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Tapisserie de Manufacture Royale de Bruxelles - Epoque XVIIe siècle
Tapisserie de Manufacture Royale de Bruxelles - Epoque XVIIe siècle - Tapisserie & Tapis Style Louis XIV Tapisserie de Manufacture Royale de Bruxelles - Epoque XVIIe siècle - Galerie Jabert Tapisserie de Manufacture Royale de Bruxelles - Epoque XVIIe siècle - Louis XIV
Réf : 61117
Prix sur demande
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
Collection Privée
Materiaux :
Laine et soie
Dimensions :
l. 440 cm X H. 330 cm
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Tapisseries et tapis de collection


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Tapisserie de Manufacture Royale de Bruxelles - Epoque XVIIe siècle

Panneau de tapisserie de haute lisse avec 7 à 8 fils de chaines par 7 à 9 mm, des Manufactures Royales de Bruxelles de la fin du XVIIe siècle, tissée par les ateliers de Jean François van der Hecht dans la boutique Albert Auwerx ( 1629-1709).

Ce panneau appartient à une suite de tentures de 4 puis 5 panneau, ayant pour sujet les continents, et dont les autres panneaux de tapisseries de cette série sont au "palais d'Egmont" à Bruxelles.

la tapisserie présentée ici a été réalisé d'après les cartons de Pieter Spierinckx (1635-1711) et Lodewijk Van SCHOOR (vers 1650-1702), successeur de David Teniers III.
La panneau que nous présentons ici à pour registre l'Asie.

Un panneau de cette série est la propriété des collections du - The Art Institue of Chicago- depuis 1962.
Eléments Bibliographiques.

Initialement reçu maître à Anvers en 1664, Lodewijk Van SHOOR intègre la guilde des peintres de Bruxelles en 1678, c’est ainsi qu’il devient le successeur de David Teniers III. C’est à cette époque que les réalisations de ces cartons de tapisseries en feront l’un des personnages les plus importants de la fin du XVII°siècle dans sa profession, jusqu’à sa mort en 1702. Il excelle alors comme peintre baroque, avec la réalisation de cartons de tapisseries, tel que pour les représentations peintures allégoriques des « Quatre Saisons », des sujets mythologiques ou encore ici avec la réalisation des « Continents ».

Cette suite de tentures des « Continents » fut commandée pour la première fois par le très important négociant anversois, Naulaerts. Il est fort probable que ce marchand ait connu Lodewijk van Schoor lors de son séjour à Anvers. Si nous savons que cette suite de tentures pouvait être complétée par des allégories, selon les bons vouloirs des commanditaires, comme la Force, la Fidélité, l'Abondance, la Sagesse, la Magnificence ou même la Monarchie, nous savons également que les paysages ont été peints par Pieter Spierinckx (1635-1711).

Si la voie maritime vers l’Asie fut ouverte tout d’abord par les portugais, celle-ci ne fut exploitée par les hollandais qu’à partir de 1616, puis plus tard encore par les anglais en 1688. La découverte du continent australe par James COOK en 1770, sera l’occasion d’ajouter ultérieurement un cinquième panneau à cette suite de tentures des « Continents » qui n’en comptait initialement que quatre : notre panneau l’Asie, l'Europe, l'Amérique et l'Afrique. Le panneau de l'Australie réalisé plus tard est présent dans une suite de tentures conservée au Musée National des Arts Antiques de Lisbonne.

Les «Quatre Continents» ou «Quatre parties du monde » était un thème populaire au cours des 17° et 18° siècles pour les clients amateurs de tapisseries. Chaque continent a été identifié par les peuples et les animaux indigènes:

L'Europe par des personnages en costume classique et des aigles ou des chevaux (fin XVIII° s)
Ici, par Jean François van der Hecht dans la boutique Albert Auwerx (1629-1709) (fin XVII° s) :

L’Amérique (Nord et Sud confondus) par les Indiens et le dindon
Par les ateliers J. van der Borcht II, (XVIII° siècle) :

L’Afrique du Nord et Subsaharienne (XVIII° siècle)
Par les ateliers J. van der Borcht II, (XVIII° siècle) :

L’Asie par les Turcs et les chameaux (XVIII° siècle)
Par les ateliers J. van der Borcht II, (XVIII° siècle) :

Bien sûr, l'iconographie variée et les scènes ont été adaptées en fonction de la clientèle. Notre tapisserie montre presque exclusivement des femmes, certains langoureusement assis, les autres arrivants de la droite et descendant un escalier à balustres classique à partir d'un bâtiment en pierre luxueusement drapé. Le seul animal présent est un chameau harnaché avec profusion de richesse. Un parasol est maintenu sur la tête de la princesse assise sur le chameau couché. Il n'y a pratiquement rien d'autre exotique de la scène. Les femmes sont toutes vêtues de vêtements amples et opulents. Il y a deux personnages masculins, qui pourraient bien n’être que des eunuques, presque cachés à l'extrême droite. La Princesse au bas de l'escalier à l’aide d’un thyrse semble gouverner « son » monde à l’instar des hommes absents d’où la manifeste ambiguë entre les sexes : qu’elle soit une fille ou un garçon dans l’esprit du style Louis XIV. Les vêtements et les chaussures ne sont pas définitifs. Van Schoor conçu d'autres versions de la tapisserie "Asie". Un exemplaire de ce panneau qui fut également tissé dans les ateliers Pieter Van Der Borcht au milieu du 18° siècle, montre une scène bondée du pèlerinage à La Mecque: un chameau portant le Mehmal cérémoniel, avec une paire de danseuses exotiques au premier plan, et une véritable mêlée de personnages turcs en tout genres et des chevaux qui remplissent tout l’espace.

L’esprit turc pour ainsi dire vaguement urbain et presque exclusivement féminin de notre tapisserie "Asie" n’est pas si fortuit. En effet, à la fin du 17° siècle et durant le 18° siècle, les femmes européennes voyageaient au Proche-Orient, en particulier à Constantinople et au Levant, et c’est ainsi qu’elles profitaient de ces occasions pour être pionnières en explorant des terres vierges et des cultures encore inconnues à l’époque. De retour en Europe, elles se sont intéressées à sauvegarder le souvenir de leurs expériences. Si Mary Wortley Montagu n'a pas été la seule femme européenne de voyager en Orient à cette époque, beaucoup moins voyagèrent en Afrique sub-saharienne, ou dans les déserts de l'intérieur et en Amérique Nord et du Sud ou encore en Extrême-Orient. L’Asie Intérieure était plus accessible, coloré et emprunt d’exotisme. Ainsi l’alibi d’une tapisserie est donc tout trouvé pour y faire figurer la réunion de dames, dans l'Orient exotique, sujet toujours de conversations très appréciées à cette époque. On comprend donc que le thème des "Quatre Continents" tellement demandé, a également été tissé à Bruxelles par les ateliers J. van der Borcht II, (XVIII° siècle), qui ajouteront, après sa découverte par James Cook en 1770, le cinquième panneau représentant le continent Australe.....

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