Par Finch and Co
Corpus finement coulé provenant d’une croix d’autel ou de procession
La tête couronnée, légèrement inclinée vers le bas, avec de longs cheveux ondoyants tombant dans le dos du Christ et sur ses épaules
Percé pour la fixation et creux au revers
Bronze
Est de la France
XIIe siècle
Dimensions : 19 cm de haut, 15 cm de large – 7½ pouces de haut, 6 pouces de large
Provenance :
Ancienne collection privée européenne
Le corpus roman en alliage de cuivre du Christ crucifié, provenant probablement de l’Est de la France durant la seconde moitié du XIIe siècle, est décrit comme provenant soit d’une croix d’autel, soit d’une croix de procession. Ce corpus hautement stylisé appartient à un groupe identifiable documenté par Peter Bloch dans son étude exhaustive Romanische Bronzekruzifixe, sous l’appellation « V D ». Bloch situe ce type dans l’Est de la France, principalement sur la base d’un exemplaire conservé au musée des Beaux-Arts et ...
... d’Archéologie de Besançon (V D 7). Un second corpus apparenté est conservé dans la collection du Detroit Institute of Arts (V D 8). Les deux corpus reposent sur un suppedaneum en forme de coin, avec les jambes parallèles et les genoux légèrement fléchis.
Le périzonium, qui apparaît d’abord comme un motif chaotique, est en réalité soigneusement organisé selon une manière très graphique mais finalement logique et naturaliste, caractéristique de l’art figuratif roman septentrional. Le linge est drapé symétriquement sur un large cingulum, l’excédent de tissu étant élégamment structuré sous la forme de pans trapézoïdaux aux hanches et d’un pli pendant central en demi-rond. Deux plis tubulaires substantiels descendent de la taille jusqu’aux genoux, chacun se terminant par une ouverture creuse en forme de tau. Les surfaces planes du périzonium sont minutieusement travaillées par des lignes ciselées formant des plis imbriqués en V.
Le torse est émacié, suggérant un état de dépérissement, caractérisé par des côtes saillantes, un abdomen distendu et une peau étroitement tendue sur le sternum. La tête est inclinée vers la droite, les yeux clos, indiquant le Christ au moment ou à l’approche de la mort. Les cheveux, séparés au centre, sont finement torsadés et reposent librement en deux mèches sur les épaules, tandis que la barbe est tressée selon le style roman traditionnel. Une couronne royale reflète la fusion des archétypes du Christ triomphant et du Christ défunt, caractéristique de la seconde moitié du XIIe siècle.
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