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Le Jou  et  La Nuit, torchères par A-E Carrier-Belleuse, France fin XIXe siècle
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Réf : 111999
60 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Carrier-Belleuse
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze patiné et doré
Dimensions :
H. 193 cm
Luminaires Lampe - Le Jou  et  La Nuit, torchères par A-E Carrier-Belleuse, France fin XIXe siècle XIXe siècle - Le Jou  et  La Nuit, torchères par A-E Carrier-Belleuse, France fin XIXe siècle  - Le Jou  et  La Nuit, torchères par A-E Carrier-Belleuse, France fin XIXe siècle Antiquités - Le Jou  et  La Nuit, torchères par A-E Carrier-Belleuse, France fin XIXe siècle
Tobogan Antiques
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Mobilier et Objets d'art du XIXe siècle


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Le Jou et La Nuit, torchères par A-E Carrier-Belleuse, France fin XIXe siècle

Signé A. Carrier
et Anc. Mon Colin éditeur – fondeur Paris

Haut. torchères : 193 cm ; Haut. socle : 80 cm ; Larg. socle : 46×46 cm

Exceptionnelle paire de femmes porte-torchères en bronze à patine brune. Chacune, différemment drapée à l’antique, tenant un candélabre en bronze doré à cinq lumières. Le Jour, la tête découverte et coiffée de tresses ; La Nuit, la tête couverte de son manteau et tenant des fleurs et fruits de pavot symbolisant le sommeil. Reposant sur un piédestal en bois mouluré et peint.

Ces femmes portent-torchères reprennent un thème cher à Carrier-Belleuse, dont le modèle de l’une des deux figures fut présenté pour la première fois à l’Exposition Universelle de Paris en 1867. Il était pour l’occasion utilisé pour une grande pendule exécutée en collaboration avec la société G. Viot, et où en place du candélabre la figure tenait un grand balancier.
(reproduit et commenté in 1851-1900 Le arti decorative alle ...

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... grandi Esposizioni Universalli, D. Alcouffe, Idea Libri, p° 78, n° 256.)

Biographie :
Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887), surnommé le « Clodion du XIXème siècle », fut un sculpteur d’une exceptionnelle fécondité, traitant ses sujets décoratifs comme ses portraits avec la même rigueur naturaliste, pleins de charme et de vie. Il entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1840, où il est l’élève de David d’Angers. Dès le début des années 1860 il connaît le succès avec ses sculptures présentées au Salon des Artistes Français. Son Messie, présenté au Salon de 1867, lui vaut la médaille d’honneur et la Croix de la Légion d’Honneur. Parmi les commandes officielles, la ville de Paris, cette « nouvelle » capitale, redessinée par les soins du Baron Haussmann, se pare de quelques-unes des plus belles œuvres de Carrier-Belleuse : l’Abondance du Pavillon de Flore au Louvre (1865), ou la somptueuse décoration du célèbre hôtel particulier de la Marquise de la Païva, situé avenue des Champs-Elysées. Mais c’est surtout avec les statues-torchères du grand escalier de l’Opéra de Paris (1873), récemment construit par Charles Garnier, que Carrier-Belleuse rencontre un immense succès auprès du public parisien. Dans le catalogue de l’Exposition Universelle de 1878, il est fait éloge de son travail, et l’on dit qu’on « vient même de Londres lui demander des modèles ». Ses nombreux bustes, groupes et allégories, ainsi que ses candélabres, vases et pendules, tous d’une ciselure remarquable, connurent sous le Second Empire un succès considérable.

Emile Colin, célèbre fondeur installé depuis 1843 au n° 29, rue de Sévigné à Paris, édite dès 1855 les plus grands maîtres de la sculpture française, tels A.E. Carrier-Belleuse (Le Zouave), J. Pradier (Les Trois Grâces, Vénus consolant l’Amour) ou J.B. Carpeaux à partir de 1875 (L’Enfant au cor), et l’orfèvre parisien Christofle. Il marque ses bronzes de la mention “E. Colin & Cie” de 1882 à 1898. La marque évolue pour devenir “M. Colin & Cie” de 1898 à 1906, puis “Ancienne Maison Colin, Jollet & Cie” de 1906 à 1923. De réputation internationale, Emile Colin envoie à l’Exposition Universelle de Chicago en 1893 des œuvres en bronze, dont des vases en marbre montés et une grande horloge en bronze. La maison Colin, compte à la fin du XIXème siècle parmi les plus grands bronziers aux côtés de Barbedienne, Susse et Siot-Decauville. A la mort d’Emile Colin en 1900, ses vieux modèles sont vendus à la maison Doistal, avenue Daumesnil à Paris, entreprise depuis lors disparue. La maison Colin est une nouvelle fois honorée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900 avec notamment des luminaires de style, modelés par Léon Méssagé.

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