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H. Dasson - Commode à portes, France 1880
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Réf : 127814
120 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
H. DASSON
Provenance :
France
Materiaux :
Acajou, Bronze doré, Marbre
Dimensions :
l. 152 cm X H. 94 cm X P. 55 cm
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Tobogan Antiques
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Mobilier et Objets d'art du XIXe siècle


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H. Dasson - Commode à portes, France 1880

Estampillée H. DASSON et datée 1880

Exceptionnelle commode de style Louis XVI en placage d’acajou flammé à léger ressaut central, ouvrant par trois portes surmontées de tiroirs agrémentés d’une riche ornementation en bronze ciselé et doré au mercure de branches de feuilles enrubannées et de guirlandes de roses. Les portes, encadrées de moulures feuillagées en bronze doré, sont ornées de festons de fleurs, de fruits et de feuilles suspendus à des rubans. Les angles sont supportés par d’élégantes et complexes colonnes cannelées et feuillagées à pattes de lion, surmontées de chapiteaux Corinthiens. Le même décor se poursuit sur les côtés, également décorés de pilastres à décor de vases à l’antique fleuris. Le tablier est fleuri d’une couronne de roses entourées de branches de lys. L’ensemble repose sur six pieds toupie à sabots feuillagés et est coiffé d’un dessus de marbre Sarrancolin souligné d’une frise d’oves.

Cette ...

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... commode d’Henry Dasson, aux bronzes d’origine remarquablement bien conservés, illustre avec éclat la virtuosité des grands ateliers parisiens de la fin du XIX? siècle, où l’ébénisterie et le bronze d’ameublement atteignent un degré de perfection rarement égalé. La qualité de la ciselure des bronzes dorés constitue bien davantage qu’un simple enrichissement décoratif : elle participe pleinement à l’architecture de l’œuvre et à son langage stylistique.

Oeuvre en relation :
Cette commode d’Henry Dasson, reproduite également par d’autres grands ébénistes du XIXe siècle tels Joseph Emmanuel Zwiener et François Linke, s’inspire d’un modèle de Martin Carlin dont les panneaux en laque ont été achetés par les frères Darnault lors de la vente après décès du duc d’Aumont en 1782, livré en 1785 pour le grand cabinet de Mme Victoire (1733-1799), fille de Louis XV, au château de Bellevue, maintenant conservée a Musée du Louvre (OA 5498) (voir photo jointe)

Biographie :
Ebéniste et bronzier, Henry Dasson exécuta de somptueuses copies de meubles royaux du XVIIIème siècle et quelques créations d’inspiration similaire. Ses meubles et objets d’art étaient ornés des plus beaux bronzes, dorés au mercure. Dasson acheta le fonds d’atelier du célèbre ébéniste parisien Charles Winckelsen, après sa mort en 1871, et produisit principalement dans les styles rocaille et néoclassique. Il participa brillamment aux différentes Expositions Universelles, comme à celle de 1878 à Paris, où il fut particulièrement remarqué par le jury en exposant une copie du célèbre bureau de Louis XV (original conservé au Château de Versailles), et une table de style Louis XVI, réalisée tout en bronze et considérée comme « un chef-d’œuvre de ciselure ». A l’Exposition Universelle de 1889, Dasson obtint un grand prix pour ses meubles jugés admirables. Sa grande notoriété ne subit pratiquement aucune concurrence.

Martin Carlin (1730-1785) est un célèbre ébéniste français, d’origine allemande, reçu maître en 1766. À la demande des marchands-merciers Poirier et Daguerre, diffuseurs d’objets d’art installés rue Saint-Honoré, Martin Carlin s’est spécialisé dans une production haut de gamme. Dans ses meubles de grand luxe, il a fréquemment inclus des plaques de porcelaine peintes, des panneaux de laque ou des mosaïques de pierres dures. Il concevait ses meubles à la demande de l’élite sociale de l’époque : la famille royale (Marie-Antoinette, Marie-Joséphine de Savoie comtesse de Provence, Madame Adélaïde, Madame Victoire pour leur château de Bellevue), la haute aristocratie (duchesse de Mazarin), les femmes en vue (Madame du Barry, la comédienne Marie-Josèphe Laguerre). Après son décès en 1785, son fils, Georges-Antoine Carlin, reprendra l’atelier familial pour perpétuer le travail de son père jusqu’au début du XIXe siècle et sa veuve se remariera avec Gaspard Schneider, ébéniste (reçu maître en 1786), qui reprendra également l’atelier, et travaillera aussi pour Daguerre, poursuivant l’œuvre de son prédécesseur.

Bibliographie :
– D. Alcouffe, A. Dion-Tennenbaum, A. Lefébure, Le Mobilier du Musée du Louvre, T.1, Edition Faton, 1993, p 254-257.
– Alexandre Pradère, Les ébénistes français de Louis XV à la Révolution, Éditions Le Chêne, 1989, p 343-361.

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