Par Spectandum
Réalisée en fibres, bois, écorce battue et pigments naturels, cette coiffe était portée lors de rituels organisés par une société secrète. Une fois dissimulé sous son costume, le porteur incarnait un esprit.
Les coiffes de ce type sont extrêmement rares. Un exemplaire comparable est conservé au British Museum (inv. Oc,1305) et un autre au Grassi Museum für Völkerkunde de Leipzig (inv. Me 05314).
Anthony Innocent Moris, dit « Père Moris », fut l’un des premiers marchands et collectionneurs d’art tribal. À sa mort en 1951, Charles Ratton immortalisa sa collection en photographiant les objets qui avaient progressivement envahi son appartement parisien. Sur l’un de ces clichés, on peut identifier la coiffe du Vanuatu provenant de la collection Bottet, posée au sommet d’un poteau yoruba.