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Pendule Cupidon et Psyché, attribuée à Thomire, Paris vers 1820
Pendule Cupidon et Psyché, attribuée à Thomire, Paris vers 1820 - Horlogerie Style Restauration - Charles X Pendule Cupidon et Psyché, attribuée à Thomire, Paris vers 1820 - Baptiste & Lenté Pendule Cupidon et Psyché, attribuée à Thomire, Paris vers 1820 - Restauration - Charles X Antiquités - Pendule Cupidon et Psyché, attribuée à Thomire, Paris vers 1820
Réf : 81076
8 500 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Rieussec Hger du roi
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze ciselé et doré
Dimensions :
l. 35 cm X H. 56 cm X P. 16 cm
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Baptiste & Lenté
Baptiste & Lenté

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


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Pendule Cupidon et Psyché, attribuée à Thomire, Paris vers 1820

Importante pendule en marbre rouge griotte et bronze doré finement ciselé et doré représentant « Cupidon et Psyché » d’après la sculpture d’Antonio Canova.*
Les deux personnages accoudés sur une borne en marbre s’enlacent tendrement ; Psyché tient délicatement la main de cupidon pour lui offrir un présent.
Les deux amants sont vêtus d’un simple voile qui cache leurs nudités ; ils revêtent leurs attributs respectifs, des ailes d’anges pour Cupidon et des ailes de papillons pour Psyché.
Sur la borne une lampe antique et un glaive symbolisent le moment ou la déesse cherche à découvrir l’identité de son amant qu’elle ne doit pas connaitre sous peine de le perdre ; mais une nuit profitant du sommeil de ce dernier, elle s’en approche et découvre que le monstre imaginé par tous n’est autre que l’amour….
Sur la base rectangulaire, l’arc et les deux couronnes, une de roses et l’autre de lauriers symbolisent l’amour qui a touché le ...

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... jeune couple.
Au sommet de la borne le cadran en bronze finement guilloché et ceinturé d’une guirlande de roses présente les heures en chiffres romains.

A l’intérieur le mouvement d’origine à suspension à fil de soie est signé « Rieussec Hger du Roi »*

Le bronze attribuable à la société Thomire Duterme & Cie gérée par Pierre Philippe Thomire (1751-1843).

Dorure d’origine au mercure de trés grande qualité à double patine amatie et brillante.

Travail parisien d’époque Louis XVIII vers 1817-1820

Dimensions :

Hauteur : 56 cm ; largeur : 35 cm ; Profondeur : 16 cm

Modèles similaires :

Mobilier National N° Inventaire GML 4464
Patrimonio Nacional espagnol (catologo de rejoles del Patrimonio Nacional, Madrid, 1987, P 240)

* Sculpture de Canova :

Notre pendule réinterpréte librement un groupe en marbre du sculpteur Antonio Canova ( Possagno 1757 - Venise 1822), conservé au musée du Louvre (N° Inventaire M.R. 1776) , en modifiant légèrement la pose, notamment en rajoutant des ailes à Psyché et en couvrant la nudité des personnages.
Le papillon que Psyché tient dans sa main est par contre absent sur l’ensemble des modèles connus.
Cette sculpture est une commande faite au jeune sculpteur alors âgé de seulement trente ans. Le commanditaire est un colonel écossais, Sir John Campbell, qu’il rencontre lors d’un séjour à Naples en 1787.  C’est ce même colonel qui lui commande aussi  le très célèbre groupe,  Psyché ranimée par le baiser de l’Amour, aujourd’hui au Louvre. Ces deux groupes ont été admirés par de nombreux artistes qui ont visité l’atelier de Canova à Rome. En effet, à cause de différents problèmes pour les transporter en Angleterre, les groupes sont restés dans l’atelier de Canova jusqu’à l’entrée des troupes françaises dans Rome, en 1798. C’est là que Murat achète ces œuvres pour les placer dans son château de Villiers-la-Garenne, près de Neuilly. Nous savons que Canova lors de son premier séjour à Paris, en 1802, alla voir ses deux chefs-d’œuvre où ils venaient d’être installés. Les deux groupes passèrent dans les collections impériales puis au musée Louvre.
Canova réalisa un second exemplaire en marbre d’après le même modèle en plâtre que l’exemplaire du Louvre. Celui-ci est aujourd’hui conservé au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Il avait été acquis par le tsar  Alexandre 1er en 1815 avec les collections de Joséphine, la première épouse de Napoléon.

