EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Table à jeux Régence par François Lieutaud
Table à jeux Régence par François Lieutaud - Mobilier Style Régence Table à jeux Régence par François Lieutaud - Antiquités Philippe Glédel Table à jeux Régence par François Lieutaud - Régence Antiquités - Table à jeux Régence par François Lieutaud
Réf : 111972
VENDU
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
Paris
Materiaux :
Placage d'amarante
Dimensions :
L. 83.5 cm X l. 61.5 cm X H. 75.5 cm
Mobilier Table à Jeux - Table à jeux Régence par François Lieutaud XVIIIe siècle - Table à jeux Régence par François Lieutaud Régence - Table à jeux Régence par François Lieutaud Antiquités - Table à jeux Régence par François Lieutaud
Antiquités Philippe Glédel
Antiquités Philippe Glédel

Mobilier XVIIIe parisien et régional, dont meubles de port.


+33 (0)2 99 94 08 44
+33 (0)6 11 17 90 32
Table à jeux Régence par François Lieutaud

Rare table à jeux en bureau d'époque Régence de grande qualité. Plaquée d'épaisses feuilles d'amarante elle ouvre par deux tiroirs (dit chétrons) en côtés et un dessus amovible (bloqué par un système mécanique à bouton poussoir) foncé d'un cuir sur son parement à bordures et d'un damier plaqué d'ébène et marqueté d'ivoire en contreparement. Le plateau ôté découvre un jeu de trictrac en ébène et ivoire.

Cette table remarquable fait donc à la fois office de petit bureau, voire de table à cabaret, mais surtout de table à jeux de cartes, de jeux de dames et d'échec (rappelons que dans la première moitié du XVIIIe le même damier de soixante-quatre cases était utilisé pour les deux) et enfin de jeu de trictrac.
Elle est proposée avec un jeu d'échec en buis et bois noirci, ses dames (de trictrac) en buis et ébène, ses pions (de dames) en ébène et ivoire et deux cornets en cuir.
Entièrement recouverte d'un placage d'amarante sur un bâti de ...

Lire la suite

... qualité en hêtre (pieds et caissons de tiroirs) et de sapin, elle présente en ceinture de rares et puissants galbes en élévation et une très élégante ligne de pied avec un bel épaulement au sommet.
Le meuble est paré d'une ornementation de bronzes dorés très finement ciselés : un important mascaron de Cérès sur chacune des ceintures de façade, quatre chutes d'angle à décor de cartouches, coquilles, oves et fonds réticulés, quatre sabots enveloppants dits "en chausson" à décor de palmettes et enroulements d'acanthe, et enfin deux petites poignées de tirage à rosaces.
La table se présente dans un superbe état d'origine, tant de bâti que de placage, avec ses bronzes d'époque, le tout sublimé par une belle dorure et une méticuleuse finition en poli ciré, selon la formule transcrite par Roubo et retrouvée par notre ébéniste.
Voir ici une vidéo réalisée à cette occasion par notre ébéniste :
https://www.youtube.com/watch?v=sG-SAit7TzI

Ce meuble d'un grand raffinement est représentatif des plus charmantes réalisations de la période Régence.

Travail parisien d'époque Régence, par François Lieutaud (très probalement pour Migeon), vers 1720.


(Rappelons que l'estampille n'était pas couramment utilisée à l'époque Régence puisqu'en effet elle ne constituait aucunement une obligation avant 1743, et qu'elle n'était pas -et ne fut jamais- d'usage dans le cadre d'une commande de mercier).

LIEUTAUD François (1665 - 1748), ébéniste d'origine marseillaise qui reçut ses lettres de maîtrise à Paris à la fin du XVIIe siècle et fut actif sous Louis XIV et la Régence. Il travailla dans l'enclos privilégié du cloître Saint-Jean-de-Latran (où travaillait également Philippe Poitou, le fils) et Louis XIV lui accorda le rare privilège de pouvoir créer et fabriquer les bronzes de ses meubles (à cette époque en effet la corporation des bronziers-fondeurs s'en arrogeait l'exclusivité). Nous savons aussi qu'il œuvra en collaboration avec Noël Gérard (qui était également marchand mercier) mais aussi avec Charles Cressent et même André-Charles Boulle (qui le désigna comme son expert personnel au cours d'un procès en 1719). Il est à l'origine d'une dynastie d'ébénistes puisque son fils Charles ainsi que son petit-fils Balthazar (célèbre pour ses régulateurs) exerceront le même métier. Longtemps demeuré inconnu des historiens de l'art du fait de son estampille aux simples initiales (rappelons que l'usage de l'estampille ne fut réglementé et répandu que seulement durant l'époque Louis XV) il figure parmi les plus grands ébénistes de son temps.
Pour en savoir plus, à lire sur le site : https://www.anticstore.com/ebeniste/lieutaud-francois


