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Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764
Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764 - Tableaux et dessins Style Louis XV Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764 - Franck Baptiste Paris Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764 - Louis XV Antiquités - Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764
Réf : 112277
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France-Paris
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 164.5 cm X H. 274.5 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIIe siècle - Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764 XVIIIe siècle - Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764 Louis XV - Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764 Antiquités - Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764
Franck Baptiste Paris
Franck Baptiste Paris

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


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Les enfants oiseleurs ou l’air, J.F Parrocel 1764

Trés importante huile sur toile marouflée sur panneau.
Probablement issue d’une série des quatre éléments, elle symbolise l’air sous les traits de jeunes enfants oiseleurs.
La composition est centrée autour d’un majestueux vase Médicis en marbre auprès duquel s’affairent de jeunes enfants potelés.
Sur la gauche nous pouvons voir Eros et Antéros qui se chamaillent pour une couronne de roses.
Celui que l’on surnomme cupidon est reconnaissable non seulement à ses ailes mais aussi à ces attributs, l’arc et le carquois qui jonchent le sol.
Sur la droite deux jeunes cueilleurs de roses les observent avec le plus grand interêt.
Assis sur le rebord et à l’intérieur du vase, deux autres enfants muni d’une cage à oiseaux surveillent leurs trois comparses, qui perchés dans un arbre, essayent de capturer des colombes.

Toile d’origine marouflée sur panneau de bois.

La toile est signée en bas à gauche « J.Parrocel » et datée 1764.

Trés bel ...

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... état de conservation, petites restaurations d’usage.

Dimensions :

Hauteur : 274,5 cm ; Largeur : 164,5 cm


Notre avis :

La toile monumentale que nous présentons faisait probablement partie d’une série des quatre éléments destinée au décor d’un important chateau.
Avec ses enfants oiseleurs et ses volatiles elle symbolise l’air.
Les chérubins et les symboles de l’amour représentent parfaitement le style « Roccoco », courant dont le but est de faire oublier la réalité, grâce à des représentations de scènes légères, de gaietés et de joie de vivre.
Dans les années 1760-1765, Joseph François Parrocel prend petit à petit la relève de son maitre François Boucher (1703-1770) pour ce type de grand décor.
Décrié pour son rôle de suiveur et ses peintures suaves par le passé, il obtient la plus haute distinction en étant sélectionné par les bâtiments du roi en 1763 pour la réalisation du plafond de la salle de spectacle du château de Choisy.
L’esquisse du projet fût acceptée et conservée par le marquis de Marigny qui était alors l’intendant des bâtiments du roi.
Le sujet « Thalie, Melpomène et Terpsychore,sur des nuées avec divers groupes d’enfants tenant des guirlandes de fleurs» fût peint par Parrocel au printemps 1763 et reçu un trés bel accueil.
Nos toiles, signées « 1764 » furent peintes dans la foulée de ce travail royal et durent nécessiter de longs mois de préparation entre l’esquisse, le dessin et la réalisation finale.
Au vu de la taille monumentale on peut facilement imaginer que la destination était trés importante et il n’est pas exclut qu’il s’agisse d’une commande publique d’une personne trés proche du roi.
Si généralement ce type de toile est traité pour être vu de loin, ce n’est pas le cas ici ; l’ensemble est minutieusement réalisé à la manière d’un tableau de chevalet.
Contrairement aux oeuvres « Roccoco » souvent trés chargées, Parrocel a tempéré le rocaille avec un vase néoclassique et des éléments décoratifs qui préfigurent le style Louis XVI.
L’ensemble de la composition est fluide, les coloris rendus parfaitement avec le blanc nacré du vase en marbre, le rose tendre des fleurs ou les carnations vivantes des chérubins.
A nos yeux cette série des éléments constituent le chef d’oeuvre de Joseph François Parrocel.
C’est d’ailleurs probablement nos toiles qui inspirèrent à Diderot un commentaire élogieux sur JF Parrocel en 1765 « c’est un bonhomme, qui a même, à ce que l’on dit, quelques gouts pour la grande décoration ».


Joseph François Parrocel né à Avignon en décembre 1704 et mort à Paris le 14 décembre 1781 est un peintre et graveur français.
Issu d'une famille d'artistes, Joseph François Parrocel est né à Avignon et baptisé le 3 décembre 1704.
Il est le fils de Pierre Parrocel qui lui enseigne la peinture et de Marie Anne de Seisson. Il se marie d'abord avec Françoise Lemarchand puis avec une Anglaise, Christine Edwige Ally. Il a quatre filles, Jeanne-Françoise (1734-1829), Marie, Thérèse (1745-1835) et Jeannette (1747-1832), qui feront toutes de la peinture.
Comme une grande majorité de peintres français du 18 ème siècle, il part à Rome en 1717 et se fixe à Paris dés son retour, ce qui lui permet d’intègrer l’académie royale en 1731 et de travailler quelques années plus tard (1740) au service du cardinal de Rohan qui le charge du décor de son palais.
En 1751, il est reçu à l’académie St Luc et il expose au salon entre 1755 et 1781.
Il sera trés connu pour ses scènes de batailles mais c’est aussi un grand décorateur comme le mentionnera Diderot en 1765.
En effet à son apogée ,dans la décennie 1760-1770, il travaille pour le roi à Choisy, pour la comédie royale et pour l’hôtel de la Marine.
Son décor trés rocaille est largement inspiré de celui de François Boucher mais il incorpore souvent des éléments d’architecture trés minutieux et des animaux particulièrement vivant.

Franck Baptiste Paris

Tableaux XVIIIe siècle Louis XV

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