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Femme dignitaire ou déesse - Tlatilco
Femme dignitaire ou déesse - Tlatilco - Archéologie Style Femme dignitaire ou déesse - Tlatilco - Galerie Mermoz
Réf : 84156
30 000 €
Époque :
<= XVIe siècle
Provenance :
TLATILCO - région de MORELOS - Mexique, 1150 - 600 AV. J.-C.
Materiaux :
Terre cuite creuse brune avec traces de peinture rouge brique
Dimensions :
l. 18.5 cm X H. 42 cm X P. 6.8 cm
Archéologie  - Femme dignitaire ou déesse - Tlatilco XVIe siècle et avant - Femme dignitaire ou déesse - Tlatilco
Galerie Mermoz
Galerie Mermoz

Art Précolombien


+33 (0)1 42 25 84 80
Femme dignitaire ou déesse - Tlatilco

Condition : Excellent état
Pièce vendue avec un certificat d’authenticité et un test de thermoluminescence.


Cette grande femme, à l’air solennel, est une œuvre rare et puissante, produite par la très ancienne culture Tlatilco sur l’altiplano central. Celle-ci tient son nom du site archéologique situé au nord-ouest de Mexico sur les rives du lac Texcoco aujourd’hui disparu, remontant au début de l’ère préclassique, il y a donc près de 3000 ans.

La stylisation de ses traits illustre avec brio l’originalité du langage pictural de ce peuple de pêcheurs et d’agriculteurs et la force de ses représentations plastiques. Sa coiffe gravée, aux proportions exagérées, et ses peintures corporelles insistent sur le fait qu’il s’agit d’un personnage très important, dont il existe d’ailleurs peu d’exemplaires comparables connus à ce jour. En outre, sa grande taille et sa qualité sculpturale attestent de la maîtrise technique déjà atteinte par ...

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... les artisans de l’époque dans le travail et la cuisson de l’argile.

Le couvre-chef est incisé d’un motif en zigzag dont l’intérieur porte des traces de peinture rouge atténuées par le temps. Il signale l’appartenance de cette femme à la classe dirigeante, ce que tend à confirmer son front large et fuyant ainsi que ses yeux obliques et effilés, indicateurs d’une déformation rituelle, une coutume ancestrale en Mésoamérique, pratiquée sur les enfants dès la naissance.

Les fines arcades sourcilières sont particulièrement hautes et longues. De larges espaces au-dessus des paupières et au niveau de l’arête du nez confèrent un air quelque peu surréaliste à cette femme. Ses yeux sont également singuliers : très larges et très étroits, ils s’étirent du nez jusqu’aux tempes, avec un pourtour en fort relief et de petites pupilles rondes perforées. Entre les deux, s’inscrit le nez long et droit. Sous sa pointe discrète, la bouche sévère est figurée par un ovale allongé et les lèvres sont gonflées. Le bas du visage est angulaire avec une mâchoire inférieure passablement rectiligne et un menton prognathe. Les longues oreilles sont profondément entaillées, probablement la représentation stylisée du pavillon et du lobe.

Les joues notamment sont décorés de bandes rouges peintes sur l’argile.

Les épaules rondes se prolongent par deux bras fins embrassant le buste rectangulaire et venant poser les mains bien à plat sur les côtés du ventre en signe d’autorité. Les doigts des mains, tout comme les orteils, sont identifiés par de profondes rainures. Le torse supporte une poitrine menue avec un large espace entre les tétons. Un trou circulaire, en lieu et place du nombril, avait pour fonction de laisser s’échapper la vapeur d’eau lors de la cuisson évitant que l’argile n’éclate.

Comme sur le visage, on distingue les restes de l’application d’une peinture brun-rouge sur tout ou partie des bras, de la poitrine, du ventre et du dos. Un maquillage qui évoque des tatouages et qui constitue également un marqueur social et identitaire fort, sans que l’on puisse dire ce que ces traces représentent précisément.

Les jambes, enfin, sont relativement courtes et bien musclées. Elles adoptent la forme de bulbes, caractéristiques des figures Tlatilco, et se terminent par deux pieds évasés permettant le maintien de l’œuvre. Leur rondeur tend à compenser la rigidité de la posture hiératique et du visage géométrique.

Au sein du répertoire de la culture Tlatilco, qui a livré beaucoup de petites statuettes en terre cuite pleines dénommées pretty ladies, et des effigies creuses plus massives, cette femme fait figure d’exception de par sa taille exceptionnelle et de par son style peu commun.

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