Par Finch and Co
Une rare paire de figures funéraires sculptées du peuple Kalasha
Représentant un personnage masculin et, plus rarement, un personnage féminin
Bois de cèdre, galet de quartz, polychromie
Patine sèche liée au vieillissement
Nord-est de l’Afghanistan, autrefois connu sous le nom de « Hindu Kush »
XIXe siècle
Dimensions :
Homme : 44 cm de hauteur – 17¼ pouces de hauteur
Femme : 42,5 cm de hauteur – 16¾ pouces de hauteur
Provenance :
Ancienne collection privée
Voir : Finch and Co, catalogue n° 33, automne 2019, objet n° 81 pour une rare figure équestre du Kafiristan
Comparer : une figure féminine assise au British Museum, As1930,1023.2, portant une coiffe / couronne similaire
Dans l’extrême nord-est de l’Afghanistan se trouve le Kafiristan, connu comme « le pays des infidèles ou des païens ». Cette région de l’Hindu Kush constituait autrefois le domaine exclusif d’un groupe de peuples apparentés aux Indo-Européens. Certains ...
... pensaient qu’ils descendaient d’Alexandre le Grand et de ses envahisseurs macédoniens. Hérodote mentionna leur réputation de barbarie, tandis que Marco Polo les décrivit comme des « idolâtres rusés dotés d’un langage particulier ». Tamerlan envahit leurs vallées mais jugea l’expédition peu rentable et se retira rapidement.
Ce n’est que bien plus tard, à la fin du XIXe siècle, que Sir George Scott Robertson publia The Kafirs of the Hindu Kush (1896), dans lequel il décrit la fabrication et les traditions liées aux figures funéraires.
D’après le témoignage de Robertson et d’autres visiteurs britanniques du Kafiristan avant la conquête musulmane, il apparaît que ces populations vénéraient un dieu nommé « Imra », ainsi que des idoles représentant des héros anciens dont l’intercession permettait d’accéder à la divinité. Plus tard qualifiés de « zoroastriens », ils n’enterraient pas leurs morts. Le corps, entièrement vêtu, était placé dans un grand cercueil disposé sur le flanc d’une colline. À côté, une effigie en bois, masculine ou féminine, variait d’une simple figure debout à une représentation assise sur un trône carré ou montée à cheval. Parfois, ces sculptures en bois de cèdre étaient plus grandes que nature, mais leur forme restait simple et stylisée, les figures masculines étant dotées de turbans.
Toutes ces effigies représentaient des ancêtres divinisés et étaient autrefois recouvertes d’une polychromie. Il arrivait qu’elles soient placées au sommet d’un poteau à l’extérieur d’un village afin de dissuader les étrangers d’y pénétrer.
La religion kafire croyait en un paradis appelé « Burry-Li-Boule », accessible par des sacrifices aux dieux et par l’hospitalité. Quatre fêtes annuelles étaient célébrées, avec des sacrifices de chèvres au printemps et au Nouvel An, pratique comparable à celle des Grecs et des Romains.
Le témoignage de Robertson concernant un célèbre sanctuaire d’Imra est particulièrement important, car toutes les traces de ces temples et de ces effigies disparurent lors de l’invasion brutale de 1896 et de la soumission des Kafirs, entraînant la destruction de leur religion ancestrale. Cette région dévastée fut alors renommée « Nuristan », le « pays de la lumière ».
La figure féminine de cette paire est particulièrement rare ; les deux figures étaient probablement conservées à l’intérieur, comme souvenir d’ancêtres familiaux importants.
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