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Pendule d’époque Empire, représentant Orphée
Pendule d’époque Empire, représentant Orphée - Horlogerie Style Empire
Réf : 94899
16 500 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Le cadran est signé: Le Sieur à Paris. Les bronzes
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré et patiné, cadran émaillé
Dimensions :
l. 44 cm X H. 69 cm X P. 17 cm
Kollenburg Antiquairs
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Specialisé dans le mobilier & les arts décoratifs du XVIIIe siècle


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Pendule d’époque Empire, représentant Orphée

Le mouvement possède un train de marche de huit jours avec un échappement à ancre. Le mécanisme de sonnerie situé sur la plaque de verrouillage frappe les heures pleines à l'heure et les demi-heures simples. Le cadran est signé Le Sieur à Paris. Les heures sont indiquées par des chiffres romains et les minutes par des chiffres arabes.

La base rectangulaire en bronze patiné est soutenue par quatre pieds à griffes de lion et feuilles d'acanthe. À l'avant du socle se trouve une plaque de bronze incrustée en rond de bosse d'une représentation d'Orphée aux enfers. Les côtés de la base sont décorés d'ornements en forme de lyre dans une couronne de laurier. Sur la base se trouve un beffroi rectangulaire en forme de tombeau classique. À droite une sculpture en bronze patiné représentant Orphée en deuil. Dans sa main gauche, il porte la couronne de laurier avec laquelle étaient récompensés les gagnants des concours de musique et de poésie dans la Grèce antique et ...

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... sur son dos, il porte la lyre. Ces deux attributs sont en bronze doré. Le cadre de l’horloge est recouvert d'un voile en bronze patiné, qui pend sur le côté gauche. Sous le cadran, l'avant de l’horloge est décoré d'une guirlande de feuilles et de fleurs suspendues à des rubans entre deux flambeaux inversés. À gauche et à droite au-dessus du cadran se trouvent deux serpents ailés.

Sur cette pendule, deux traditions de représentation du mythe d'Orphée et d'Eurydice sont combinées. Tout d'abord, sur la plaque en relief, nous voyons une représentation d'Orphée essayant de ramener Eurydice des enfers. Orphée était un poète thrace légendaire, célèbre pour son jeu de lyre, avec lequel il pouvait même enchanter les animaux sauvages. Il épousa la nymphe de la forêt Eurydice, mais pendant leur fête de mariage, elle fut mordue par une vipère et mourut. À la recherche de son épouse, Orphée est descendu aux enfers où il a ensorcelé Cerbère, le chien de l'enfer à trois têtes, en jouant de la lyre, après quoi il a pu pénétrer jusque Hadès, le dieu des enfers. Grâce à sa musique, Orphée a convaincu Hadès de lui rendre sa fiancée pour la ramener dans le monde supérieur. Hadès n'a posé qu'une seule condition : Orphée était autorisé à accompagner Eurydice sur la montagne, mais jusqu'à ce qu'ils atteignent la lumière du matin, il ne devait pas la regarder une seule fois. En chemin, Orphée lui a posé des questions pour la guider et entendre qu'elle le suivait bien. Une fois cependant, elle ne lui répondit pas immédiatement. Craignant qu'elle ne l'ait pas suivi, Orphée a donc regardé par-dessus son épaule pour découvrir que sa fiancée l'avait simplement suivi, mais c’est ainsi qu'en brisant sa promesse, il l'avait perdue pour toujours.

Sur la plaque, une partie de cette histoire est représentée comme suit : à gauche, nous voyons Orphée passer devant le Cerbère à trois têtes et être conduit à Hadès par Amor. À droite, l'Eurydice voilée est escortée jusqu'à Orphée par un putto portant une torche enflammée.

La figure en bronze patiné située à côté de l'horloge montre Orphée en deuil après la perte définitive de sa bien-aimée. Sur l'horloge figurent des attributs associés à la mort, comme les torches inversées et les serpents tordus qui retiennent Eurydice dans les enfers.

La pendule a été fabriquée par l'horloger parisien Lesieur, qui a travaillé à Paris dans la rue de la Verrerie de 1812 à 1820, puis de 1830 à 1850. Malheureusement, on sait peu de choses sur Lesieur, bien qu'il ait dû être très actif et que de nombreuses horloges portant sa signature soient connues. Les bronzes sont attribués à Louis-Isodore Choiselat (1784-1853), plus connu sous le nom de Choiselat-Gallien. À 25 ans, il avait quitté son village natal pour Paris et avait été engagé par le bronzier Matthieu Gallien dans la rue de la Verrerie. En 1812, il épouse sa fille et l'entreprise est rebaptisée Choiselat-Gallien. En 1815, l'entreprise s'installe rue de Richelieu et, la même année, il reçoit le titre de "Fabricant des bronzes de Monsieur, frère du Roi", qui lui vaut de nombreuses commandes des milieux nobles et royaux. Pendant son séjour dans la rue de la Verrerie, il a dû rencontrer Lesieur, ils ont fréquemment travaillé ensemble par la suite.

Kollenburg Antiquairs

XVIIe siècle
Gaspar de Witte (1624-1681)
Gaspar de Witte (1624-1681)

85 000 €

Pendule Empire

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