Par Costermans Antiquités
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Tableaux anciens du XVIIeme, mobilier et objets d'art des XVIIe, XVIIIe
Joseph VAN BREDAEL (Anvers, 1688 — Paris, 1739)
Paysage d’hiver
Huile sur panneau, 22,5 x 30,5 cm
Ce tableau représente un paysage hivernal animé, dominé par un village aux maisons compactes et aux toits couverts de neige, installé au pied d’un relief vallonné. Le ciel clair, parcouru de nuages légers et de vols d’oiseaux, baigne la scène d’une lumière froide et diffuse, tandis que les arbres dénudés soulignent la rigueur de la saison.
Au premier plan, des paysans, voyageurs et attelages avancent péniblement sur un chemin gelé, tirant des charrettes ou menant des chevaux chargés. Ces figures, saisies dans leurs gestes quotidiens, insufflent vie et mouvement à la composition et témoignent d’un monde rural actif malgré les contraintes de l’hiver, dans une atmosphère à la fois réaliste et paisible.
Joseph van Bredael est un peintre flamand spécialisé dans les paysages italianisants et les scènes de genre représentant villages, ...
... foires, marchés et batailles. Issu d’une importante dynastie d’artistes anversois, il est formé par son père Joris van Bredael et baigne très tôt dans la tradition picturale héritée de Jan Brueghel l’Ancien et de Philips Wouwerman.
Dès sa jeunesse, il travaille comme copiste pour des marchands d’art, réalisant des copies d’une grande qualité, parfois difficiles à distinguer des originaux. Cette activité marque durablement son style, fondé sur l’assimilation et la réinterprétation des modèles du XVIIe siècle. Il adapte l’esthétique brueghelienne au goût de son temps, en y apportant une touche personnelle dans le dessin des figures et la finesse du pinceau.
Van Bredael peint principalement des paysages animés, accordant une attention minutieuse aux détails et à la construction spatiale. Ses compositions, souvent organisées en plans successifs, se caractérisent par une palette douce dominée par des tons bleutés et bruns. Son exécution précise, presque miniaturiste, lui vaut d’être considéré comme l’un des meilleurs continuateurs de Jan Brueghel l’Ancien.
Installé à la fin de sa vie en France, où il devient membre de l’Académie royale du duc d’Orléans, Joseph van Bredael meurt à Paris en 1739. Son succès se mesure notamment à la répétition de certaines compositions, qu’il décline en plusieurs versions très proches.