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Cabinet de la seconde Renaissance française d’inspiration bellifontaine
Cabinet de la seconde Renaissance française d’inspiration bellifontaine - Mobilier Style Renaissance
Réf : 95128
20 000 €
Époque :
<= XVIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Bois de noyer, intérieur des tiroirs fonçure en chêne
Dimensions :
l. 130 cm X H. 240 cm X P. 55 cm
Mobilier Cabinet & Coffre - Cabinet de la seconde Renaissance française d’inspiration bellifontaine
Galerie Gabrielle Laroche
Galerie Gabrielle Laroche

Haute Epoque


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Cabinet de la seconde Renaissance française d’inspiration bellifontaine

Peu avant la seconde moitié du XVIe siècle, le mobilier français évolue considérablement. Cette renaissance prend d’abord corps sur les chantiers qui fleurissent sous le règne de François Ier, au premier rang desquels celui de Fontainebleau. Ce dernier devient un laboratoire d’idées où sont lancées de nouvelles formules riches et inventives. Les plus grands artistes de leur temps, Italiens notamment, s’y côtoient. Leurs œuvres et leurs projets sont diffusés à travers toute l’Europe sous forme de recueils de gravures et d’estampes. Le Rosso, Nicolo dell’Abate, Le Primatice, transmettent à la France entière le goût de l’antique.

La structure du meuble se transforme, prenant modèle sur l’architecture grecque et romaine qui renait alors. Le mobilier se pare en outre d’un décor nouveau, inspiré par le maniérisme bellifontain et marqué par l’étude de l’antique. Le vocabulaire ornemental évolue, suivant le goût antique : palmettes, volutes, ...

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... acanthes, oves, pilastres et colonnettes, aigle, têtes de béliers…


Cette armoire, à l’imposante structure et au décor riche et original rend admirablement compte de la production de la fin du XVIe siècle, imprégnée d’influences italiennes, bellifontaines et antiques.

Cabinet à deux corps à léger retrait, elle repose, en façade sur deux pieds garnis de pennes d’oiseau.

Le corps inférieur surmonte une frise alternant entre cygnes et palmettes, de part et d’autre d’une incrustation de bois noirci. Il ouvre par deux vantaux. Le panneau de chacun des vantaux est décoré d’une figure féminine à la pudeur à peine masquée par des draperies flottantes. Celle qui occupe le vantail droit tient dans sa main gauche une couronne de fruits, et dans sa main droite, une palme. Celle qui lui fait face tient dans sa main gauche un épi de blé. Elles sont toutes deux inscrites dans un cadre ovale reposant sur une console incrustée d’un cartouche de marbre noir, veiné de blanc.

Un décor fleuri accompagnant deux sphinges au corps feuillu, adossées à un aigle complète l’ornementation des panneaux. Ces derniers sont embrevés dans un cadre mouluré assemblé à coupe d’onglet. Des choux bourguignons, des chutes de fleurs et de fruits ainsi que des incrustations de marbre viennent agrémenter les montants latéraux et le dormant.

Deux tiroirs ouvrent en ceinture. Ils sont encadrés par trois modillons décorés d’une feuille. Sur chaque tiroir s’épanouissent des tigelles et des fleurettes disposées symétriquement de part et d’autre d’un très beau masque léonin.

Séparé du corps inférieur par une tablette légèrement débordante, le corps supérieur est souligné dans sa partie basse par une frise alternant entre de petites fleurs et de beaux choux bourguignons.
Il ouvre par deux vantaux dont l’ornementation reprend le modèle des deux panneaux du corps inférieur. Seuls les attributs tenus par les deux figures féminines varient. Celle de droite tient de sa main gauche une flamme et celle sculptée sur la porte de gauche tient une coupe.
Les montants latéraux sont flanqués de deux fines colonnes. Ils sont ornés d’enroulements et de volutes de feuillages et d’une incrustation de marbre. Le montant central est identique à celui du corps inférieur.
Une frise couronne le corps supérieur. Deux sphinges ailées, allongées, affrontées de part et d’autre d’une palmette sont sculptées symétriquement de chaque côté d’un cartouche de marbre.

Le meuble est couronnée d’un fronton interrompu par une niche. Les deux rampants triangulaires sont garnis d’une fleur et d’une feuille d’acanthe enroulée. Ils encadrent une niche dont les pilastres et les écoinçons, accostés par deux feuilles d’acanthes, sont ornés de fleurs. Au dessus d’une frise de denticules, un fronton à aileron est interrompu en son centre par un piédestal sur lequel, un aigle puissant déploie ses ailes. Le fronton est garni de guirlandes de fruits. La niche repose sur une base sculptée d’un mufle de lion et de draperie.

Les côtés ont été laissés vierge d’ornementation.

Parmi les thèmes plébiscités par les commanditaires au cours de la Seconde Renaissance française, il en est un qui leur tint tout particulièrement à cœur, celui des Quatre Saisons. Le charme de ces allégories féminines ne fut sans doute pas étranger au choix des commanditaires. Ces figures, aux corps nus, élancés soulignés de draperies mouillées, à l’attitude dansante, sont pétries de maniérisme. C’est sans doute cette thématique qui figure sur les quatre panneaux de cette armoire. Elle semble se conformer au code traditionnel défini par Cesare Ripa dans son Iconologia : chaque figure féminine représente une Saison de l’année. Le Printemps porte une guirlande de fruit (corps inférieur, droite), l’Été porte des épis (corps inférieur, gauche), l’Automne tient une coupe dans laquelle elle a recueilli le fruit des vendanges (corps supérieur, gauche) et l’Hiver porte une flamme (corps supérieur, droite).


Cette très belle armoire aux vantaux sculptés d’allégories figurant les quatre Saisons présente un décor chatoyant tout en conservant un grand équilibre. Sa structure rigoureuse s’inspire de l’architecture antique. Les divisions horizontales et verticales marquées par les montants du bâti et par les frises s’estompent quelque peu sous l’abondance du décor. Le répertoire ornemental, où se côtoient feuilles d’acanthes, palmettes, masques léonins, allégories féminines révèle l’influence de l’art ultra-montain et bellifontain.

Tout cela fait de ce meuble un parfait témoignage de la synthèse entre l’influence italienne et l’esprit français au cours de cette Seconde Renaissance.

Galerie Gabrielle Laroche

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