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Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666
Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666 - Tableaux et dessins Style Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666 - Franck Baptiste Paris Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666 - Antiquités - Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666
Réf : 96601
38 000 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
France-Paris
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 106 cm X H. 128 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666 XVIIe siècle - Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666  - Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666
Franck Baptiste Paris
Franck Baptiste Paris

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


+33 (0)6 45 88 53 58
Mme de la Vallière en Vénus au miroir, attribué à Pierre Mignard vers 1666

Trés belle huile sur toile représentant Françoise-Louise de La Baume Le Blanc, Duchesse de la Vallière * sous les traits de la déesse Vénus.
La favorite royale est richement vêtue d’une robe brocardée d’or et d’argent, surmontée d’une cape en velours bleu agrémentée de dentelles.
Elle est coiffée « à la Hurluberlu », avec deux gros volumes de boucles de chaque coté d’une séparation centrale bien marquée.
La duchesse est accoudée sur un coussin, face à un petit miroir de poche qu’elle tient dans sa main, tandis que Cupidon essaye de voir son reflet par dessus son épaule.
Avec son doux visage illuminé qui fixe le spectateur, elle semble impassible, mais son index levé semble vouloir interrompre ce silence assourdissant.

Huile sur toile attribuée à Pierre Mignard* vers 1666-1667.

Bel état de conservation, cadre en bois de chêne doré d’époque Empire.

Dimensions :

Cadre : Hauteur : 128 cm ; Largeur : 106 cm
Toile : Hauteur : 100 ...

Lire la suite

... cm ; Largeur : 82 cm

Une composition similaire attribuée à Nicolas Mignard et représentant Catherine Charlotte de Gramont, princesse de Monaco est conservée dans la collection Gramont.



Notre avis :

L’oeuvre que nous présentons est d’une intensité rare.
Pierre Mignard nous dévoile ici tout son génie de peintre, avec une composition savamment étudiée et une architecture en V, formée par les corps de cupidon et de la Duchesse.
Il nous offre aussi tout son talent de coloriste avec des nuances chatoyantes, notamment un bleu profond et un visage aux teintes porcelainiques, qui se détache sur le fond noir et attire inlassablement le spectateur.
Avec ce subtil éclairage oblique qui renforce le contraste voulue, Mignard démontre sa parfaite maitrise de la technique du « clair-obscur » qu’il a acquis durant son long séjour en Italie.
Si l’ensemble de ces critères font de notre portrait un sublime modèle du genre, l’énigmatique message qu’il nous délivre permet de le classer au rang des chefs d’oeuvre du maître.
En effet, la favorite du roi est incontestablement représentée en Vénus, déesse de la beauté, symbolisant son amour pour le monarque par la présence de Cupidon , mais un autre message, plus important, semble émaner de ce portrait.
Notre peintre n’a pas choisit de représenter son modèle souriant mais avec un air stoïque et grave et un index levé vers le ciel, qui reprend la posture de l’archange Gabriel lors de l’Annonciation.
Mme de la Vallière nous annonce trés probablement sa maternité…
Elle regarde son avenir à travers ce petit miroir, qui symbolise la beauté mais aussi la Prudence et la sagesse.
Le bleu intense de sa robe, issu du trés couteux Lapis Lazuli, habituellement réservé à la toilette de la vierge Marie, est lui aussi un clin d’oeil à la maternité et à la religion chrétienne.
Notre portrait daterait donc des années 1666-1667, ce qui correspond à la première grossesse de la Duchesse qui attendait le futur comte de Vermandois (Louis de Bourbon 1667-1683).
Notre datation est renforcée par la présence de Pierre Mignard à Paris à cette époque, auprès du roi et de Mme de la Vallière, ainsi que par
la coupe de cheveux « à la Hurluberlu » qu’arbore la Duchesse sur notre portrait et qui correspond parfaitement à ces années là.




*Pierre Mignard né à Troyes le 17 Novembre 1612 et mort à Paris le 30 Mai 1695 est un artiste peintre français.
 
Tout d'abord destiné à la médecine, il entre en 1624 dans l'atelier du peintre Jean Boucher à Bourges. De retour à Troyes, il travaille chez un sculpteur nommé François Gentil avant de partir pour Fontainebleau - capitale des arts de l'époque - où il étudie Le Primatice, Le Rosso et Martin Fréminet. Il peint la chapelle du château de Coubert-en-Brie pour le maréchal de Vitry qui le prend sous sa protection et l'emmène à Paris où il devient l'élève de Simon Vouet et rencontre Charles Le Brun (bien plus tard les deux hommes seront en situation de rivalité ouverte), Eustache Le Sueur, et Du Fresnoy avec qui il se lie.
En 1635 il part pour Rome où il rencontre Poussin, peut-être le peintre Sassoferrato et Anna Avolara, fille d'un architecte, dont il s'éprend mais qu'il n'épousera qu'en 1660 à la suite d'obstacles divers. Devenu célèbre à Rome, il est naturellement rappelé en France par Louis XIV en 1657.

*Françoise Louise de La Baume Le Blanc, demoiselle puis duchesse de La Vallière et de Vaujours, née le 6 août 1644 à Tours et morte le 6 juin 1710 à Paris.
Elle fut l'une des maîtresses de Louis XIV, de 1661 à 1667

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