Par Tobogan Antiques
Gravée Sté des onyx ; H. Journet & Cie ; 24 Bd Italiens ; 3167
Belle coupe en onyx rubané d’Algérie montée de bronze doré. Reposant sur quatre pieds reliés par des tabliers au cul-de-lampe dans un répertoire japonisant fantasmé, cette coupe dispose de deux anses en bronze doré, chacune retenue à la panse par une gueule de chien de Phô. Le corps se resserre vers le col et s’évase en une frise tournante de lambrequins japonisants.
Elle est signée en dessous d’un cachet « Sté des onyx ; H. Journet & Cie ; 24 Bd Italiens ; 3167 » qui indique l’origine de l’onyx, sa monture en bronze doré et le numéro de modèle.
Biographie :
La Compagnie des Marbres Onyx d’Algérie, dirigée par Gustave Viot (1828 – 1897), et créée par Alphonse Pallu (1808-1880) le 14 juin 1858. Cette compagnie se réfère à l’exploitation de l’onyx, connu depuis l’Antiquité et redécouvert en 1849 dans la province d’Oran en Algérie par Del Monte, un marbrier. Elle ...
... ouvrit en 1863 un magasin au n°24 du Boulevard des Italiens à Paris. Au milieu des années 1860, le nom de la compagnie changea pour « G. Viot & Cie » and produisit à partir de modèles de sculpteurs renommés, tels Eugène Cornu, Albert Carrier-Belleuse (1824-1887) (Victoria & Albert Museum, Inv. 9070-1863), Charles Cordier (1827-1905)(Orsay, Inv. RF 2996) ou Louis-Ernest Barrias (1841-1905) (Orsay, Inv. RF 1409) des œuvres décoratives de grand luxe ayant pour particularité d’associer l’onyx au bronze, et parfois l’émail. Ils présentèrent ainsi sur leur stand à l’Exposition Universelle de Paris en 1867, une impressionnante paire de vases en onyx, bronze et émail avec leurs sellettes à figures d’éléphants (signée « G. Viot et Cie, Exposition de 1867, Eugène Cornu Inventeur » ; Catalogue Officiel de l’Exposition, groupe III, classe XIV, « meubles de luxe », n°65) qui admirée du jury, leur rapporta une médaille d’or (Rapports du Jury International, Exposition Universelle de 1867 à Paris, 1868, t. III, groupe III, classe XV, chapitre II, § 2, p°45 & 46). En janvier 1879, Henri Journet devient gérant de la compagnie, toujours située au 24 Boulevard des Italiens, qu’il renomme Henri Journet et Cie. Il participera à l’exposition de 1884 au Palais de l’industrie où sa production sera une nouvelle fois acclamée. Début 1886, la compagnie fermera ses portes.