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Tête d'une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII - I siècle av. J.C.
Tête d'une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII - I siècle av. J.C. - Archéologie Style Tête d'une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII - I siècle av. J.C. - Dei Bardi Art Tête d'une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII - I siècle av. J.C. -
Réf : 89568
3 800 €
Époque :
Avant JC au Xe siècle
Provenance :
Egypte
Materiaux :
Pierre grise
Dimensions :
l. 8 cm X H. 12 cm X P. 8.5 cm
Archéologie  - Tête d'une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII - I siècle av. J.C. Avant JC au Xe siècle - Tête d'une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII - I siècle av. J.C.  - Tête d'une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII - I siècle av. J.C.
Dei Bardi Art
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Sculptures et objets d'art Haute Epoque et Renaissance


+32 (0)4 76 74 05 57
Tête d'une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII - I siècle av. J.C.

Tête en marbre gris représentant une Reine Ptolémaïque, probablement Cléopâtre VII
Pierre dure grise
I siècle av. J.C.
12 x 8 x 8,5 cm
(hauteur totale 25 cm)

Provenance : Collection privée, Paris

Tête en marbre gris représentant une femme à la longue chevelure bouclée et aux traits idéalisés, portant un diadème en forme de simple bandelette.
Le visage, idéalisé, se place dans la continuité des modèles élaborés depuis l'Ancien Empire et présente des traits conventionnels : un front très étroit qui disparait sous les boucles , les yeux en amande, pommettes saillantes et une bouche légèrement souriante. La présence du diadème, marque royale des souverains ptolémaïques, témoigne que la femme représentée était une reine.

L’iconographie de la femme accuse aussi quelques traits d’Isis. C’est surtout sa coiffure modelée en longues boucles ainsi que la présence du diadème serrant ses cheveux.
L’ identification d’Isis avec les ...

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... femmes des souverains était extrêmement populaire à l’époque ptolémaïque. Plusieurs effigies des reines de la cour lagide portent des traits iconographiques d’Isis, surtout son diadème et sa coiffure. L’assimilation de la reine avec Isis était d’ordre politique. En tant que la mère d’Horus-roi, Isis fut rapprochée, et ceci depuis l’époque pharaonique bien profonde, à la mère du pharaon.

Cléopâtre VII alla plus loin, jusqu’à clamer d’être la manifestation sur terre d’Isis.
Avec le général romain Antoine menaient ce qu’ils appellent une « vie inimitable » à Alexandrie. Dans ce qui semble être un luxe extrême, comme le raconte Plutarque, le couple va s’assimiler à des divinités égyptiennes et romaines. Antoine se fait représenter en Dionysos/Osiris quand Cléopâtre devient Aphrodite/Isis.

D’un point de vue stylistique, L'art ptolémaïque n'innove pas, mais adapte des modèles anciens au goût contemporain et aux nouvelles recherches iconographiques. Cette tête associe les techniques de la sculpture égyptienne avec des éléments d'iconographie de tradition pharaonique et grecque. Le principale élément issu du répertoire grec est le diadème ; en revanche la tradition égyptienne est sensible dans le traitement rigide et schématique de la chevelure organisée en bandes parallèles et dans la physionomie, avec le front court et les yeux en amande.
Le syncrétisme greco-égyptien enrichit d’éléments orientaux qu’on retrouve dans cette petite sculpture témoigne de la florissante production « provinciale » de cette époque.

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