Amarante (Peltogyne venosa)
Au Brésil : Pau roxo, au Royaume-Uni : Purpleheart, violetwood, et en créole : Bois violet.
Du détroit de Panama au centre du Brésil.
Arbre entre 38 et 45 mètres de hauteur donnant un bois de coeur violet plus ou moins foncé s'accentuant lentement avec le temps pour devenir parfois brun sombre à l'air et à la lumière.
Grain fin et fil droit parfois légèrement ondulé. Séchage normal, belles finitions.
Bois lourd et dur, de densité 0,85 (850 kg/m3), bonne durabilité.
Sa couleur prédispose ce bois à des utilisations en décoration et en ébénisterie (tournage, sculpture, objets d'art...), mais il convient aussi pour les meubles massifs et la menuiserie intérieure (lambris, parquet, escalier...), les instruments de musique, queues de billard, manches d'outils. On observe différentes variations de couleurs de l'amarante dans son processus d'oxydation. Ces couleurs peuvent se fixer à n'importe quel stade, les scientifiques en cherchent toujours la raison... Le placage d'amarante a été principalement utilisé par les grands ébénistes du temps de la Régence, tels que Pierre II Migeon et Charles Cressent qui en parent alors nombre de leurs commodes.

« Dans l'histoire du mobilier, le placage unique de bois d'amarante correspond à une période très courte du mobilier parisien. On situe la durée de cette mode à environ 5 ans, autour des années 1720. Le bâti en résineux (essence composant notre bureau) est caractéristique des fabrications des ébénistes parisiens de la période Régence, habitude de construction issue de la période Louis XIV. »
Propos de l'Etude Berger et Associés (ci-dessus et ci-dessous) tirés du descriptif d'un bureau plat Régence en bois d'amarante (Estimation 25-30.000 € / Vendu 62.000 €) donné pour "Travail parisien dans l'entourage de Noël Gérard" mais où une possible attribution à François Lieutaud est évoquée.
« Trois à quatre ébénistes parisiens de renom dans les années 1720, sont capables de réaliser ce type de bureau. André-Charles Boulle et Charles Cressent tous les deux sculpteurs fondeurs laisseront une empreinte majeure dans les ornements de bronze. Les chutes de notre bureau composées d'une tête de femme sont une variante des têtes de satyre innovées par Boulle et des chutes à têtes d'indiennes créées par Cressent et figurant souvent sur leurs bureaux. Noël Gérard est un ébéniste contemporain des deux maîtres précédents, moins connu, mais qui nous a laissé lui aussi des chefs d’œuvre. Le bronze en tablier ornant notre bureau et figurant «La Justice» est un bronze très souvent utilisé par Noël Gérard. Des chutes à têtes de femmes proches sont aussi connues sur d'autres bureaux de Noël Gérard. Un autre maître ébéniste du nom de Lieutaud est également à citer car ce dernier à souvent utilisé les superbes sabots en chausson à feuilles d'acanthe croisée que nous retrouvons aussi dans la production de Noël Gérard. Lieutaud a lui aussi orné des commodes et des bureaux avec des chutes à têtes de femmes. »

Conditions générales de livraison :

Pour tout objet ou meuble à partir de 5.000 euros, nous livrons nous-mêmes gratuitement partout en France (et parfois même au delà), il y a possibilité d'obtenir cette même prestation pour des pièces de moindre valeur suivant la destination et le délai.

Antiquités Philippe Glédel

Table à Jeux Régence

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Table à jeux Régence par François Lieutaud » présenté par Antiquités Philippe Glédel, antiquaire à Fougères dans la catégorie Table à Jeux Régence, Mobilier.