporte une note précieuse et galante qui adoucit la solennité de l’armure.
Le réalisme des matières est poussé ici à un très haut degré de raffinement. Le vaste manteau de velours bleu, jeté avec ampleur sur l’épaule et autour du bras droit, déploie une vibrance chromatique remarquable. Les plis profonds accrochent la lumière par de subtils reflets satinés des crêtes qui opposent des bleus intenses à des éclats presque argentés, donnant au drapé une somptueuse mobilité. Cette richesse textile répond admirablement aux reflets métalliques de l’armure, dont les surfaces polies captent les lumières environnantes avec une grande finesse. Les jeux de reflets du tissu dans le métal renforcent la préciosité de l’ensemble et témoignent d’une observation extrêmement attentive des matières.
L’armure elle-même, traitée dans des tonalités chaudes et mordorées, structure puissamment la composition. Sa brillance maîtrisée contraste avec la souplesse du velours et la transparence délicate de la dentelle blanche qui encadre le cou.
L’opposition entre l’éclat métallique de l’armure, la douceur lumineuse des chairs et la fluidité des étoffes révèle le savoir-faire des procédés picturaux affinés par le pinceau du maître et de ses aides d’atelier. Cette maîtrise affirmée des matières et des effets de lumière confère au portrait toute la magnificence et le raffinement recherchés dans les effigies aristocratiques du début du XVIIIème siècle.

Notre œuvre peut être rapprochée de plusieurs portraits militaires exécutés par Hyacinthe Rigaud, notamment le Portrait du baron Erik Sparre van Sundby (1717), le portrait de Niccolo Durazzo (1712) ou encore celui d’Ortaffa Buenaventure (1715), avec lesquels elle partage le même schéma de composition : un buste représenté de trois quarts, la tête fièrement redressée vers le spectateur, revêtu d’une armure éclatante et enveloppé d’un large drapé de velours rejeté sur l’épaule gauche, laissant apparaître au premier plan le bras droit cuirassé.
Selon Stéphane Perreau, c’est au cours des années 1710-1720 que Rigaud fixa cette formule de portrait, qu’il réemploya à plusieurs reprises dans sa carrière. Cette composition était déjà considérée à l’époque comme un « habillement répété », c’est-à-dire la réutilisation d’un prototype particulièrement apprécié de la clientèle aristocratique et militaire. Ainsi, l’attitude adoptée ici apparaît dès le portrait de Niccolo Durazzo en 1712, elle-même dérivant de schémas plus anciens élaborés par le maître dès les premières années du XVIIIème siècle. Le port de tête très élevé, presque « posé » au sommet du buste tourné de trois quarts, appartient également au vocabulaire formel du peintre dès les années 1705, où il apparaît dans plusieurs portraits civils.
Cette manière de donner au modèle une attitude à la fois majestueuse et naturelle participe pleinement de l’art de Rigaud, qui sut imposer dans toute l’Europe aristocratique une image idéalisée du pouvoir et de la distinction sociale.
Le visage de notre officier demeure jusqu’ici inédit dans le corpus connu d’Hyacinthe Rigaud ce qui constitue tout l’intérêt et la singularité de cette œuvre. Si l’identification du modèle reste délicate en raison de la pratique fréquente, chez l’artiste, du réemploi des attitudes et des formules de composition, cette physionomie nouvelle enrichit néanmoins le répertoire des effigies militaires élaborées par le maître.

Galerie Nicolas Lenté

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