EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Théodore JUNG (1803-1865) -  Le roi Louis-Philippe et la revue de la Garde nationale, 1830
Théodore JUNG (1803-1865) -  Le roi Louis-Philippe et la revue de la Garde nationale, 1830 - Tableaux et dessins Style Louis-Philippe Théodore JUNG (1803-1865) -  Le roi Louis-Philippe et la revue de la Garde nationale, 1830 - Lemoine Bouchard Fine Arts Théodore JUNG (1803-1865) -  Le roi Louis-Philippe et la revue de la Garde nationale, 1830 - Louis-Philippe
Réf : 64770
VENDU
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Théodore JUNG (1803-1865)
Provenance :
France
Materiaux :
Gouache, aquarelle sur papier
Dimensions :
l. 58 cm X H. 33.5 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - Théodore JUNG (1803-1865) -  Le roi Louis-Philippe et la revue de la Garde nationale, 1830 XIXe siècle - Théodore JUNG (1803-1865) -  Le roi Louis-Philippe et la revue de la Garde nationale, 1830
Lemoine Bouchard Fine Arts
Lemoine Bouchard Fine Arts

Miniatures, portraits, souvenirs historiques


+33 (0)9 67 44 02 88
+33 (0)6 61 72 27 34
Théodore JUNG (1803-1865) - Le roi Louis-Philippe et la revue de la Garde nationale, 1830

Théodore JUNG (1803-1865)
Le roi Louis Philippe et la revue de la Garde nationale au Champ-de-Mars
le 29 août 1830

Gouache et aquarelle sur papier, 33,5 x 58 cm

Signée en bas à gauche: Th. Jung

Le 29 août 1830, Louis-Philippe passe en revue les 50.000 gardes nationaux de Paris et de sa banlieue. En effet, la Garde nationale, institution civique créée à la veille de la prise de la Bastille, licenciée par Charles X en 1827, s’était spontanément reconstituée pendant les journées révolutionnaires de 1830.

« Les légions de la Garde nationale ont pris, dans leur ordre de numéro, les positions qui leur avaient été assignées. En même tems, de tous les points de la capitale et des environs, se dirigeait vers le même lieu une foule immense d’habitants. Bientôt les talus du champs de Mars, les avenues voisines, les quais et les hauteurs qui font face à l’Ecole militaire ont été occupés par une foule [évaluée à cinq cent mille âmes]. A midi et demi une salve de 21 coups de canons a annoncé le départ de sa majesté du Palais-Royal. »
« Le Roi à cheval, ayant à sa droite le prince royal et à sa gauche M ; le duc de Nemours, accompagnés de M. le maréchal ministre de la Guerre, de M. les maréchaux duc de Conégliano, de Régio, de Trévise, comte Jourdan, marquis Maison, comte Molitor, et d’un très nombreux cortège d’officiers généraux, est arrivé au Champs de Mars précédé par quatre escadrons de la Garde nationale à cheval ». Le roi mit pied à terre et se plaça sous la tente royale dressée devant l’Ecole militaire. « Les acclamations qui n’avaient cessé d’accompagner le roi sur son passage, se sont alors élevées au milieu des légions, et à l’instant sur toutes lignes, on a vu les bonnets, les shakos mis au bout des baïonnettes, aux cris de Vive le roi ! Il est inutile d’essayer de dépeindre un tel spectacle, et d’exprimer de tels émotions. »

On avait dressé une tente pour que le roi, en uniforme de garde national, distribue les drapeaux avant d’assister au défilé. En réalité c’est le général et marquis de La Fayette, commandant les légions citoyennes, qui fit la distribution. Le chef de chaque bataillon devait se rendre sous la tente royale, prononcer le serment de fidélité à la Charte révisée et au roi et recevoir le drapeau. La garde, comme la nation, recouvrait ses trois couleurs bleu-blanc-rouge, qui avaient été remplacées par le drapeau blanc sous la Restauration.

Un tableau fut commandé en 1834 à Joseph-Désiré Court (1797-1865) Le Roi donne les drapeaux la Garde nationale de Paris et de la banlieue 29 août 1830 qui centre sur la tente royale, sur fond d’Ecole militaire. Plusieurs lithographies commémorèrent l’événement. Celle de Victor Hyppolite Delaporte (musée Carnavalet ; photo additionnelle) donne une vue perspective avec l’Ecole militaire visible au fond à droite.
Théodore Jung lui s’est placé dos à l’Ecole militaire et représente en vue cavalière l’ensemble de la revue ; le roi est à cheval vers la gauche, en uniforme de garde national, ceint du grand cordon de l’ordre de la Légion d’Honneur. Il montre toutes les légions de gardes nationales, la foule dans les contre-allées et sur la rive opposée. Il restitue un Paris aujourd’hui disparu le long de la Seine, avec Passy sur la rive droite et son moulin en marche, la colline de Chaillot, où s’élèvera plus tard le palais du Trocadéro.

La revue du 29 août est la première fête officielle du nouveau régime. Elle est à la gloire de la garde renaissante, et célèbre l’avènement d’une nouvelle monarchie, bourgeoise et libérale.
« Jamais roi ne parut avoir réuni autant de titres de légitimité incontestable que n’en réunissait le roi après cette revue. Le roi fut sacré ce jour-là par les acclamations de ces 50.000 bourgeois. » Ces propos de Cuvillier-Fleury, journaliste libéral, permettent de mesurer l’importance symbolique que revêtit immédiatement la revue d’août, moment fondateur du régime.

L’Alsacien Théodore Jung s’est fait une spécialité des scènes de militaires en vues microscopiques ; on lui doit aussi des vues de Paris très finement traitées comme c’est le cas ici, et des vues de la conquête de l’Algérie.
Il a traité plus tard une autre revue au Champ-de-Mars, faite par Napoléon III, mais en format moitié moins grand que celui-ci (13,5 cm x 22 cm) (ancienne coll. Alfred Normand, Christie’s Monaco, 20 juin 1994, n° 133).

Conditions générales de livraison :

Collissimo avec assurance pour la France
Nous consulter pour une expédition à l'étranger

Lemoine Bouchard Fine Arts

Dessin, Aquarelle & Pastel Louis-Philippe

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Théodore JUNG (1803-1865) - Le roi Louis-Philippe et la revue de la Garde nationale, 1830 » présenté par Lemoine Bouchard Fine Arts, antiquaire à Paris dans la catégorie Dessin, Aquarelle & Pastel Louis-Philippe, Tableaux et dessins.