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Le Nubien - CORDIER Charles (1827-1905)
Le Nubien - CORDIER Charles (1827-1905) - Sculpture Style Napoléon III Le Nubien - CORDIER Charles (1827-1905) - Galerie Tourbillon Le Nubien - CORDIER Charles (1827-1905) - Napoléon III
Réf : 85886
15 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Charles CORDIER (1827-1905)
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze
Dimensions :
H. 52.5 cm
Sculpture Sculpture en Bronze - Le Nubien - CORDIER Charles (1827-1905) XIXe siècle - Le Nubien - CORDIER Charles (1827-1905) Napoléon III - Le Nubien - CORDIER Charles (1827-1905)
Galerie Tourbillon
Galerie Tourbillon

Sculpture des XIXe et XXe siècles


06 17 35 26 01
Le Nubien - CORDIER Charles (1827-1905)

"Saïd Abdallah de la tribu de Mayac, royaume de Darfour"
connu aussi sous le titre "Le Nubien"

Bronze à patine marron nuancé
Socle en onyx

France
circa 1855
haut. 52,5 cm

En 1847, la rencontre avec Seïd Enkess, ancien esclave noir devenu modèle, détermina l'orientation de la carrière de Charles Cordier. Exposé au Salon de 1848 sous le titre de Saïd Abdallah, de la tribu de Mayac, royaume de Darfour, le buste attira l'attention et, en 1851, la reine Victoria en acquit un bronze à l'Exposition internationale de Londres.
Charles Cordier relatait cette rencontre dans ses Mémoires : « Un superbe Soudanais paraît à l'atelier. En quinze jours je fis ce buste. […] Ce fut une révélation pour tout le monde artistique. […] Mon genre avait l'actualité d'un sujet nouveau, la révolte contre l'esclavage, l'anthropologie à sa naissance… »

Biographie :
Henri Joseph Charles Cordier, dit Charles Cordier (1827-1905) est un sculpteur français dont ses sujets ...

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... sont représentatifs du style orientaliste et de l'éclectisme propre au Second Empire. Fils de pharmacien, Charles Cordier entre en 1846 à l’École des beaux-arts de Paris. Mais il n'y reste pas longtemps, car il entre la même année dans l'atelier de son maître François Rude. Il y fait alors la rencontre décisive d'un ancien esclave soudanais affranchi devenu modèle professionnel, Seïd Enkess dont il réalise le buste en quinze jours. Ce fut le départ de son œuvre ethnographique. Son genre avait l'actualité d'un sujet nouveau, la révolte contre l'esclavage, l'anthropologie à sa naissance.

Dès lors, il produit une grande quantité de statues orientalistes et notamment des bustes. Dès l'année de l'abolition de l'esclavage en 1848, Charles Cordier réalise plusieurs séries de portraits de Saïd Abdallah, de la tribu de Mayac, Royaume de Darfour ou "Nègre de Tombouctou" ou "Nègre Nubien". La reine Victoria acquiert ce bronze lors de l'Exposition universelle de 1851. Dès 1851, il sculpte une série de bustes d'une Vénus africaine. Ses envois au Salon de 1853 font sensation. Avec ses bustes en bronze d'un homme et d'une femme Mongols ou Chinois (1853), il cherche à obtenir des effets de polychromie plus riches, tendance à laquelle il restera fidèle dès lors, d'où de nouveaux bustes africains colorés tel le célèbre "Nègre du Soudan" (entre 1856 et 1857), acquis par Napoléon III en 1857, conservé à Paris au musée d'Orsay.

En 1855, son envoi de deux Chinois en bronze doré, argenté et émaillé à l'Exposition universelle de Paris est très remarqué. Il emploie des marbres de Paros, des onyx taillés pour les draperies, des émaux sur cuivre, l'argent, l'or. Charles Cordier teint par différents procédés les marbres de Carrare et emploie des pierres semi-précieuses, tout en modelant dans un style classique. Grâce à des bourses octroyées par le gouvernement, l'artiste peut étudier in situ pour « fixer les différents types humains qui sont au moment de se fondre dans un seul et même peuple ». Il voyage en Italie, en Algérie (1856), en Grèce (1858) dans l'archipel des Cyclades et en Égypte (1866 et 1868).

Au Salon de 1857, Charles Cordier expose 18 bustes dont douze sont des études d'Algériens, la plupart en bronze. Il perfectionne la polychromie de ses œuvres en envoyant au Salon de 1863 le buste d'une "Femme juive algérienne" en bronze émaillé, onyx et porphyre ; en 1864 une "Jeune mulâtresse" en bronze, émail et onyx ; en 1866 une statue grandeur nature d'une "Femme arabe" en bronze, émail et onyx, acquise par l'impératrice Eugénie pour son musée chinois à Fontainebleau ; et en 1867 le buste d'un "Fellah" en bronze, or, argent, turquoise et porphyre. En 1860, refusé par un jury de sculpture, indigné, il en appelle au surintendant Émilien de Nieuwerkerke, à la princesse Mathilde et à Napoléon III lui-même. L'empereur, pour temporiser, le décore.

Cependant, son œuvre abondant ne se limite pas à des représentations ethnologiques. Charles Cordier réalise plus classiquement des bustes de personnalités comme ceux de l'amiral Courbet (1885 et 1886), du général Fleury (1863), ou de ses proches, ainsi que des sculptures religieuses comme une Vierge du XIIe siècle (1889), ou des Vénus et autre Prêtresse. Pour les grands chantiers parisiens du Second Empire, Cordier participe à ceux du palais du Louvre, de l'opéra Garnier et de l'hôtel de ville. Charles Cordier a également réalisé entre autres le Monument au maréchal Gérard (1856, Verdun), le Triomphe d'Amphitrite (1861), la statue de Jean-Baptiste pour la tour Saint-Jacques à Paris (vers 1854), ou les cariatides de L'Harmonie et La Poésie de la cheminée ouest du grand foyer du palais Garnier à Paris (1872).

La ville du Caire conserve son Monument à Ibrahim Pacha, une statue équestre qu'il réalise en 1872. Pour le Mexique, Charles Cordier réalise vers 1872 un Monument à Christophe Colomb, flanqué aux angles de quatre statues de dominicains et franciscains qui l'avaient aidé dans sa mission divine, les bas-reliefs ornant le piédestal représentant des forêts vierges et la construction d'une cathédrale.

Charles Cordier est l'auteur de 617 œuvres recensées, dont 365 bustes ethnographiques et 103 portraits bourgeois. Il a obtenu une médaille de troisième classe au Salon de 1851, une de deuxième classe en 1853, avec rappel en 1857. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 6 août 1860.

Galerie Tourbillon

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Retour de Chasse - Roger GODCHAUX (1878-1958)
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Prix : Sur demande

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