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Armoire rennaise par Charles II Croizé
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Réf : 125401
20 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Croizé
Provenance :
France - Haute-Bretagne
Materiaux :
Merisier
Dimensions :
H. 244 cm
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Antiquités Philippe Glédel
Antiquités Philippe Glédel

Mobilier XVIIIe parisien et régional, dont meubles de port.


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Armoire rennaise par Charles II Croizé

Exceptionnelle armoire de mariage rennaise de style Régence en merisier très richement sculpté.
Elle est signée et datée : "FAIT DU 28 MAI 1825 PAR CROIZÉ"
Travail du pays de Rennes.

En mars 1988, une armoire signée Croizé et datée du 28 mai 1824, à l'encan à la salle des ventes de Rennes, créa l'évènement. En effet elle était, non pas seulement plus belle (une fois n'est pas coutume, et sans ambages, nous utiliserons ici cet adjectif, et d'autant qu'il y est parfaitement contextualisé) que toutes les autres armoires rennaises connues (et sans doute même plus extraordinaire que ce que les amateurs pouvaient imaginer), ensuite parce qu'elle établit le record du plus haut prix en vente publique pour une armoire rennaise, et enfin parce qu'elle fut préemptée par les musées de Rennes et que son conservateur, Jean-Yves Veillard, s'était déplacé en personne pour en faire l'acquisition.
Cette armoire, que nous illustrons en documentation, est considérée comme ...

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... souveraine parmi toutes les armoires rennaises.
Quelques années plus tard, Alison Clarke, conservatrice du musée de la Bintinais, dans le cadre d'un appel à documents avant la parution en 1997 de l'ouvrage Menuisiers et mobilier du Pays de Rennes, reçue de ses propriétaires la photographie d'une armoire presque similaire et datée cette fois du 28 mai 1825, photographie dont elle voulut bien à l'époque nous donner un exemplaire que nous avons précieusement conservé et reproduisons en documentation,

Comme souvent en art, que ce soit par la volonté de l'artiste ou pour répondre à une commande pressante, un chef-d'œuvre est souvent associé à une seconde version. Certainement les datations du 28 mai 1824 et du 28 mai 1825 ne sont pas fortuites, et ceci d'autant que Charles II Croizé a déjà laissé d'autres signes à la postérité, notamment une fameuse signature en rébus.

C'est cette même armoire de 1825 que nous avons le grand plaisir de présenter, et en toute logique nous dirons qu'il s'agit de la plus exceptionnelle armoire rennaise détenue en main privée, et serait-ce être emporté par notre passion que de penser que nous pourrions même aller jusqu'à la qualifier de plus exceptionnelle armoire régionale française en main privée? Qu'on veuille bien nous en montrer une autre avec une telle qualité et une telle profusion de sculpture combinées (sans qu'on puisse parler de surcharge ou d'épuisement du style, ce que l'on observera, mais bien des années plus tard, dans le pays de Rennes).

Les Croizé sont à la Bretagne ce que les Hache sont au Dauphiné, et comme eux, sur trois générations, ils ont utilisé les plus beaux bois de la région, ils ont fabriqué les meubles les plus soignés mais surtout ils se sont montrés novateurs et aussi les plus grands inventeurs pour les orner, entraînant les autres artisans à leur suite...
(Jean-)Charles Croizé (1775-1848) que nous nommons Charles II Croizé (car Charles était son unique prénom d'usage), est le fils de Charles Croizé (1746-1814) et tout comme ce dernier il est en Haute Bretagne le menuisier-sculpteur le plus doué de sa génération. Il installe son atelier à Pacé qui devient, avec ses fils travaillant à ses côtés assistés de quelques apprentis, le plus important de la région. Son travail est dans la continuité de celui de son père, qui est son maître et aux côtés duquel il interagit jusqu'à ses presque quarante ans, mais bien entendu il crée son propre répertoire ornemental, et s'il est pour sa part un artisan du style Louis XV (style qui ne pénètre la Bretagne qu'au début du XIXe siècle) il revient aux sculptures "à la Bérain" pour de très rares armoires dans le style de celles de son père et de son oncle François Allory, meubles qui ont marqué l'âge d'or du mobilier rennais et, en ces très rares occasions, il nous laisse à voir des œuvres encore plus éblouissantes.

