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Vierge à l’Enfant – Italie centrale, vers 1600
Vierge à l’Enfant – Italie centrale, vers 1600 - Tableaux et dessins Style
Réf : 96831
10 500 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 77 cm X H. 95.5 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Vierge à l’Enfant – Italie centrale, vers 1600
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Tableaux anciens, dessins, sculptures, objets religieux


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Vierge à l’Enfant – Italie centrale, vers 1600

Huile sur toile.
D’une grande douceur, cette Vierge à l’Enfant suscite immédiatement chez le spectateur le sentiment d’amour maternel. Représentée assise de trois quarts au niveau du buste, à l’instar de La Madone Benois de Léonard de Vinci, Marie regarde l’Enfant. Humblement vêtue de rouge et de bleu, un léger voile posé sur l’arrière de la tête laisse apparaître sa chevelure tressée, rappelant le dessin préparatoire de Leda qu’exécuta Léonard. A l’instar du génie de la Renaissance, notre artiste représente la Vierge les paupières mi-closes, comme pour signifier la douce timidité d’une mère devant la nature divine de son fils. Dans les bras de sa mère, celui-ci bénit les fidèles d’un geste de la main. Sa délicate chevelure bouclée est esquissée par de fins traits dorés qui ne sont pas sans rappeler la chevelure de l’Enfant dans La Vierge au coussin vert d’Andrea Solario, conservée au Louvre. Tel Raphaël dans La Madone Sixtine, ...

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... notre artiste place ses figures dans des volutes de nuages à l’image d’une vision céleste. A une époque où les protestants témoignent de leur violente hostilité à l’égard de la Vierge, notre artiste entend réitérer sa sainteté. En lui conférant un visage très humain, il représente une véritable mère liée à son fils dans toutes les fibres de sa chair. Exemptée par Dieu de la marque du Péché originel, cette Vierge à l’Enfant incarne ainsi le paradoxe de l’union surnaturelle de la virginité et de la maternité. A la vue de ce tableau, le spectateur se remémorera les vers d’Antoine du Saix (Lyon 1505 – id. 1579) célébrant la Vierge :

« Comme une voix pénètre en la maison
Sans ouverture et au cœur la pensée
Soleil en vitre et par ce n’est percée :
Ainsi Jésus, pour prendre humanité,
Vint en Marie et n’en fust onc blessée,
Mais demeure mère en virginité. »

On peut ainsi dire de notre peinture qu’elle est une synthèse de la manière de plusieurs générations d’artistes de la Renaissance italienne. L’humilité de cette représentation la place stylistiquement avant le courant baroque, la douceur des contrastes de lumière plaidant pour un tableau antérieur à l’influence du Caravage. En effet, la tradition picturale de la Haute Renaissance se maintint tardivement comme le montrent les Vierges peintes par l’atelier de Luca Longhi (Ravenne 1507 – id. 1580) à la fin du XVIe siècle. Le choix de la couleur dorée pour l’arrière-plan est un trait d’union entre les cultures italiennes et byzantines. En effet, cette tradition picturale se diffusa en Italie via les artistes émiliens alors que Ravenne était le principal port de commerce en lien avec Constantinople. Ce faisant, la production de cette œuvre peut-elle être rapprochée de l’Italie centrale, probablement d’un artiste émilien de la fin du XVIe siècle.

Nous avons choisi de présenter cette délicate peinture dans un cadre en bois mouluré dit "à cassetta".
Dimensions : 76,5 x 58 cm – 95,5 x 77 cm avec le cadre

Bibliographie :
- FORTUNATI, Pietrantonio Vera, COLONNA, Stefano, La pittura in Emilia e in Romagna : Il Cinquecento, Milan, Electa, 1995.
- HALL, Marcia B, After Raphael : Painting in Central Italy in the Sixteenth Century, New-York, Cambridge University Press, 1999.
- MALE, Emile, L’art religieux du XVIIe siècle, [Armand Colin, 1931], 2e éd., Paris, Armand Colin, 1984.
- REAU, Louis, Iconographie de l’art chrétien, 3 vol. Paris, Presses Universitaires de France, 1959.

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