Par Tobogan Antiques
Élégante paire d’appliques de style Louis XVI en bronze ciselé et doré, composé chacune d'un fût en forme de thyrse centré d’un macaron féminin, à cannelures et enroulement de feuilles, surmonté d'une pomme de pin. Sommés de têtes de boucs, les deux bras de lumière torsadés à enroulements d’acanthes terminant par des cornes d’abondance sont agrémentés d’aigles tenant entre leurs serres une guirlande de fleurs.
Le modèle est tiré d’un dessin attribué à Jean-Louis Prieur, vers 1780, conservé à la bibliothèque du Musée des Arts décoratifs à Paris.
Des exemples du même modèle sont aujourd’hui conservés dans les plus grandes collections, comme cette paire de Pierre Gouthière du Château de Fontainebleau (n° inv. F 616 C.2), ou encore celle du Cleveland Museum of Art (n° inv. 1944.469.1).
Biographie :
Henri Vian, bronzier actif dans la seconde moitié du XIXème siècle, réalisa de nombreuses ornementations d’intérieur : ...
... cheminées, vases à monture de bronze, lustres, balustrades… toutes de la meilleure qualité. Sa signature est habituellement en lettres cursives, avec l’initiale du prénom suivie du patronyme. Sur les œuvres tardives, seules les deux initiales h.V. y figurent. L’entreprise installée 5, rue de Thorigny à Paris (l’Hôtel Salé, actuel Musée Picasso), continua sous la direction de Madame Vian après le décès de son époux en 1905
Jean-Louis Prieur (1732-1795) est l’un des plus illustres bronziers de la période néoclassique, issu d’une famille d’artisans parisiens spécialisés dans les arts décoratifs. Actif de 1765 à 1775 environ, il est reçu maître sculpteur à l’Académie de Saint-Luc en 1765 et devient maître fondeur « en terre et en sable » en 1769. Il est décrit comme « sculpteur en ornements, modeleur et ciseleur ». Vers 1770, il exécute des dessins de modèles pour le bronze. En 1777, il vit au Faubourg Saint-Denis. Il exécute entre autres, les ornements en bronze doré du Carrosse du Couronnement du roi Louis XVI. Après sa faillite en 1778, Jean-Louis Prieur se réfugie dans l’Enclos du Temple sous la protection du comte d’Artois afin d’échapper à ses créanciers et à la juridiction royale. Son activité d’ornemaniste devient alors prédominante
Bibliographie :
H. Ottomeyer, et alii, Vergoldete Bronzen, T. I, Klinkhardt & Biermann, Munich, 1986, p° 241.
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