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Antoine Félix BOISSELIER (1790-1857) - Vue des ruines du château du Vivier-en-Brie
Antoine Félix BOISSELIER (1790-1857) - Vue des ruines du château du Vivier-en-Brie - Tableaux et dessins Style Louis-Philippe Antoine Félix BOISSELIER (1790-1857) - Vue des ruines du château du Vivier-en-Brie - Galerie de Lardemelle
Réf : 83956
VENDU
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Antoine Félix BOISSELIER (1790-1857)
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 41 cm X H. 27 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Antoine Félix BOISSELIER (1790-1857) - Vue des ruines du château du Vivier-en-Brie XIXe siècle - Antoine Félix BOISSELIER (1790-1857) - Vue des ruines du château du Vivier-en-Brie
Galerie de Lardemelle
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Peintures et dessins du XIXe siècle


+33 (0)6 75 51 37 49
Antoine Félix BOISSELIER (1790-1857) - Vue des ruines du château du Vivier-en-Brie

Antoine Félix BOISSELIER
(Paris, 1790 - Versailles, 1857)

Vue des ruines du château du Vivier-en-Brie

Huile sur toile
Signée en bas à gauche
Datée et située au dos
27 x 41 cm
1834

Antoine-Félix, surnommé Boisselier le jeune, fut d'abord formé par son frère Félix (Damphal,1776 - Rome,1811), un élève de Regnault plutôt spécialisé dans le genre historique et qui remporta deux années de suite le Grand Prix de Rome de peinture en 1805 et 1806 ; ce frère aîné eut un destin tragique puisqu'il se suicida par noyade dans le Tibre en janvier 1811.
Après un voyage en Italie dans les années 1811/1812 - probablement en premier lieu pour s’occuper des obsèques de son frère, Boisselier le jeune rentre en France et s’inscrit en 1817 à 26 ans aux Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier du maître du paysage néo-classique Jean-Victor Bertin. Fort de son talent, de son expérience déjà grande, et des conseils de son maître, il est reçu 2ème au Prix de Rome ...

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... du paysage historique nouvellement créé et dont Valenciennes était l'initiateur. Sur le thème de Démocrite et les Abdéritains, il est devancé par l'intouchable Michallon, un autre élève de Bertin.
Dès lors, Boisselier exposera régulièrement au Salon jusqu'en 1853, ne dédaignant pas les expositions de province (Douai, Cambrai - dont il est membre de l'Académie, ...). Il obtient de nombreuses récompenses, comme en 1824 une médaille de 2ème classe. Consécration nationale, il est décoré de la Légion d'Honneur en 1842.
Il fait œuvre de pédagogie en étant professeur de dessin à l'école militaire de Saint-Cyr à partir de 1830, et en ayant son propre atelier dans lequel il formera par exemple Charles-Émile Lambinet ou Édouard-Charles de Beaumont.
Boisselier expose régulièrement des vues d'Italie jusqu'à la fin de sa carrière, mais les régions françaises retiennent aussi ses pinceaux : l'Auvergne, le Dauphiné, la Dordogne, et surtout la Provence et le bassin parisien (vues de Pierrefonds, Fontainebleau, Les Andelys, Épône, Les Vaux de Cernay et bien sur notre tableau...).
En dehors du paysage pur, il peint plusieurs scènes historiques dans les années 1820 et 1830, et chose plus rare, des tableaux religieux pour Saint-Sulpice en 1827.

Situé aujourd’hui sur la commune de Fontenay-Trésigny dans le département de Seine-et-Marne, le Palais du Vivier, installé sur les bords du Bréon affluent de l’Yerres, était originellement intégré au domaine royal sous Philippe IV le Bel.
C’est au Vivier, nom issu de l’étang poissonneux qui se trouve à proximité, que Philippe V le Long y signera les ordonnances sur l’organisation de la Cour des comptes et du parlement de Paris en 1320. Puis les rois se succèdent, Charles V l’agrandi et y installe une chapelle dédiée à Saint Louis. Le château sert en 1352 d’écrin fastueux pour le mariage de Jeanne de France, fille du roi Jean II le Bon, avec le roi de Navarre Charles le Mauvais. La chapelle est alors élevée au rang de collégiale pour l’occasion. Dans les années 1390, Charles VI sera cantonné au Vivier à la suite de ses crises de folie. C’est d’ailleurs pour la distraction de ce dernier que le jeu de tarot, tel que nous le connaissons aujourd’hui, a été développé au Vivier par son médecin personnel afin de calmer ses humeurs. Après le château va être abandonné bien que l’on continue à servir des carpes du Vivier à la table du Louvre. François Ier sera le dernier à y coucher – chez les chanoines voisins, le château étant dans un état de délabrement avancé, et Louis XIV le dernier à y passer en 1694.
Le Vivier servira de carrière de pierres sous la révolution avant d’être sauvé par l’avocat parisien Maître Jean-Baptiste-Nicolas Parquin qui sauve les lieux en restaurant les ruines, les étangs et les jardins.
Le domaine passe depuis lors de mains privées en mains privées et est aujourd’hui classé au titre des monuments historiques.

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