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Commode Louis XIV au grand masque de Cérès par Thomas Hache
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Réf : 94261
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Thomas Hache
Provenance :
Grenoble
Materiaux :
Palissandre & Noyer - Bronze
Dimensions :
L. 133.5 cm X H. 85.5 cm X P. 69.5 cm
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Antiquités Philippe Glédel
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Mobilier 18e, Meubles régionaux, Meubles de port


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Commode Louis XIV au grand masque de Cérès par Thomas Hache

Commode Louis XIV à dessus de bois dite "à consoles rapportées" en marqueterie de palissandre et placage de noyer des Alpes et à très riche ornementation de bronze doré.
Par Thomas Hache, ébéniste du duc d’Orléans. Grenoble vers 1715.

Très rare commode à façade bombée et dessus bois cerné d'une lingotière, ouvrant à trois tiroirs sur trois rangs, les traverses intermédiaires foncées de cannelures, les montants avant en encorbellements de consoles renversées sommés de pans coupés à pilastres cannelés, les montants arrière à décrochement également foncés de deux glyphes.
Le bâti en sapin est recouvert d'une marqueterie de palissandre en façade, en frisage en fougère encadré de larges filets, et sur les côtés d'un placage de noyer en frisage tandis que le plateau est revêtu d'une marqueterie de palissandre à motifs géométriques de cercles et demi-cercles à réserves en ailes de papillons de part et d'autre d'un large motif quadrilobé aux ...

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... contours en aubier clair.
Elle est parée d'une exceptionnelle ornementation de bronzes ciselés et dorés (et de laiton poli pour la lingotière et les onze cannelures) : mains pendantes à platines à têtes de bélier ajourées de feuillage entrelacé, entrées de serrures au masque d'Apollon enrubanné, petits mascarons d'Apollon sur culots, écoinçons de tiroirs à petites coquilles Saint-Jacques épaulées de crossettes, chapiteaux à enroulements en tors piqués de rosaces, chutes de montants en culots à rinceaux de muguet amortis de bustes féminins, coquilles en palmettes et chutes à volutes sortantes, en côté très important mascaron de Neptune, et enfin parements de pieds à entrelacs de mouvements en C et important cul-de lampe au masque de Cérès dans un cartouche déroulé, le tout flanqué de larges volutes d'acanthe crispée.

Thomas Hache (1664 - 1747), maître en 1701, est le fils de l'ébéniste toulousain Noël Hache dans l'atelier duquel il débute un apprentissage qu'il poursuit plus tard à Paris puis dans le Duché de Savoie. Son mariage avec la fille de l'ébéniste grenoblois Chevalier décide de son installation définitive dans le Dauphiné. Il reprend ainsi l'atelier réputé de ce dernier, situé rue Neuve à Grenoble, atelier qu'il développe et dont il élève la renommée jusqu'à s'attirer la faveur de Louis d'Orléans qui se concrétise par l'octroi en 1721 d'un brevet de Garde et Ébéniste de Monseigneur le Duc d'Orléans, ce qui lui ouvre toutes grandes les portes vers la clientèle aristocratique.