On peut établir un élément de comparaison avec une armoire de nos anciennes collections qui est sans doute la plus belle armoire connue de Charles I Croizé : http://antiquites-gledel-philippe.chez-alice.fr/T-Armoire-rennaise-de-mariage-signee-Charles-Croize.html

On peut voir d'autres meubles de Charles II Croizé dans ces deux ouvrages de référence :
UNE DYNASTIE DE MENUISIERS DU PAYS DE RENNES, LES CROIZÉ – Jean-Yves Veillard.
LES BEAUX MEUBLES RUSTIQUES DU VIEUX PAYS DE RENNES - Dr. Jambon / Ed, Plihon 1927 ou re-Ed. Laffitte.
MENUISIERS ET MOBILIER DU PAYS DE RENNES - Gwénaël Baron / Ed. Apogée.

On peut aussi se reporter à notre exposé sur la dynastie Croizé dans lequel cette armoire figure : http://antiquites-gledel-philippe.chez-alice.fr/le_Mobilier_du_pays_de_Rennes_Les-Croize.htm

On le voit, la sculpture de Charles II Croizé est d'une finesse sans égale, elle foisonne en une multitude de motifs et la gouge du maitre sculpteur a ciselé les panneaux de merisier avec autant de virtuosité que de grâce et de douceur. Véritablement "de la dentelle". Ce pur chef-d’œuvre du mobilier de Haute Bretagne invite imanquablement au toucher, à la caresse.
On observera particulièrement :
- La corniche sculptée d'acanthes imbriquées et son formidable fronton "à galerie" ajouré à claire-voie qui s'étire sur toute sa largeur.
- La fastueuse ornementation des panneaux animés d'un luxuriant répertoire "à la Bérain" : couronnes, dais, lambrequins ornés de campanes, palmettes, miroirs, "liens d'amour", colonnes ioniques, coquilles au naturel, coquilles allongées en festons, panaches festonnés, rangs de perles, tiges florales, tiges de baies, guirlandes florales, fleurons, acanthes, motifs en C et en S, fonds réticulés...
- Le pied dit "en escargot" posé sur bouchon mérite également que l'on s'y arrête, il signe à lui seul un travail de Charles II Croizé car à notre connaissance aucun autre menuisier breton n'a réussi sa découpe et le délié de ses courbes aussi parfaitement.

L'armoire possède toujours ses trois étagères d'origine, celle du centre munie de deux tiroirs entièrement fabriqués en merisier tout comme l'est l'intégralité des côtés panneautés. Le dos du meuble d'un beau fini est en poirier massif. Enfin elle est toujours parée de sa serrure à crémone et de sa clé d'origine en fer forgé.

État :
Exceptionnel état de conservation, tous les élements
(y compris les chevilles numérotées) d'origine,
infimes restaurations d'usage.
Ce meuble a été l'objet d'une finition particulièrement approfondie, sa patine profonde, d'origine, ravivée par égrenage-polissage-remplissage et une mise en cire méticuleuse, est absolument superbe.

Meuble référent :
Armoire signée FAIT DU 28 MAI 1824 ANNO DOMINE PAR CROIZÉ. Musée de Bretagne.

Ancienne provenance :
Château du Breil (Martigné-Ferchaud). Conservée dans la même famille depuis des générations. Cédée pour cause de départ à l'île de la Réunion.

Dimensions :
hauteur 2,44 m x largeur 1,45 m x profondeur 0,61 m
(hors débords de corniche pour ces deux dernières)

Conditions générales de livraison :

Pour tout objet ou meuble à partir de 5.000 euros, nous livrons nous-mêmes gratuitement partout en France (et parfois même au delà), il y a possibilité d'obtenir cette même prestation pour des pièces de moindre valeur suivant la destination et le délai.

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