Par Tobogan Antiques
Belle jardinière orientaliste de forme rectangulaire en onyx d’Algérie et bronze ciselé et doré. La partie supérieure, en forme d’arabesque, est soulignée d’une frise de feuilles d’eau. Des cartouches rectangulaires en creux et carrés en relief accueillent des plaques en bronze doré à décor stylisé en émail cloisonné d’inspiration persane composé d’entrelacs et motifs géométriques dans une palette vive de bleus turquoise, roses, verts. Agrémentée sur les petits côtés de cabochons moulurés en onyx ornés de deux fleurons finissant en pointe, elle repose sur quatre pieds griffe en bronze doré.
Cette jardinière se présente comme un objet d’apparat caractéristique des productions d’arts décoratifs de la seconde moitié du XIXe siècle, où le goût pour l’exotisme et les matériaux précieux s’inscrit dans une esthétique historiciste et éclectique. Elle témoigne du raffinement technique et de l’intérêt pour l’orientalisme qui ...
... marquent le Second Empire
Biographie :
Le sculpteur Eugène Cornu (1827-1899), installé 29 rue Popincourt à Paris, travailla tout d’abord comme dessinateur et directeur des travaux de la maison Tahan (1813-1892), avant de travailler à partir de 1858, en étroite collaboration avec la Compagnie des Marbres Onyx d’Algérie, dirigée par Gustave Viot (1828-1897), et créée par Alphonse Pallu (1808-1880) le 14 juin 1858. Cette compagnie se réfère à l’exploitation de l’onyx, connu depuis l’Antiquité et redécouvert en 1849 dans la province d’Oran en Algérie par Del Monte, un marbrier. Elle ouvrit en 1863 un magasin au n°24 du Boulevard des Italiens à Paris. Au milieu des années 1860, le nom de la compagnie changea pour « G. Viot & Cie » and produisit à partir de modèles de sculpteurs renommés, tels Eugène Cornu, Albert Carrier-Belleuse (1824-1887) (Victoria & Albert Museum, Inv. 9070-1863), Charles Cordier (1827-1905)(Orsay, Inv. RF 2996) ou Louis-Ernest Barrias (1841-1905) (Orsay, Inv. RF 1409) des œuvres décoratives de grand luxe ayant pour particularité d’associer l’onyx au bronze, et parfois l’émail. Ils présentèrent ainsi sur leur stand à l’Exposition Universelle de Paris en 1867, une impressionnante paire de vases en onyx, bronze et émail avec leurs sellettes à figures d’éléphants (signée « G. Viot et Cie, Exposition de 1867, Eugène Cornu Inventeur » ; Catalogue Officiel de l’Exposition, groupe III, classe XIV, « meubles de luxe », n°65) qui admirée du jury, leur rapporta une médaille d’or (Rapports du Jury International, Exposition Universelle de 1867 à Paris, 1868, t. III, groupe III, classe XV, chapitre II, § 2, p°45 & 46). Vers 1873 Eugène Cornu devint le directeur de la Compagnie qui prit alors le nom de Société des Onyx d’Algérie E. Cornu et Cie. Vers 1878, la société fut ensuite dirigée par H. Journet dont elle prit le nom. La société resta ouverte jusqu’au début du XXe siècle.
Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « E. Cornu et G. Viot et Cie, jardinière orientaliste, France circa 1870 » présenté par Tobogan Antiques, antiquaire à Paris dans la catégorie Cassolettes, coupe et vase Napoléon III, Objet de décoration.