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Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882)
Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882) - Tableaux et dessins Style Napoléon III Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882) - Galerie PhC Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882) - Napoléon III Antiquités - Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882)
Réf : 129190
5 800 €
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 104 cm X l. 74 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882) XIXe siècle - Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882) Napoléon III - Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882) Antiquités - Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882)
Galerie PhC
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Tableaux anciens des XVIIè, XVIIIè et XIXè siècles.


+33 (0)6 62 09 89 00
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Fête vénitienne sous le second empire, attribué à Faustin Besson (1821-1882)

Faustin Besson (1821-1882), attribué. Fête vénitienne sous le second empire.
Huile sur toile de 80 cm par 51 cm.
Somptueux cadre ancien de 104 m par 74 cm.
Traces de signature

Fête vénitienne au bord d’un bassin
Évocation possible du grand bal costumé de 1863 à la cour de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie.

Dans un somptueux décor architectural ouvert sur l’eau, une élégante assemblée en costumes d’inspiration Renaissance et vénitienne se presse au bord d’un bassin. La scène, conçue comme une véritable représentation théâtrale, associe le caractère intime d’une fête de cour au faste d’une évocation de Venise.
Au premier plan, plusieurs jeunes femmes richement vêtues occupent les abords immédiats de l’eau. L’une d’elles, vêtue d’une éclatante robe rouge, se tourne vers une élégante en robe blanche, coiffée d’un voile et abondamment parée. À droite, une autre jeune femme, presque alanguie, repose dans une ample ...

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... robe claire, entourée de ses compagnes. Leurs attitudes détendues, les échanges de regards et la disposition volontairement informelle des figures donnent l’impression d’un moment saisi au cours d’une fête plutôt que d’une cérémonie officielle.
Un lourd velours vert bordé d’or traverse le premier plan et forme comme la bordure d’une embarcation ou d’une installation éphémère au bord de l’eau. Derrière les figures principales se déploie une seconde assemblée : femmes en robes de satin, hommes en costumes historiques et personnages partiellement dissimulés dans la pénombre se succèdent jusqu’à l’arrière-plan.
À droite, un homme vêtu de vert, ceint d’une étoffe rouge, manie une longue perche. Sa présence constitue l’un des indices les plus significatifs de la composition : elle évoque immédiatement la figure du gondolier et contribue à donner à la scène son caractère vénitien. Une imposante draperie pourpre, soulevée comme un rideau de théâtre, ferme la composition dans l’angle supérieur droit.
L’artiste oppose ainsi la richesse lumineuse des robes blanches, jaunes et rouges à un arrière-plan volontairement sombre. Les dentelles, perles, bijoux, fleurs, satins et velours sont rendus par une touche vive et brillante. L’architecture monumentale et le ciel visible entre les masses sombres donnent de la profondeur à la composition sans permettre, en l’état, d’identifier avec certitude un lieu réel.
Une évocation possible du grand bal costumé de 1863
La scène peut être rapprochée avec intérêt de la passion de la cour de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie pour les bals costumés, mascarades et tableaux vivants. Le musée d’Orsay rappelle qu’Eugénie organisait pendant le carnaval des bals costumés au cours desquels elle apparaissait notamment en dogaresse, en odalisque ou en costume du XVIIIe siècle.
Une piste particulièrement séduisante est celle du grand bal costumé du 9 février 1863. Les collections du château de Compiègne conservent en effet une représentation de l’impératrice Eugénie en costume de dogaresse, documentant la somptueuse tenue vénitienne portée par la souveraine à ce bal de carnaval. Le château précise qu’elle portait une robe de satin écarlate et de velours noir ornée des joyaux de la Couronne. Dans une version retouchée de son portrait, l’artiste alla jusqu’à créer autour d’elle un décor vénitien imaginaire ouvrant sur le Grand Canal.
Cette documentation offre un rapprochement particulièrement intéressant avec le présent tableau. Les costumes historicisants, l’abondance des parures, l’atmosphère de mascarade, la présence de l’eau, le personnage évoquant un gondolier et le caractère manifestement théâtral du décor appartiennent au même univers.

Faustin Besson (1821-1882) et l’univers du Second Empire

L’attribution à Faustin Besson s’accorde particulièrement bien avec la nature de la composition. Peintre et surtout décorateur apprécié de la société du Second Empire, Besson fut remarqué par l’impératrice Eugénie. Le catalogue des peintures du château de Compiègne souligne précisément chez lui la permanence de l’esprit du XVIIIe siècle et son goût pour la fête et ses fastes, dans une peinture marquée notamment par Watteau.
La peinture paraît en effet relever moins de la reconstitution archéologique de la Venise ancienne que de cette culture très particulière du Second Empire qui consistait à faire revivre un passé idéalisé à travers le costume, le décor et la fête. La Venise représentée serait alors une Venise rêvée : celle des bals, des gondoles, des étoffes précieuses et des fastes de la Renaissance revisités par la société mondaine des années 1860.
Compiègne, Saint-Cloud ou décor de fantaisie
La relation avec Compiègne reste historiquement séduisante en raison de la place qu’y occupèrent les divertissements impériaux. Les célèbres séjours de Compiègne réunissaient autour du couple impérial artistes, écrivains, musiciens et personnalités de la société du Second Empire, dans un univers où spectacles et divertissements tenaient une place importante.

Faustin Besson (Dole, 1821 – Paris, 1882)

Peintre et décorateur français, Faustin Besson se forme d’abord à Dole auprès de son père, le sculpteur Jean-Séraphin-Désiré Besson, avant de poursuivre ses études à Paris, notamment auprès de Guillaume Descamps, Adolphe Brune et Jean Gigoux. Il expose au Salon à partir de 1842 et développe une carrière de peintre de genre et de décorateur.
Son œuvre se caractérise par un goût prononcé pour les scènes galantes, les compositions historiques et les évocations fastueuses inspirées des XVII? et XVIII? siècles, dans une veine volontiers théâtrale héritée notamment de Watteau et de Boucher. Cette esthétique rencontre particulièrement les goûts de la société du Second Empire.
Remarqué par l’impératrice Eugénie, Besson travaille pour la cour impériale et participe à la décoration des résidences de Saint-Cloud et des Tuileries. Il reçoit également de nombreuses commandes privées pour des hôtels particuliers et des demeures aristocratiques. Peintre des élégances et des fêtes autant que décorateur, il excelle dans le rendu des étoffes, des parures et des atmosphères raffinées.
Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1865. Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans plusieurs collections publiques françaises, notamment aux musées de Dole et de Besançon ainsi qu’au château de Compiègne.

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