EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er
Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er - Collections Style Empire Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er - Bertrand Malvaux Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er - Empire Antiquités - Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er
Réf : 144
85 000 €
Époque :
XIXe siècle
Materiaux :
Drap, soie, passementerie, cannetille, sequins, paillettes
Collections Militaria - Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er XIXe siècle - Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er Empire - Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er Antiquités - Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er
Bertrand Malvaux
Bertrand Malvaux

Armes anciennes et souvenirs historiques


+33 (0)6 07 75 74 63
+ 33 (0)2 40 73 36 00
Habit de petit uniforme du général de division Lamarque au réglement du 1er

Habit en drap bleu national doublé de même, sans revers, boutonnant droit sur la poitrine jusqu'à la ceinture, dégageant sur le côté de la cuisse et non croisé par derrière. Le collet est en drap bleu national de 10 cm de haut. Les parements de même drap sont coupés, H 11 cm, ils se ferment par dessous par un petit bouton recouvert de drap bleu national.
Les pans sont tombants et non agrafés derrière.
À l'avant sur le côté droit, l'habit est garni de neuf gros boutons d'uniforme, placés à distance égale depuis la naissance du collet jusqu'à la hauteur de la ceinture, un à chaque hanche.
Les boutons d'uniforme des généraux sont en laiton surdoré (diamètre 2,7 cm), ils sont estampés en relief d'un bouclier timbré des initiales « RF » (République Française) avec couronne de lauriers posé sur un faisceau de licteurs coiffé d'un casque empanaché, avec en arrière plan un faisceau de drapeaux et le fuseau de Jupiter ailé. Ces boutons sont montés sur laiton.
Les devants de l'habit, les pans à l'arrière ont une broderie de 5,9 cm de largeur y compris la baguette dentelée, en partie haute de l'habit sous le col, cette broderie diminue jusqu'à 4,1 cm ; sur le collet et les parements, la broderie est complétée d'une seconde branche de feuilles de chêne distinguant le grade de général de division : l'ensemble de la broderie fait 9 cm de large sur le collet et 10,4 cm sur les parements ; sur les revers du pan arrière, la broderie est décroissante vers le haut, de 5,5 cm à 1,6 cm. Cette broderie représente une branche de chêne, elle est faite en fils d'argent doré, au passé, avec des paillettes très petites sur la côte des feuilles et sur la baguette. Le corps de la branche et le filet de la baguette sont brodés en frisures de torsades.
Dans les quatre angles des revers du pan arrière, est cousu un écusson en drap bleu national, entièrement brodé en passementerie dorée représentant une bombe éclatante posée sur le fuseau de Jupiter étincelant et ailé. H 7,4 cm, largeur 5,3 cm ; H de la partie brodée 7,1 cm, largeur de la partie brodée 4,8 cm
Sur les épaules, est fixé à la base du col un bouton d'uniforme petit module (diamètre 1,8 cm) destiné à fixer l'épaulette. Juste en dessous, une bride en drap bleu d'un 1,9 cm de large est cousue (destinée à recevoir soit le crochet, soit le lacet de fixation des épaulettes). Près de l'emmanchure des épaules, un passant d'épaulettes en drap bleu, entièrement brodé en fils dorés (longueur environ 8 cm, largeur 1,5 cm) est cousu.
La doublure intérieure en drap bleu national est complétée de toile blanche au niveau du dos et des manches.
À l'avant de l'habit, sur la partie gauche, au niveau des deuxième et troisième boutonnières en partant du haut, sont cousues deux brides en fils de soie d'environ 3,5 cm de long destinées à recevoir le port des décorations.

Parfait état de conservation, proche du neuf, avec quelques frottements superficiels des bordures extérieures des broderies et quelques petits trous de mites infimes au drap bleu national. La dorure des broderies est intacte, les doublures intérieures sont légèrement frottées.

France.

Premier Empire (6 décembre 1807 - 1er mai 1814).

PROVENANCE :
Cet habit faisait partie des souvenirs du général Jean-Maximilien, comte Lamarque, dispersés le 19 mai 1992 à Bordeaux, en provenance directe de la famille.

BIOGRAPHIE :
Jean Maximilien Lamarque, né à Saint-Sever (Landes) le 22 juillet 1770, mort du choléra le 1er juin 1832, est un officier général français, qui a fait sa carrière dans les armées de la Révolution et de l'Empire, en particulier les guerres de Vendée et d'Espagne.

Son enfance et son éducation
La jeunesse de Jean Maximilien Lamarque se déroula dans une famille très aisée, son père Pierre-Joseph Lamarque (1733-1802) était avocat au parlement, procureur du roi au sénéchal de Saint-Sever.
Il est envoyé au collège des Jacobins de Saint-Sever, dont un de ses oncles, Jean-Jacques Lamarque (1737-1809), était prieur, avant de devenir directeur du grand séminaire de Dax, puis vicaire général du diocèse. En 1791, cet oncle refusera de prêter serment et sera persécuté pendant la Terreur.
Jean Maximilien y fit d'excellentes études.

Révolution française
Son père Pierre-Joseph Lamarque (1733-1802), élu député du Tiers-État aux États généraux de 1789, prêta le Serment du Jeu de paume, puis fit partie de l’Assemblée nationale Constituante.
Dès mars 1790, le jeune Jean Maximilien qui est âgé de 19 ans, quitte sa ville natale pour rejoindre son père à Paris et parfaire ses études en suivant entre autres les cours de Chaptal, La Harpe et Chamfort. Il se mêle fiévreusement à la vie politique de la capitale, et s'engage en 1792 comme simple soldat. Peu après, on le retrouve à la tête du bataillon qui met au pillage la cathédrale de Vabres, arrachant les marbres de l'autel afin d'édifier un monument et d'y recueillir les manes de Marat. Il incendia ensuite l'édifice.
Au début de 1793 il est au 4e bataillon de volontaires des Landes.

Sa vie militaire et son ascension

Guerres de la Révolution française
Nommé lieutenant le 3 avril 1793, il devient le 13 mai 1793, capitaine de grenadiers dans la fameuse colonne infernale de la Tour d'Auvergne à l’armée des Pyrénées occidentales. Il s'y distingue particulièrement en investissant, le 24 juillet 1794, avec des effectifs réduits, la place de Fontarabie défendue pourtant par 1700 hommes.
Le 21 thermidor an II, il est promu chef de bataillon et sert dans l’armée du Rhin. Il participe avec éclat aux batailles d'Engen (3 mai 1800), de Messkirch (5 juin 1800), d'Höchstädt (19 juin 1800), de Hohenlinden enfin (3 décembre 1800) où il se couvre de gloire, ce qui lui valut, à la demande du général Moreau, de recevoir, le 6 mars 1801, les épaulettes de général de brigade des mains de Bonaparte.

Guerres de l’Empire
Statue du général Lamarque sur la Butte de Morlanne à Saint-Sever. Œuvre réalisée en 1896 par Félix Soulès (1857-1904).

Conditions générales de livraison :

Tous les objets sont envoyés en recommandés, assurés, soit par La Poste, soit par transporteur express (FEDEX, UPS, DHL…).
Prix sur demande.

Bertrand Malvaux

Militaria Empire

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Plaque de shako de fusilier du 120e régiment d'infanterie de ligne » présenté par Bertrand Malvaux, antiquaire à Nantes dans la catégorie Militaria Empire, Collections.