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Portrait du Colonel Pozac, héros de l'Empire - Ecole française du XIXe siècle
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Réf : 82293
7 500 €
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 65 cm X H. 82 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Portrait du Colonel Pozac, héros de l'Empire - Ecole française du XIXe siècle XIXe siècle - Portrait du Colonel Pozac, héros de l'Empire - Ecole française du XIXe siècle Louis-Philippe - Portrait du Colonel Pozac, héros de l'Empire - Ecole française du XIXe siècle Antiquités - Portrait du Colonel Pozac, héros de l'Empire - Ecole française du XIXe siècle
GSLR Antiques
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Antiquaire généraliste


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Portrait du Colonel Pozac, héros de l'Empire - Ecole française du XIXe siècle

Ecole Française du XIXe siècle, portrait de Joseph Simon Pozac (1780-1854), colonel du 1er régiment de Hussards. Huile sur toile vers 1831-1835. Oeuvre de grand format présenté dans un cadre en bois et stuc doré à la feuille d'or d'époque Restauration.

Notre portrait est une œuvre originale, un portrait intime d'un véritable héros des guerres de l'Empire qui se battit vaillamment pour la France sous le Consulat, l'Empire, continua sa carrière sous la Restauration et la termina sous la Monarchie de Juillet. Il aurait dû finir Général, il donna la priorité à son engagement et sa mission plus qu'à l'avancée de sa carrière. Il pose avec toutes ses décorations et son bien le plus précieux : son sabre d'honneur.

En excellent état, tableau restauré et nettoyé avec un rentoilage. Il est présenté dans un cadre à peu près de l'époque du tableau, un peu trop petit de quelques centimètres dont nous avons fait agrandir la feuillure à l'arrière.

Un grand ...

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... merci à Arnaud de Gouvion Saint Cyr pour son expertise détaillée ci dessous :

Joseph Simon POZAC, né le 31 Juillet 1780 à Toulouse.
Enrôlé volontaire le 6 prairial an VI dans le 12e régiment de hussards, devenu 30e de dragons, prit part à la troisième expédition d'Irlande pendant les ans VI et VII, fut nommé brigadier le 6 floréal an VII, et obtint les galons de fourrier le 1er germinal an VIII. Il passa ensuite à l'armée d'Italie. Le 12 floréal an VIII (1800), il traversa le premier, à la tête de 12 hussards, le pont de Châtillon, défendu par 2 pièces de canon et par 300 Autrichiens.

Il combattit avec une grande intrépidité à Romano, à Montebello et à Marengo, et pendant la campagne de l'an IX (1801), il fut cité dans tous les rapports des opérations du régiment et particulièrement recommandé à la bienveillance du premier Consul. Maréchal-des-logis-chef le 7 ventôse an IX, il reçut un sabre d'honneur le 10 prairial an xi (1803), et fut promu au grade de sous-lieutenant le 9 messidor suivant. Il avait été employé en l'an X (1802) à l'armée d'observation du Midi; il servit en l'an XI (1803) et en l'an XII (1804) contre les insurgés de la Suisse. Il fit ensuite les campagnes de l'an XIII (1805) et 1806 aux armées d'Italie et de Naples, assista au siège de Gaète, fut nommé lieutenant le 18 septembre 1806, et passa en 1807 au 5e corps de la grande armée. Nommé aide-de-camp du général de brigade Fournier le 12 novembre 1807, il suivit cet officier général en Espagne, où il fit les guerres de 1808 et partie de 1809, et se fit remarquer aux affaires de Las Puentesel de Vivero, où il eut plusieurs chevaux blessés sous lui.

Passé en la même qualité auprès du général de brigade Dalton le 14 juillet 1809, il se rendit en Allemagne, où son général commandait une des brigades du 3e corps de la grande armée, et fut nommé capitaine en conservant ses fonctions d'aide-de-camp le 8 novembre 1809.

