Par Gallery de Potter d'Indoye
DEMANDE D'INFORMATIONS
Mobilier, objets d'art et tableaux du XVIII et du 1er Empire
Pendule en porphyre à monture en bronze doré et patiné, Louis XVI, cadran signé Gautrin et Coteau, balancier peint par Jean-Frédéric Schall.
Cadran peint et émaillé doré, indiquant les heures, les minutes, les jours de la semaine, les mois, les signes du zodiaque et les phases de la lune, surmonté de deux enfants représentant les Arts, reposant sur quatre colonnes ioniques et un socle à degrés orné de feuilles d'acanthe. Balancier peint d'une scène d'escarpolette.
Provenance
Selon une tradition familiale Orlov, don de Catherine II de Russie (1729-1796) au comte Grigori Orlov (1734-1783) ;
Prince Nicolas Orlov (1827-1885), puis par descendance ;
Acquis auprès de Lucien Delplace, Bruxelles
Pierre-François Gautrin, reçu maître horloger en 1768 ; Joseph Coteau, reçu maître peintre-émailleur en 1778 ; Jean-Frédéric Schall, peintre (1752-1825).
Notre horloge appartenait à la famille Orloff, et plus précisément au prince Nicolas Orloff ...
... (1827-1885). Diplomate russe, il fut ambassadeur à Bruxelles pendant plus de dix ans, avant d'être en poste en Autriche, à Londres et à Paris. Il était le neveu du comte Gregori Orloff, amant de l'impératrice Catherine II, qui lui aurait offert cette horloge. Gregori Orloff possédait une collection d'art exceptionnelle, notamment grâce aux nombreux présents que lui avait faits Catherine II. Elle en récupéra certains à sa mort.
Avec une ciselure exceptionnelle, les enfants figurant dans la partie supérieure peuvent être rapprochés des gravures de Huquier d'après François Boucher, notamment La Peinture et La Poésie. La scène peinte sur le balancier représente « l'escarpolette » et peut être attribuée au peintre Jean-Frédéric Schall (1752-1825), spécialisé dans les scènes galantes, comme Boucher avant lui. Notre scène peinte rappelle le tableau « Hasards heureux de l'escarpolette » de Jean-Honoré Fragonard (1767), conservé à la Wallace Collection.
Joseph Coteau (1740-1812), célèbre émailleur, a fourni de nombreux cadrans en émail aux plus grands horlogers de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Ancien élève de l'Académie de Saint-Luc, fondée en 1766, il s'installe ensuite rue Poupée en 1772. Toujours en quête d'innovation, il découvre un nouveau procédé de fixation de l'or sur l'émail et collabore avec la Manufacture de Sèvres. Il orne également de nombreux bijoux et pièces de porcelaine. Les signes du zodiaque figurant sur notre cadran sont semblables à ceux d'une pendule du Musée National de la Céramique de Sèvres (ill. dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Âge au XXe siècle, Paris, 1997, p. 230, fig. B).
Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Exeptionelle Pendule en porphyre d'époque Louis XVI » présenté par Gallery de Potter d'Indoye, antiquaire à Melle dans la catégorie Pendule Louis XVI, Horlogerie.