Rieussec Horloger du Roi :

Le nom de Nicolas Mathieu Rieussec (1781 - 1866) est indéfectiblement associé à l'invention du chronographe même si Louis Moinet semble l'avoir précédé en 1816 avec un mécanisme très différent du sien. Rieussec devient horloger en 1802. Il a seulement 21 ans. Pendant des années, il travaille dans sa boutique parisienne de l'île de la Cité où il se fait une réputation d'horloger de bon niveau. Cela lui vaut en 1810 d'être répertorié parmi les 222 horlogers de Paris dans l'Almanach du commerce.
Son destin s'accélère quand après la chute de Napoléon, Nicolas Mathieu Rieussec est nommé horloger du roi Louis XVIII en 1817. Il devient alors, en 1818 sur sa demande, horloger du garde-meuble royal.
Nicolas Mathieu Rieussec chronomètre alors une course de chevaux sur le Champ-de-Mars comme il s'en organise régulièrement à l'époque. Il ne se charge pas de mesurer les performances du seul vainqueur mais prend en charge la mesure des temps de tous les participants. C'est une grande première qui illustre ce que sera par la suite le chronométrage sportif. Le travail est de grande ampleur et supposerait, sans l'invention de Rieussec, un appareil de mesure pour chaque concurrent. Cette fois un seul instrument de mesure assure le marquage de chaque résultat. . Le travail accompli par Rieussec est reçu par un concert de louanges. Son talent devient une référence internationale.
En 1822, Rieussec obtient un brevet de cinq ans pour l'invention de son chronographe à secondes ou "chronographe encreur".

Notre avis :
La pendule que nous présentons est indéniablement une commande royale ; l’exemplaire conservé au Mobilier National nous permet de mieux comprendre le contexte de commande de ce modèle.
En effet cette pendule provient du ministère de la Guerre, ce bâtiment, l’hôtel de Brienne, ancienne propriété de Letizia Bonaparte fût acheté par l’état par décret de Louis XVIII en 1817.
La date coïncide avec la nomination de Rieussec en tant qu’horloger du Roi ; ce qui indique probablement une livraison pour le réaménagement de cette institution cette année là ou l’année suivante.
Les autres pendules connues sont toutes signées des horlogers du roi, Rieussec, Lepaute ou Jean-Joseph Robin (1781-1856).
Il est donc certains que ces pendules furent commanditées par le Roi Louis XVIII pour l’ameublement des administrations royales et il est assez amusant de constater qu’il décida de choisir un modèle trés proche et du même sujet que celui choisit par l’empereur Napoléon 1er.
En effet si de nombreuses pendules « Psyché et l’amour » d’après Claude Michallon ornèrent les palais et institutions impériales, le frère de Louis XVI qui apprécia beaucoup ce gout ne voulu pas trop se démarquer et choisit simplement le même sujet mais d’après la sculpture de Canova.
Comme pour la grande majorité des oeuvres en bronze doré le pouvoir royal se tourna vers le plus grand pourvoyeur du moment Pierre Philippe Thomire.
La pendule que nous présentons, d’un modèle particulièrement rare atteint à nos yeux l’apogée qualitative de la sculpture en bronze doré en France toute époques confondues.
La période de la restauration correspond à la maturité des plus grands artistes nés à la fin de l’ancien régime; qui vont à l’aide d’outils plus élaborés et à avec une abondance d’or, réaliser des prouesses avec des sculptures aux ciselures et aux dorures inégalables.
Malheureusement la génération suivante, affranchie des règles corporatives ne pourra plus égaler ce niveau et peu à peu la qualité va baisser.

Baptiste & Lenté

Pendule Restauration - Charles X

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