Par Tobogan Antiques
Lustre à quatre bras courbes en bronze à patine noire, partiellement doré et argenté, fixés à une couronne ajourée à motifs solaires stylisés finement ciselés, à la manière d’une balustrade. A l’extrémité de chaque bras un volume à facettes recourbées imitant la toiture d’une pagode. Au centre, une coupe en porcelaine à l’imitation des émaux cloisonnés chinois : des motifs de fleurs et papillons stylisés circonscrits par des filets bruns, se détachent sur un fond bleu turquoise. La naissance de chaque bras est surmontée d’une figurine en ronde-bosse argentée portant un panier, inspiré de la statuaire bouddhique.
En 1860, lors de la seconde guerre de l’opium, les troupes franco-anglaises mirent à sac l’ancien Palais d’Eté des empereurs chinois (Yuánmíng Yuán). De nombreux objets pillés provenant de cet édifice furent rapportés en Europe et vendus aux enchères dans le flambant neuf hôtel Drouot (créé en 1852) à Paris et chez ...
... Christie’s à Londres. Certains intégrèrent les collections impériales, donnant ainsi naissance au musée chinois de l’impératrice Eugénie.
Bien que la Chine et l’Europe occidentale aient entretenus des liens commerciaux et artistiques remontant au XVIe siècle, accentués par la fondation des Compagnie des Indes aux XVIIe et XVIIIe siècles, la production d’exportation chinoise pour le marché européen était, jusque-là, essentiellement composée de laques et de porcelaines. L’arrivée en masse de vases, pots couverts et autres objets en métal recouverts d’émaux cloisonnés apporta un nouvel élan à la vogue des « chinoiseries ». Les artistes du XIXe siècle ne cherchèrent toutefois pas à réaliser des copies de ces objets mais proposèrent des réinterprétations composites où se mêlent référence à l’art chinois et japonais, au diapason du goût éclectique de leur temps.
Bibliographie
SAMOYAULT-VERLET Colombe, DESROCHES Jean-Paul, BEGUIN Gilles (et al.), Le musée chinois de l'impératrice Eugénie, Fontainebleau, Musée national du Château de Fontainebleau, 1994.
QUETTE Béatrice (dir.), Cloisonné, Chinese Enamels from the Yuan, Ming and Qing dynasties, cat. exp. New York, Bard Graduate Center, 2011, New Haven, Yale University Press, 2011.
Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Lustre Japonisant en bronze doré et porcelaine, France circa 1860 » présenté par Tobogan Antiques, antiquaire à Paris dans la catégorie Lustre Napoléon III, Luminaires.