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Paire de chenets aux enfants assis
Paire de chenets aux enfants assis - Objet de décoration Style Transition Paire de chenets aux enfants assis - Galerie François Léage
Réf : 85508
28 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze
Dimensions :
l. 21.5 cm X H. 32 cm X P. 13.5 cm
Poids :
4.5 Kg
Objet de décoration  - Paire de chenets aux enfants assis
Galerie François Léage
Galerie François Léage

Mobilier et objets d'art du XVIIIe siècle


+33 (0)1 45 63 43 46
Paire de chenets aux enfants assis

France, seconde moitié du XVIIIe siècle, période Transition Louis XV – Louis XVI
Attribuée à Philippe Caffieri (1714-1774)
Bronze ciselé et doré

Exemples comparables

des chenets similaires furent livrés par Philippe Caffieri au Prince de Condé pour sa chambre au Palais Bourbon, le 19 novembre 1771, pour la somme de 410 Livres
des chenets du même modèle se trouvent dans les collections royales suédoises

En bronze ciselé et doré, cette paire de chenets représente chacun un enfant, assis légèrement sur le côté, une jambe repliée, entouré d’un gracieux drapé.
Il est assis sur un contre socle posé sur une base ajourée présentant des motifs de guirlandes, cannelures et volutes. Une plinthe unie termine chaque chenet.

Philippe Caffieri (1714-1774)

Appartenant à l’une des plus grandes familles de bronziers des XVIIe et XVIIIe siècle, Philippe Caffieri est le fils de Jacques Caffieri (1678-1755) qui détenait le titre de sculpteur et ciseleur ...

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... ordinaire du Roy.
On l’appelle l’ainé, afin de le distinguer de son cadet, Jean-Jacques, le sculpteur, célèbre par ses bustes.
Étudiant d’abord avec son père, il a également fréquenté l’école de dessin de l’Académie de Saint-Luc. En 1743, ses parents réussirent à lui faire transmettre le privilège accordé jusqu’à présent à sa mère, à savoir le titre de « marchand doreur graveur damasquineur suivant la Cour » pour « faciliter son établissement ».
En 1747, son père et lui s’associent. Il devint maître-sculpteur en 1754, est nommé membre de l’Académie de Saint-Luc où il allait plus tard devenir juré. Son père meurt en décembre 1755, et il devient propriétaire de l’atelier de la Rue Princesse, reprenant le stock de modèles de l’entreprise familiale en versant à ce titre des indemnités à son frère.
Un mois plus tard, le 16 janvier 1756, il est agréé maître-fondeur en terre et sable sans avoir eu à produire un chefs d’œuvre, simplement parce que son père avait été maître-fondeur.
Philippe Caffieri semble avoir été très tôt un tenant résolu de la mode antiquisante. On note tout au plus dans ses compositions de vagues réminiscences de l’ancien genre, mouvements en console, pendules à animaux et à cadrans que surmonte un singe ou un jeune sauvage, comme chez Saint-Germain, palmettes ou godrons portant souvenir de la rocaille ou du plissé, mais peu de fleurs et un certain dédain pour la légèreté.
Par son style et sa production, dont une partie est signée et datée entre 1756 et 1771, il occupe dans le goût nouveau une place analogue à celle de son père au temps du rocaille. Il travaille non seulement pour le Garde-Meuble, mais aussi pour les Bâtiments du Roi. Il a dans sa clientèle le marquis de Marigny, Mme de Pompadour, Pierre Louis Paul Randon de Boisset, François Boucher, le prince de Condé, le roi de Pologne, sans parler de plusieurs chapitres de cathédrales, qui lui commandent des ouvrages importants de bronze doré.

Bibliographie

Hans Ottomeyer, Petter Pröschel, Vergoldete Bronzen, T. I, p 199, pl. 3-14-6, avec un dessin préparatoire attribué à Louis Prieur, vers 1770
Pierre Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris 1987, p. 193-194

Bon état général, quelques légères traces d'usure au bronze

Galerie François Léage

Objet de décoration