La principale singularité des Hache, la plus déterminante à leur réputation, est d'être les seuls ébénistes de province à avoir égalé les plus grands maîtres parisiens. C'est sans doute Thomas qui se sera le plus rapproché des modèles de la capitale avec ses commodes mazarine dites au Jasmin à la manière d'un Gaudron et ses modèles bombés traités à la manière de Gaudron et de Lieutaud.
Car si nous devions rechercher les modèles d'inspiration de Thomas Hache, c'est bien du côté de François Lieutaud qu'il conviendrait de regarder, mais aussi d'Etienne Doirat (notamment pour un certain nombre de bronzes, ces deux ébénistes ayant le rare privilège de fondre leurs propres modèles) et non pas de François Mondon comme il l'a été dit, en se référant (mal à propos) à l'ouvrage de Pierre Rouge. Même si nous tenons Mondon en haute estime (étant en cela moins critique que Jean Nicolay), nous ne prétendrons pas qu'il fut un inventeur tel que le fut Lieutaud, ébéniste d'une autre stature (ainsi que Thomas Hache lui-même d'ailleurs). Rappelons que Mondon, qui n'a accédé à la maîtrise que vers 1730, n'a tout simplement pas fabriqué de commodes Louis XIV. Il est d'une autre génération et en effet en 1715 (date correspondant à la fabrication de notre commode) alors que Thomas Hache est un ébéniste arrivé à la pleine maturité (il a 51 ans et Lieutaud en a 50), Mondon est encore un tout jeune homme (21 ans) en apprentissage. Que ce dernier ait été inspiré par Thomas Hache, la chose serait par contre envisageable (et d'autant que Mondon est originaire d'une famille d'artisans du Dauphiné) mais le contraire est tout simplement chose impossible.
Sur cette commode, tant le choix du palissandre du Brésil que la luxuriance de l'ornementation, rares chez les Hache, démontrent la volonté de Thomas d'être au plus près des grands maîtres de la capitale. Mais s'il est bien entendu influencé par le goût et le savoir-faire parisien, ses commodes, marquées par sa forte personnalité (son génie créatif, pour reprendre un terme de l'intitulé de l'ouvrage de référence) sont parfaitement reconnaissables et ce modèle, issu du classique modèle en D enrichi d'une large console en saillie à l'avant et d'un décrochement à l'arrière, lui est même particulier.
Notre commode est aisément rattachable au corpus des modèles dits "à consoles rapportées" fabriqués entre 1715 et 1720 que nous sommes tenté de nommer "au grand masque de Cérès". Nous trouverons ainsi dans l'ouvrage Le génie des HACHE une commode lui faisant écho, illustrée planche 93. Nous présenterons en documentation les trois commodes connues en soulignant le supplément d'excellence de notre commode enrichie d'une garniture de bronze toutes faces.

La commode a été l'objet d'une restauration de haut niveau, qui s'est espacée sur une année. Elle a été "déshabillée", les bronzes redorés (et ainsi nous avons eu le loisir de peser sa garniture : 9,5 kg!), son placage très finement poncé, et nous ne l'avons pas sacrifiée à la mode du "tout clair", nous abstenant de tout procédé chimique, puis reverni au tampon par nombreuses passes successives.
Elle se présente donc sous nos yeux dans un état, éclat serions-nous tenté de dire, qui ne pourra que combler l'amateur le plus exigeant, et nous avons toutes les raisons de croire qu'elle se présentait semblablement il y a 300 ans, notamment pour la raison que son placage a retrouvé la couleur qui était encore sienne sous ses bronzes (parties demeurées à l'abri de toute source lumineuse) et en effet ce ton brun foncé du palissandre convient (tout comme les mauves foncés des bois de violette et d'amarante) parfaitement pour faire ressortir l'éclat des riches garnitures de bronze doré. Car donc si Hache, disposant de tout une gamme de bois aux couleurs claires, avait souhaité donner une telle tonalité à sa commode, il n'aurait certainement pas utilisé le palissandre.

(Son vernis, véritable miroir, est cause de reflets sur les photographies et d'une accentuation de la nuance de couleur entre entre façade et côtés).

"Espace détente"
Nous ajouterons un document, tiré de l'ouvrage de référence Le génie des HACHE, à l'usage de ceux qui laisseraient entendre que l'absence de bronze en côtés serait un élément d'attribution à Hache.
En revanche, on ne trouvera pas dans cet ouvrage un centre de plateau à motif de croix huguenote et moins encore à motif polylobé en feuilles de placage scié affrontées ne présentant pas des motifs figurés en parfaite opposition, ceci étant valable pour tout maître du XVIIIe.

Conditions générales de livraison :

Pour tout objet ou meuble à partir de 5.000 euros, nous livrons nous-mêmes gratuitement partout en France (et parfois même au delà), il y a possibilité d'obtenir cette même prestation pour des pièces de moindre valeur suivant la destination et le délai.

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