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Nicolas de Largillierre (1656-1746) Portrait du marquis de Rosanbo
Nicolas de Largillierre (1656-1746) Portrait du marquis de Rosanbo - Tableaux et dessins Style Louis XIV Nicolas de Largillierre (1656-1746) Portrait du marquis de Rosanbo - Galerie de Frise Nicolas de Largillierre (1656-1746) Portrait du marquis de Rosanbo - Louis XIV
Réf : 127753
32 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Nicolas de Largillierre
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 75 cm X l. 60 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIIe siècle - Nicolas de Largillierre (1656-1746) Portrait du marquis de Rosanbo XVIIIe siècle - Nicolas de Largillierre (1656-1746) Portrait du marquis de Rosanbo Louis XIV - Nicolas de Largillierre (1656-1746) Portrait du marquis de Rosanbo
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Peinture ancienne


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Nicolas de Largillierre (1656-1746) Portrait du marquis de Rosanbo

Nicolas de LARGILLIERRE (Paris 1656 - 1746)
Portrait de Louis-Urbain Le Peletier, marquis de Rosanbo, Maître des requêtes (1662-1730)
Huile sur toile
H. 75 cm ; L. 60 cm

Provenance : Famille Pierres (Berry) au moins durant le XXe siècle. La filiation entre les Pierres et les descendants Le Peletier n’a pas été retrouvée.

Œuvre en rapport : Portrait à mi-jambes conservé au château de Versailles.

Fils d’un chapelier parisien, Nicolas de Largillièrre s’installa dès l’âge de trois ans à Anvers, avec ses parents. Après un séjour d’une vingtaine de mois à Londres, en 1665-1666, il est placé dans l’atelier du peintre anversois Antoon Goubau (1616-1698), spécialisé dans les bambochades. Collaborant rapidement aux œuvres de son maître, qui le laisse peindre des amoncellements de fruits et de légumes, Largillièrre parfait son éducation au contact des œuvres de Pierre-Paul Rubens et de son entourage. Un second séjour à Londres, entre 1675 et ...

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... 1679, lui permet d’approfondir sa connaissance des natures mortes flamandes et de s’approprier la manière de Van Dyck. Après que Sir Peter Leley (1618-1698), premier peintre du roi Charles II, lui eut confié quelques travaux de restauration de peintures par le portraitiste, Largillièrre assiste le peintre italien Antonio Verrio (1639-1670) pour les décors des appartements royaux du château de Windsor. En dépit de mesures de protection prises à l’égard de Verrio et son équipe (dont un certain « Nicholas de Lauzellier » derrière lequel il faut comprendre Largillière), les persécutions qui visent les catholiques incitent le peintre français à quitter l’Angleterre pour s’installer à Paris. Introduit auprès du puissant Charles Le Brun (1619-1690), le succès du portraitiste est alors immédiat : agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 6 mars 1683, Largillièrre y fut reçu le 30 mars 1686 sur présentation du célèbre Portrait de Charles Le Brun (Paris, musée du Louvre). Les commandes privées affluent alors, entraînant dans leur sillage des commandes officielles, émanant notamment des échevins de la Ville de Paris.

Parallèlement, le portraitiste réalise une brillante carrière d’enseignant au sein de l’Académie, puisqu’il est successivement nommé professeur en 1705, recteur en 1722, chancelier en 1733, puis directeur de 1738 à 1742. Ce n’est que l’année suivante, à un âge avancé, que Largillièrre pose définitivement ses pinceaux.

Nicolas de Largillièrre a été au tournant du XVIIIe siècle, avec son rival Hyacinthe Rigaud (1659-1743), le portraitiste le plus célèbre de France. L’intérêt que son œuvre suscite aujourd’hui auprès du public comme des amateurs et historiens de l’art répond parfaitement à sa vogue passée. Son corpus se compose de plusieurs centaines de portraits, de sujets religieux, de natures mortes et de rares dessins, essentiellement des académies. Tout au long de sa carrière et, encore de nos jours, l’artiste ne cesse de fasciner.

Issu d'une grande lignée parlementaire Louis II Le Peletier (1662-1730) est un magistrat issu d’une puissante famille de robe parisienne. Fils de Claude Le Peletier, contrôleur général des finances sous le règne de Louis XIV, il mène une brillante carrière au Parlement de Paris : conseiller, puis président à mortier, avant d’accéder à la charge de premier président du Parlement de Paris de 1707 à 1711. Seigneur de plusieurs domaines et marquis de Rosanbo par alliance, il appartient à cette haute noblesse de robe qui exerce une influence majeure dans l’administration et la justice du royaume à la fin du Grand Siècle.

La carnation typique de l'artiste, avec les joues rosées, les visages rondelets et attendrissants par leurs grands yeux sont encore plus de détails de charme. Le critique Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville (1680-1765) écrivait à son sujet dans le troisième tome de l’Abrégé de la vie des plus fameux peintres, publié en 1752 : « On trouve dans ses ouvrages un pinceau frais, une touche légère et spirituelle, un génie abondant, un dessin correct, des têtes et des mains admirables, des draperies savamment jetées… Comme il travalloit très vite et qu’il ne tourmentoit point ses couleurs elles conservent encore une fraîcheur, une vivacité et un moelleux digne de Van Dyck ».

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