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Cabinet de voyage dit "Bargueno" reposant sur sa commode d'origine
Cabinet de voyage dit "Bargueno" reposant sur sa commode d'origine - Mobilier Style Cabinet de voyage dit "Bargueno" reposant sur sa commode d'origine - Galerie Gabrielle Laroche Cabinet de voyage dit "Bargueno" reposant sur sa commode d'origine -
Réf : 74187
Prix sur demande
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
Espagne, Vargas, région de Tolède
Materiaux :
Bois de noyer polychromé, colonnettes ivoire et os
Dimensions :
l. 104 cm X H. 141 cm X P. 42 cm
Mobilier Cabinet - Cabinet de voyage dit "Bargueno" reposant sur sa commode d'origine XVIIe siècle - Cabinet de voyage dit "Bargueno" reposant sur sa commode d'origine  - Cabinet de voyage dit "Bargueno" reposant sur sa commode d'origine
Galerie Gabrielle Laroche
Galerie Gabrielle Laroche

Haute Epoque


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+33 (0)6 08 60 05 82
Cabinet de voyage dit "Bargueno" reposant sur sa commode d'origine

Origine : Espagne, Vargas, région de Tolède
Epoque : XVIIe siècle


Hauteur totale : 141 cm

Bargueno
Hauteur : 62.5 cm
Largeur : 104 cm
Profondeur : 41 cm

Taquillon
Hauteur : 79 cm
Largeur : 104 cm
Profondeur : 42 cm

Bois de noyer polychromé, colonnettes ivoire et os
Boutons à motifs de coquille Saint-Jacques et pommes de pin
Serrures et poignées d’origine
Restauration d’usage et d’entretien


Le Vargueno est un des apports originaux de l’Espagne au mobilier européen.
Élégant cabinet dont la structure est celle d’un coffre monté ici sur son taquillon d’origine. Il est aussi appelé Vargueno, du nom de la ville de Varga, près de Tolède, qui en est le principal centre de production. Il était le meuble préféré du conquistador ou du missionnaire, quand il s’agissait d’emporter des effets administratifs, diplomatiques ou personnels dans des expéditions vers le Nouveau Monde.


Le bargueno

Il présente en façade et sur les côtés de belles ferrures ajourées en fer forgé, sur fond de velours de soie rouge. Ses panneaux sont montés à queue d’aronde et sa façade à emboîtures latérales est fermée par une serrure à double moraillon. Des poignées en fer forgé latérales ornent le bargueno.

L’abattant ouvert, repose sur deux tirettes amorties d’une belle coquille saint Jacques, et découvre douze tiroirs.

Le registre supérieur propose une enfilade de quatre tiroirs. Chaque tiroir comporte deux cartouches flanquées de colonnettes et réhaussées d’une frise alternant plaque d’ivoire et bois sculpté doré dont les motifs se retrouvent sous arche entre les colonnettes. Les boutons des tiroirs sont en forme de coquille Saint-Jacques, souvenir des coffres portatifs utilisés par les pèlerins se rendant à Compostelle.

Au registre médian, deux vantaux latéraux encadrent quatre tiroirs superposés deux à deux, reprenant le même décor. Chaque vantail encadré d’une frise sculptée, présente un portique à l’antique aux volutes en arc brisé suivi d’une architrave flanquée de plaquettes d’ivoires, reposant sur quatre colonnes d’os torsadé, encadrant la serrure. Celles-ci sont positionnées sur des consoles moulurées et dorées.
Au registre inférieur, le tiroir central reprenant le même thème présente en sa base un sous-tiroir secret décoré d’une enfilade de plaquettes d’ivoire peint.

Tous ces éléments très élaborés stylistiquement sont décorés de petites plaques d’ivoire peintes de décor floral, de bois polychromé rouge et doré, flanqués de doubles colonnettes torsadées en os se détachant du fond doré sculpté de motifs géométriques. La dominante rouge et or de l’ensemble, la qualité des motifs et la diversité des figures font de ce bargueno une pièce particulièrement exceptionnelle.


Le taquillon

Le taquillon richement orné ouvre à deux vantaux en partie inférieure et deux tiroirs en partie supérieure. Mouluré de motifs géométriques losangés et polychromée à dominante rouge et verte puis sertie de décors floraux peints, il répond parfaitement au corps supérieur, en donnant une unité impeccable à l’ensemble.


Ce cabinet devenu aujourd’hui très rare est un meuble bien caractéristique de l’art espagnol et n’a été développé dans aucun autre pays. Objet de convoitise, il était à la fois meuble d’apparat que l’on tenait ouvert dans les salles fastueuses du palais, ou coffre de voyage comme l’attestent les poignets latéraux et l’imposante serrurerie.

Galerie Gabrielle Laroche

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Christ en croix du XIIIe siècle
Christ en croix du XIIIe siècle

9 000 €

Cabinet