Au retour de l'expédition de 1812, en Russie, à laquelle il avait pris une part honorable, le capitaine Pozac fut promu au grade de chef d'escadron dans le 23e régiment de chasseurs à cheval par décret impérial du 21 mars 1813. C'est en cette qualité qu'il suivit les opérations de la grande armée en Saxe pendant l'année 1813. A Reichenbach et à Schilda, avec l'escadron qu'il commandait, il culbuta l'ennemi et lui fit un grand nombre de prisonniers. Il fut créé officier de la Légion-d'Honneur le 28 septembre. Le 19 octobre, à la bataille de Leipzig, écrasé par le nombre et blessé d’un coup de lance, il fut fait prisonnier et ne rentra en France que le 20 avril 1814.

Placé avec son grade dans le 3e régiment de chasseurs à cheval le 16 août suivant, il fut licencié le 1er janvier 1816 et replacé presque immédiatement dans les chasseurs de l'Isère (11e régiment). Fait chevalier de Saint-Louis plus tard, il fut nommé lieutenant-colonel du 4e régiment de chasseurs à cheval le 28 janvier 1824, et servit dans ce corps jusqu'au 17 août 1830, époque à laquelle il fut promu colonel du 1er régiment de hussards. Créé commandeur de la Légion-Honneur le 26 mars 1831, le colonel Pozac a été appelé en 1835 au commandement temporaire du palais du Luxembourg. Il avait quitté le 1er hussards le 15 août 1835.

Retraité en 1848, on put lire alors le commentaire suivant :« Le colonel Pozac est un de ces hommes que l'on regrette ne pas voir avec les étoiles de général. Eh! qui pouvait les avoir méritées plus que lui! »
Il meurt le 15 avril 1854 à Tours.

Uniforme de colonel du 1er Hussards. Dolman bleu, à brandebourgs et galons de collet en passementerie d’argent. Cordon raquette en passementerie d’argent. Manches à parements écarlates, à cinq galons en passementerie d’argent de colonel. Boutons argentés. Banderole de giberne en cuir noir avec garnitures en laiton doré, au mufle de lion et à l’écu frappé du coq, avec ses chainettes et l’épingle destinée à nettoyer la lumière des pistolets. La pelisse, que l’on devine sur notre tableau en suite, en drap bleu, enrichie de passementerie d’argent, bordée de fourrure noire, et doublée de drap écarlate. Pantalon écarlate à bande en passementerie d’argent. Ceinture de hussard en passementerie de laine écarlate à coulants en passementerie d’argent.

Il est particulièrement rare de posséder un portrait d’un récipiendaire d’un sabre d’honneur. Notre portrait est exceptionnel à double titre : en plus de représenter un sabre d’honneur, il le représente plus de 30 ans après son obtention pour la campagne de 1800 et la conduite de Pozac, notamment à Montebello et à Marengo.
Il s’agit d’un sabre d’honneur pour la cavalerie légère, à garde et quillon en palmette en argent, et à fourreau en acier et garnitures en argent, gravé en partie haute de l’attribution par le Premier Consul Bonaparte.

Il peut sembler étonnant que Pozac porte ce sabre sur son portrait, 30 ans après les faits. La réponse, que l’on pouvait certes deviner, nous est donné de manière assez extraordinaire (et précise) par le Général Marbot dans ces célèbres mémoires au moment de la bataille de Leipzig où Pozac, qui est alors son second, et décrit par lui comme un « brillant officier sous tous les rapports » est blessé d’un coup de lance à la poitrine [...] pour avoir négligé de la garantir, selon l'usage, avec son manteau roulé en fourrageur »

« J’avais fait transporter la veille le commandant Pozac dans une maison du faubourg de Hale. Bien que la blessure de celui ci ne fût pas dangereuse, il se désolait en pensant que probablement l’armée française s’éloignerait et qu’il resterait prisonnier des ennemis, qui s’empareraient alors du sabre d’honneur qui lui avait été donné par le premier Consul après la bataille de Marengo, lorsqu’il n’était que sous officier ; mais je calmai ses justes regrets en me chargeant du glorieux sabre, qui, transporté par un des chirurgiens du régiment, fut remis à Pozac à son retour de France. »
Extraordinaire Pozac, qui, blessé, et sentant à juste titre qu’il va être prisonnier, pense à ce sabre, récompense de l’Empereur, donnée 10 avant.

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